TRAPPES : « Apprentissage, le gouvernement tourne le dos à…
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TRAPPES : « Apprentissage, le gouvernement tourne le dos à la jeunesse populaire » pour Ali RABEH, maire de Trappes
Apprentissage : le gouvernement tourne le dos à la jeunesse populaire en préférant préserver les ultra-riches.
Dans sa recherche frénétique d’économies, le gouvernement minoritaire de Sébastien Lecornu prévoit dans le cadre du budget 2026 de couper plus d’un milliard d’euros dans les aides à l’apprentissage. Une décision incompréhensible, alors même que l’Insee annonce la suppression de 65 000 postes
d’apprentis dès la fin de l’année.
Pour les jeunes des quartiers populaires, déjà confrontés aux discriminations à l’embauche et au manque de réseau, c’est un nouveau coup de massue. À Trappes, ville populaire où l’insertion reste un combat quotidien, l’apprentissage permettait de réduire, modestement mais réellement, les inégalités d’accès à l’emploi. Aujourd’hui, la dynamique est brisée : de plus en plus de jeunes se retrouvent sans employeur deux ou trois mois après le début de leur formation,
et se tournent vers la mairie pour demander de l’aide.
« On voit revenir des jeunes désespérés, engagés dans un diplôme mais sans entreprise pour les accueillir, cela met en péril leur scolarité ce qui est inadmissible quand l’on sait les embuches qu’ils ont dû franchir pour parvenir là où ils sont » , déplore Ali Rabeh, maire de Trappes.
Les collectivités locales, qui jouaient souvent le rôle d’amortisseur social, elles-mêmes privées de moyens ne peuvent plus compenser ces reculs. La Ville de Trappes accueillait chaque année plusieurs dizaines d’apprentis dans ses services, mais la baisse des aides d’État rend ces recrutements de plus en plus difficiles.
Derrière ces choix, une logique budgétaire injuste : le gouvernement s’attaque aux leviers d’insertion des jeunes plutôt que d’engager une véritable réforme fiscale.
« Ce que le gouvernement refuse de demander aux plus riches, il le reprend aux jeunes déjà fragilisés, estime le maire de Trappes. Chaque fois qu’on parle de la taxe Zucman ou d’une contribution des grandes fortunes, on entend les cris d’orfraie habituels. Pendant ce temps, on sabre les budgets qui permettent à des jeunes d’entrevoir une insertion professionnelle durable. A croire qu’on préfère les maintenir dans les minimas sociaux »!
Pour la Ville de Trappes, cette politique marque un renoncement grave. En détricotant l’apprentissage, le gouvernement abandonne les quartiers populaires et les collectivités qui croient encore à la promesse républicaine d’égalité des droits. La Ville de Trappes appelle solennellement les parlementaires à rejeter cette mesure lors du vote du budget.