TOULOUSE : Covoiturage en Haute-Garonne, le département veu…
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TOULOUSE : Covoiturage en Haute-Garonne, le département veut créer 440 places de plus en 2025
Comment limiter la part de la voiture dans les déplacements et les bouchons à l’entrée de la métropole ?
Si les transports en communs semblent la meilleure réponse, le covoiturage doit aussi prendre sa place et le Conseil départemental de la Haute-Garonne continue de développer son offre en ce sens.
Il faut être réaliste, le covoiturage ne sera pas la seule réponse aux problèmes d’engorgement routier des métropoles. Néanmoins, pendant les heures passées dans les bouchons sur le périphérique où à l’entrée des villes, l’automobiliste peut constater qu’il est souvent seul dans son véhicule, entouré d’autres gens seuls comme lui.
Pour ces adeptes du covoiturage rencontrés sur l’aire d’Eurocentre, au nord de Toulouse, c’est devenu une évidence et une source d’économies : « Entre 100 et 150 euros par mois, entre l’essence, le péage, l’entretien, etc. Ça fait un mois de salaire quasiment en plus. » explique Mickaël.
Aujourd’hui, 70% des déplacements de la 2e et de la 3e couronne du bassin de vie toulousain sont des déplacements en voiture. Sur ces trajets, un partage de véhicule pourrait donc réduire cette part importante.
Incitation
Pour inciter au covoiturage, encore faut-il avoir des facilités. Les aires de covoiturage permettent par exemple de se retrouver à un endroit précis. Et dans le futur, le département souhaite les développer en nombre et en qualité.
445 places sur 10 aires départementales en 2025
En nombre déjà : aujourd’hui, 1.500 places existent mais, à terme, la Haute-Garonne souhaite en proposer autour de 3.000. Dont déjà 445 nouvelles en 2025, sur une dizaine d’aires différentes.
Un million d’euros seront ainsi investis dans les travaux de sept aires sous maitrise d’ouvrage départementale : Fonsorbes, La Magdeleine-sur-Tarn, Villemur-sur-Tarn, Lespiteau, Pechbonnieu, Lacroix-Falgarde, et Saint-Paul-sur-Save. Pour 200 places environ. Trois autres aires, à la sortie d’échangeurs autoroutiers, seront réalisées conjointement avec Vinci, à Montgiscard, Estancarbon, et Villefranche-de-Lauragais. Un autre projet est à l’étude à Auterive, avec les travaux d’aménagement du giratoire du futur lycée d’Auterive.
Des services en plus
S’agissant de la qualité, c’est un autre levier. Pour le département, et notamment la vice-présidente en charge des mobilités, Martine Croquette, l’idée est aussi de proposer sur ces aires des possibilités de croiser les modes de transport. Faciliter l’usage du vélo ou du bus depuis ou jusqu’à ces aires. Enfin, imaginer des commerces ou des services, pour que l’usager sache qu’il peut y trouver une autre raison d’y passer lors de son trajet domicile / travail, et ainsi fidéliser l’usage du partage de la voiture.
SOURCE : Conseil départemental de la Haute-Garonne.


