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VIDAUBAN : Un pôle viticole pour accompagner la filière

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VIDAUBAN : Un pôle viticole pour accompagner la filière

A Vidauban, porté par le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP), les syndicats viticoles et l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), ce pôle se veut un centre névralgique pour l’avenir de la viticulture régionale.

Ainsi, en décembre dernier, Renaud Muselier, le président de la Région, a posé la première pierre de ce Pôle Viticole, un projet majeur pour l’avenir du rosé. Le futur Pôle Viticole du Var est un projet structurant destiné à conforter la place de la Provence comme leader mondial du vin rosé. L’événement a, d’ailleurs, été l’occasion de saluer la mobilisation de toute une filière et de rendre un hommage appuyé à l’une de ses figures.

PROJETS DE RECHERCHE

Le futur pôle s’articule autour de deux bâtiments principaux conçus pour être « un centre stratégique de recherche, d’innovation et de transfert technique vers le vignoble.

Doté d’équipements de pointe, le site accueillera des projets de recherche et développement publics comme privés, visant à répondre aux grands enjeux de la filière. La Région Sud soutient ce projet d’envergure à hauteur de 1,35 million d’€. Il intervient dans un contexte complexe pour le monde viticole : « Baisse de la consommation, changement climatique qui impose adaptabilité et résilience, tensions sur les marchés internationaux, menaces de surtaxes, hausse des coûts de production… », a listé Renaud Muselier. 

Malgré ces vents contraires, la filière provençale démontre une santé robuste. Troisième vignoble national en superficie, il représente la première production agricole de la région avec 5 361 exploitations et 12 410 emplois. Leader mondial du rosé AOC, la Provence assure 8 % de la production mondiale et 42 % de la production française.

STRATEGIE REGIONALE

Face à ces enjeux, la Région a construit une politique de soutien en partenariat étroit avec les professionnels, fondée sur trois piliers. 

Le premier est celui de la recherche et de l’innovation, doté de 300 000€ par an, pour adapter le vignoble au changement climatique via le choix de cépages plus résistants ou la lutte contre les maladies émergentes.

Le deuxième axe concerne la promotion et l’œnotourisme, avec une enveloppe annuelle de 500 000€ pour renforcer le rayonnement des vins de Provence à l’international et développer un tourisme durable autour du patrimoine viticole.

Enfin, la sécurisation de la ressource en eau est un enjeu vital. La Région investit 6 millions d’€ par an dans la modernisation des réseaux hydrauliques et mobilise d’importants financements, notamment européens, pour répondre aux besoins en irrigation estimés à plus de 800 millions d’€ sur dix ans.

« Aujourd’hui, nous célébrons une étape symbolique avec la pose de cette première pierre qui fera rayonner encore plus les vins de Provence, permettra de défendre nos terroirs, d’accompagner la transition de toute la filière, et d’être aux côtés de nos viticulteurs », a conclu Renaud Muselier.

Photo Lara BALAIS.