Passer au contenu principal

TOULOUSE : Le Nouveau Printemps, l’oeuvre sonore de M…

Partager :

TOULOUSE : Le Nouveau Printemps, l’oeuvre sonore de Meryem-Bahia ARFAOUI

Artiste multidimensionnel, figure incontournable de la scène électro et de la Ballroom Scene, Kiddy Smile est un explorateur insatiable.

L’édition 2025 du Nouveau printemps est un hommage à Kiddy Smile et par Kiddy Smile à toutes les familles de cœur.

Avec Kiddy Smile, le Nouveau printemps invite une dizaine d’artistes à produire des œuvres et d’autres regards. Photographies, sculptures, performances, films constituent un parcours éclectique : les propositions sont poétiques et incarnent une politique de l’art située et empathique.

Quartier Arnaud Bernard

Meryem-Bahia Arfaoui
œuvre sonore

Meryem-Bahia Arfaoui réalise une série de portraits sonores des habitant·e·s du quartier investi par le Nouveau Printemps cette année. « J’ai grandi avec le quartier Arnaud Bernard. À l’époque où le marché se tenait sur la place Saint-Sernin, je m’y rendais tous les dimanches avec ma mère. J’y croisais mes oncles qui y travaillaient, mais aussi « les gens du marché », celle et ceux qu’on ne voit qu’une fois par semaine et qui, d’une certaine manière, font parti de notre quotidienneté…» L’artiste explore ses souvenirs et ceux des habitant·e·s d’Arnaud Bernard, un quartier en plein changement. Elle nous offre un récit choral et compose une histoire sensible du quartier : « j’y vois de nouveaux arbres plantés, mais je n’y sens plus la même vie. Les commerces sont fermés les uns après les autres. Les nouveaux qui arrivent, je ne les connais pas. » Habituée à travailler avec l’image et le son, à partir des archives et pour agir sur les représentations présentes, Meryem-Bahia Arfaoui sculpte la matière temps et les attachements intimes pour nous offrir un récit collectif. Pour le Nouveau Printemps, l’artiste expérimente également un mode de partage et tague à même les façades, l’accès vers l’œuvre créée. Le son peut-il nous réunir et raviver la flamme ? « Aujourd’hui, je continue de traverser ce quartier. Pour voir les proches, pour traîner. Pour taguer la rue Gramat et continuer de faire qu’Arnaud Bernard ne change pas tout à fait. »