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VALLAURIS : Exposition – Martial Raysse révèle sa fac…

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VALLAURIS : Exposition – Martial Raysse révèle sa facette méconnue de sculpteur

Le musée Magnelli de Vallauris présente jusqu’au 28 septembre les statues de Martial Raysse, plongeant au cœur d’un univers sculptural secret.

Figure majeure du Nouveau Réalisme et de l’art contemporain français, Martial Raysse est universellement célébré pour ses peintures aux couleurs éclatantes. Pourtant, l’artiste, né à Golfe-Juan en 1936, a toujours entretenu une relation profonde et intime avec le volume. C’est cette facette moins connue, voire secrète, de son œuvre que le musée Magnelli, musée de la Céramique, à Vallauris, met en lumière tout l’été avec l’exposition « D’une flèche mon cœur percé », visible jusqu’au 28 septembre 2026.

Le parcours propose une immersion dans un univers théâtral et énigmatique à travers un ensemble de statues, d’assemblages et de figures monumentales, nourries de références à l’Antiquité comme à l’imagerie populaire.

« Je suis aussi sculpteur »

Si le grand public l’identifie avant tout comme peintre, Martial Raysse a toujours revendiqué son attachement à la troisième dimension. L’exposition s’appuie sur sa propre affirmation pour éclairer cette part essentielle de sa création.

« Je suis aussi sculpteur. Assez profondément sculpteur », revendique l’artiste.

Cette exposition est donc une occasion rare de découvrir des sculptures récentes, accompagnées de dessins préparatoires qui lèvent le voile sur son processus créatif. Elle explore la manière dont l’image sculptée est devenue pour lui un langage universel pour interroger le monde.

Un dialogue entre classicisme et modernité

Le titre même de l’exposition, qui fait le choix délibéré du mot « statues », ancre d’emblée l’œuvre de Raysse dans une filiation classique et monumentale. L’artiste dialogue avec la statuaire antique et les grands maîtres, mû par ce qu’il nomme une « quête de vérité et de beauté ». Ce respect de la tradition se traduit techniquement par le recours à la fonte en bronze à la cire perdue, un procédé millénaire.

Pourtant, cet héritage est constamment bousculé par une hybridité revendiquée. Martial Raysse n’hésite pas à confronter les matériaux les plus nobles aux objets les plus triviaux : le bronze patiné côtoie une guirlande lumineuse, le plâtre se mêle à une carte bancaire. Cette tension permanente entre le sublime et le quotidien, entre la pérennité de l’art et le caractère éphémère de la société de consommation, est au cœur de sa démarche.

Une poésie visuelle et philosophique

À travers ses œuvres, qui oscillent entre l’humour, l’étrangeté et une certaine cruauté, l’artiste ausculte avec finesse les ambiguïtés de la condition humaine. L’exposition de Vallauris offre une porte d’entrée privilégiée dans cet univers complexe.

« Des assemblages les plus modestes aux statues monumentales, c’est toute la poésie visuelle et la puissance de questionnement de cet artiste que cette exposition souhaite révéler ici, à Vallauris, dans la ville qui l’a vu naître », souligne Céline Graziani, directrice du musée Magnelli.

L’exposition invite ainsi les visiteurs à un voyage au cœur de la matière et de la pensée d’un des créateurs les plus libres de notre temps. Le dossier de presse complet est disponible pour plus d’informations (https://www.dropbox.com/scl/fo/gnhh7353tztswtgh2z6mm/ABDAhmJOgKk1XDK4wCmiCJE?rlkey=taqzvukzqkwrliyuz61s1stec&st=4sgv3a31&dl=0).

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).