VERSAILLES : Édition – « Sciences en crises » décrypt…
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VERSAILLES : Édition – « Sciences en crises » décrypte l’engagement des chercheurs face aux urgences contemporaines
Le chercheur Jérôme Santolini publie un essai analysant la place nouvelle des scientifiques dans l’arène publique et politique.
Face à la multiplication des crises sanitaires et écologiques, la figure du chercheur confiné dans son laboratoire semble révolue. De plus en plus de scientifiques choisissent de sortir de leur réserve académique pour investir l’espace public, interpeller les politiques et parfois même s’engager dans la désobéissance civile. C’est ce tournant majeur que décrypte Jérôme Santolini, biochimiste et directeur de recherche au CEA, dans son nouvel ouvrage Sciences en crises, à paraître le 9 juillet 2026 aux éditions Quæ.
Un chercheur au cœur des débats publics
L’essai s’appuie sur une double analyse : d’une part, une réflexion sur les nouvelles relations entre science et politique, et d’autre part, le témoignage personnel de l’auteur. Jérôme Santolini partage son propre parcours, celui d’un scientifique engagé sur de multiples fronts. Son expérience s’étend des mobilisations citoyennes contre l’usage du plastique dans les cantines scolaires à sa participation aux débats parlementaires sur les polluants éternels.
L’ouvrage revient également sur des dossiers sensibles comme l’échec de l’expertise publique concernant les additifs nitrés dans l’alimentation. Il met en lumière l’émergence de collectifs radicaux, à l’image de « Scientifiques en rébellion », qui illustrent cette volonté d’une partie de la communauté scientifique de ne plus se contenter de produire des rapports, mais de peser activement dans les décisions qui façonnent l’avenir.
Quand la science devient inaudible
Selon l’analyse développée dans le livre, les sciences contemporaines font face à une tension paradoxale. Alors que les savoirs produits sont toujours plus précis et performants, ils apparaissent simultanément « fragmentés, standardisés et souvent déconnectés de l’expérience vécue et des préoccupations collectives ».
Cette déconnexion rend les constats scientifiques inaudibles ou illisibles pour une grande partie des citoyens et des décideurs. Le livre interroge cette incapacité croissante de la science à « construire un vivre-ensemble digne et durable ». L’auteur explore ainsi une crise qui n’est pas seulement celle de l’environnement ou de la santé, mais aussi une crise profonde de la connaissance et de sa transmission.
Une opportunité de transformation
Loin de se limiter à un constat pessimiste, Sciences en crises présente ces moments de rupture comme des opportunités. Les crises actuelles obligent à questionner la manière dont les connaissances sont produites et partagées. Elles invitent, selon l’auteur, à « repenser nos expériences et savoirs pour nous relier au monde que nous habitons, tant qu’il est encore temps ».
L’ouvrage se veut ainsi un appel à réinventer les pratiques scientifiques pour qu’elles puissent nourrir un débat démocratique éclairé et rouvrir les imaginaires collectifs vers des futurs plus soutenables.
Publié dans la collection « Sciences en questions », l’essai de 80 pages sera disponible en librairie au prix de 9,50 €. Toutes les informations sur les publications des éditions Quæ, maison d’édition de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), sont disponibles sur leur site officiel : https://www.quae.com.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

