TOULOUSE : Au Nouveau Printemps, l’œuvre d’art redevi…
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TOULOUSE : Au Nouveau Printemps, l’œuvre d’art redevient un processus de réparation
Artiste multidimensionnel, figure incontournable de la scène électro et de la Ballroom Scene, Kiddy Smile est un explorateur insatiable.
L’édition 2025 du Nouveau printemps est un hommage à Kiddy Smile et par Kiddy Smile à toutes les familles de cœur.
Avec Kiddy Smile, le Nouveau printemps invite une dizaine d’artistes à produire des œuvres et d’autres regards. Photographies, sculptures, performances, films constituent un parcours éclectique : les propositions sont poétiques et incarnent une politique de l’art située et empathique.
L’œuvre d’art redevient un processus de réparation, une expérience salvatrice
Chaque proposition prend place au cœur du quartier Saint-Sernin Arnaud Bernard ou au sein de lieux complices. Chacun·e prolonge à sa manière une histoire des représentations et des corps en lutte. Les formes, les sons, les images, puis les mots, nous sont offerts comme autant de réponses possibles à la grande énigme de la haine. Le quartier investi cette année par Le Nouveau Printemps est riche de son patrimoine sacré, matériel et vivant. Entre la Basilique Saint-Sernin, la Bibliothèque d’étude et du patrimoine, le musée d’Archéologie ou les mémoires migratoires d’Arnaud-Bernard, les réalités d’une métropole en transformation offrent au Festival l’opportunité de s’ancrer dans un territoire où les époques, les histoires et les communautés dialoguent. Artiste prolifique, Kiddy Smile se définit moins par une posture iconoclaste que par un besoin impérieux de redéfinir les récits, ajuster leurs règles et élargir leurs possibilités. Avec ses invité·e·s, pour Le Nouveau Printemps, l’œuvre d’art redevient un processus de réparation, une expérience salvatrice où chacun·e peut trouver un espace pour ressentir, se recueillir, rencontrer, rêver, penser.
Les artistes, tous singulier.e.s, convergent au travers de leurs démarches inclusives. Se tissent des liens pour renouer avec les trajectoires brisées – celles de pays lointains, de familles cassées, d’êtres effacés ou d’émotions biaisées. Les œuvres portent en elles une urgence, celle de réinventer une culture de l’amour. L’amour non pas comme une abstraction, mais comme une pratique capable de nous relier et peut-être de changer l’avenir. Les œuvres présentées incarnent cette quête, celle de relier l’intime et le collectif, de soigner la souffrance avec la joie, de sauver la pesanteur par la grâce, les manques par les revendications, les silences par les images. Elles nous projettent dans les printemps que Kiddy Smile aime invoquer au pluriel, comme autant de nouvelles manières de mieux être ensemble, ici et maintenant.


