
TOULOUSE : Le droit de bien manger
La demande de soutien alimentaire a augmenté depuis 2023 de 20% en Haute-Garonne, avec l’apparition de nouveaux profils de bénéficiaires et des difficultés d’approvisionnement.
Pour répondre concrètement à cette situation, le Département confirme son engagement aux côtés des associations concernées (Banque alimentaire, Secours populaire, Restos du Cœur, Restos bébés, etc.), tout en plaidant en faveur d’un autre modèle avec la création d’une sécurité sociale alimentaire pour tous et toutes. Explications.
Avec l’inflation galopante sur les prix de l’alimentation, une part grandissante des Français éprouve de plus en plus de difficultés à se nourrir, alors même qu’il s’agit d’un droit fondamental, relevant tout autant d’une logique de justice sociale que de qualité alimentaire. Avec 14,6 % de pauvres (source : Insee), et jusqu’à 16 % (source : Agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse aire métropolitaine – AUAT) à Toulouse, notre département n’est pas épargné. Et pour les jeunes le constat est encore plus alarmant : 1/4 des moins de 30 ans vit sous le seuil de pauvreté en Haute-Garonne. Selon le Secours populaire, en septembre 2023, c’est même 1 personne sur 3 qui n’était toujours pas en capacité de se procurer une alimentation saine en quantité suffisante pour se nourrir 3 fois par jour.
Soutien aux épiceries sociales et solidaires
Le Département se mobilise donc en apportant tout d’abord chaque année son soutien à l’action de terrain des associations intervenant dans l’aide alimentaire (Secours populaire, Banque alimentaire, Restos du cœur, Restos bébés, etc.).
Près de 277 000 euros leur ont été attribués en 2024, en hausse de plus de 30 000 euros par rapport à l’année précédente. En outre, le Conseil départemental soutien à hauteur d’1 million d’euros le projet de développement et de relocalisation de la Banque alimentaire. À cela, il convient d’ajouter le soutien de la collectivité à la création d’épiceries sociales et solidaires qui proposent aux plus précaires des denrées à prix modique, à l’instar de La Casa à Saint-Gaudens ou La Main Tendue 31 au nord de Toulouse. Mais il n’est pas acceptable de s’enfermer dans un système qui s’institutionnalise.
SOURCE : Conseil départemental de la Haute-Garonne.


