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TOULOUSE : Des pâtes, oui mais produites à la ferme !

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Floriane Dumont
11 Mar 2024

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TOULOUSE : Des pâtes, oui mais produites à la ferme !

Sept variétés de pâtes, des courtes, des longues, en forme de tracteurs ou de petits cochons, des noires, des rouges à l’effigie du Stade Toulousain…

La Ferme ô Pates est une véritable épicerie, où l’on peut acheter des pâtes en vente directe mais aussi des œufs, du poulet, de la farine, du lait et de l’huile !
Avec autant de produits en vente direacte, la Ferme ô Pates de Sepx, dans le Comminges, n’est pas une exploitation banale. « Quand on y réfléchit bien, tous ces produits, c’est ce qu’on trouvait dans chaque ferme il y a 50 ans », explique Florian Leguay qui n’est pourtant pas issu d’un milieu agricole. « Je n’étais pas prédestiné à être agriculteur, mais c’est une vraie passion ». Après s’être formé dans différentes exploitations, il se lance seul en 2014 : « J’ai repris une ferme traditionnelle d’une soixantaine de vaches laitières et 140 hectares en polyculture, essentiellement du blé et du maïs pour le bétail ». Afin de sécuriser ses revenus, il y fait construire en 2018, deux nouveaux bâtiments pour élever en plein air des poulets Label rouge.

Après l’essai réussi de la diversification, ce fan de rugby franchit l’étape de la transformation fin 2021. Sa compagne Christine devient alors son associée. « Moi, je suis fille d’agriculteur, mais ce n’était pas mon métier. J’étais enseignante chercheuse en école d’agronomie, puis je travaillais dans la recherche et le développement en nutrition animale ». Alors qu’ils s’étaient promis de ne pas travailler ensemble, les voilà couple à la ville et surtout à la campagne… « On n’est pas mariés, mais on a créé un Gaec, c’est pire », plaisantent-ils.

« On voulait aller vers des filières courtes » Christine et Florian de La Ferme ô pâtes
On aime expliquer notre travail au consommateur

Ensemble, ils construisent leur atelier de fabrication de pâtes. « Au départ, on souhaitait valoriser nos céréales, on a commencé avec de la farine en achetant une meule en pierre et finalement, on est allés plus loin », explique-t-elle. Bien plus loin en effet, car on retrouve leurs pâtes au blé tendre, au seigle et bientôt au sarrasin dans une cinquantaine de points de vente en Haute-Garonne et dans quelques cantines de collège, grâce au partenariat Agrilocal mis en place par le Conseil départemental.

Aujourd’hui, Florian et Christine ne vendent quasiment à des coopératives : « On s’est rendus compte qu’on aime expliquer notre travail au consommateur, c’est très valorisant pour nous ».

Et la relève de leurs produits fabriqués 100% à la ferme semble assurée : « Notre fils de 7 ans nous a déjà dit qu’il souhaitait faire du pain avec le blé de papa et la farine de maman ! ».

SOURCE : Conseil départemental de la Haute-Garonne