VIDAUBAN : Un pôle viticole pour accompagner la transition…
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VIDAUBAN : Un pôle viticole pour accompagner la transition de la filière
À Vidauban (Var), le président de la Région Renaud Muselier a posé la première pierre du Pôle Viticole, un projet majeur pour l’avenir du rosé.
C’est l’aboutissement de huit années de travail qui a été célébré le 19 décembre 2025 à Vidauban, au cœur du vignoble varois. Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a posé la première pierre du futur Pôle Viticole du Var, un projet structurant destiné à conforter la place de la Provence comme leader mondial du vin rosé. L’événement a été l’occasion de saluer la mobilisation de toute une filière et de rendre un hommage appuyé à l’une de ses figures.
« Je me souviens parfaitement de l’origine de ce projet », a rappelé Renaud Muselier dans son discours. « Fabienne Joly a porté ce projet à bout de bras pendant toute sa mandature à la chambre d’agriculture et bien avant ». Le président de la Région a salué la mémoire de celle qui a œuvré pour l’acquisition du terrain, l’obtention du permis de construire et la recherche des financements. En son hommage, l’un des trois bâtiments du futur pôle portera son nom.
Un pôle d’excellence pour la filière.
Porté par le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP), les syndicats viticoles et l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), ce nouveau pôle se veut un centre névralgique pour l’avenir de la viticulture régionale. Il s’articulera autour de deux bâtiments principaux conçus pour être « un centre stratégique de recherche, d’innovation et de transfert technique vers le vignoble », a précisé Renaud Muselier.
Doté d’équipements de pointe, le site accueillera des projets de recherche et développement publics comme privés, visant à répondre aux grands enjeux de la filière. « Un site qui incarne la connaissance et l’expertise de la Provence viticole », a résumé le président. La Région Sud soutient ce projet d’envergure à hauteur de 1,35 million d’euros.
Le rosé, un succès face à de multiples défis.
Si la pose de cette première pierre est un motif de fierté, elle intervient dans un contexte complexe pour le monde viticole. Renaud Muselier a listé les défis : « Baisse de la consommation, changement climatique qui impose adaptabilité et résilience, tensions sur les marchés internationaux, menaces de surtaxes, hausse des coûts de production… ».
Malgré ces vents contraires, la filière provençale démontre une santé robuste. Troisième vignoble national en superficie, il représente la première production agricole de la région avec 5 361 exploitations et 12 410 emplois. Leader mondial du rosé AOC, la Provence assure 8 % de la production mondiale et 42 % de la production française. Une réussite qui, selon l’élu, « n’a rien d’un hasard : il repose sur un travail exigeant, partagé et sur une interprofession qui dynamise la filière depuis de nombreuses années ».
Une stratégie régionale sur trois axes.
Face à ces enjeux, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a construit une politique de soutien en partenariat étroit avec les professionnels, fondée sur trois piliers.
Le premier est celui de la recherche et de l’innovation, doté de 300 000 euros par an, pour adapter le vignoble au changement climatique via le choix de cépages plus résistants ou la lutte contre les maladies émergentes.
Le deuxième axe concerne la promotion et l’œnotourisme, avec une enveloppe annuelle de 500 000 euros pour renforcer le rayonnement des vins de Provence à l’international et développer un tourisme durable autour du patrimoine viticole.
Enfin, la sécurisation de la ressource en eau est un enjeu vital. La Région investit 6 millions d’euros par an dans la modernisation des réseaux hydrauliques et mobilise d’importants financements, notamment européens, pour répondre aux besoins en irrigation estimés à plus de 800 millions d’euros sur dix ans.
« Aujourd’hui, nous célébrons une étape symbolique avec la pose de cette première pierre qui fera rayonner encore plus les vins de Provence, permettra de défendre nos terroirs, d’accompagner la transition de toute la filière, et d’être aux côtés de nos viticulteurs », a conclu Renaud Muselier.