TOULON : Un nouveau porte-avions en 2038 pour succéder au C…
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TOULON : Un nouveau porte-avions en 2038 pour succéder au Charles-de-Gaulle
Lors de sa venue à Toulon, le mercredi 27 mars 2024, Sébastien Lecornu, ministre des Armées a parlé du rôle qu’assumera dans l’avenir la Marine nationale.
« Face à cet accroissement des tensions, vous devrez garantir nos enjeux de sécurité domestique en Méditerranée, en Manche ou en Atlantique, assurer notre souveraineté dans nos outre-mer, défendre la liberté de navigation, partout, en tous temps, du détroit de Malaca à celui de Gibraltar en passant par le canal de Suez, à l’image de la mission que remplissent vos camarades qui croisent en Mer Rouge à bord de La Lorraine et, le cas échéant, engager le combat pour défendre les intérêts de la France ou de ses alliés, partout où la France vous appellera. Tout en faisant cela, vous continuerez à garantir notre posture de dissuasion en toute circonstances. C’est la vocation de la Marine nationale que de permettre à la France d’être respectée partout à travers le monde. Et, c’est la vocation de la France d’être une puissance mondiale, sans quoi, elle ne serait plus la France » (…).
Depuis 2027, le renouvellement capacitaire de la flotte a été engagé avec le programme du porte-avions de nouvelle génération à propulsion nucléaire, rendu irréversible par le vote de la loi de programmation militaire pour les années 2024 à 2030, qui acte du début de sa construction en 2026 et de son admission au service actif en 2038.
« Cette programmation militaire permettra le renouvellement des bâtiments ravitailleurs, de nos frégates, de nos patrouilleurs en métropole et dans nos outre-mer, de nos sous-marins nucléaires d’attaque, de notre capacité de guerre des mines, ainsi que de plusieurs aéronefs de notre aéronautique navale.
Elle prévoit la pérennisation de la composante océanique de la dissuasion nucléaire avec le programme SNLE 3G. Ces nouvelles capacités offriront à la Marine nationale les moyens de se préparer aux combats les plus durs en s’appuyant sur un plus grand stock de munitions, de nouveaux outils cyber, numérique et de guerre électronique, une flotte de drones aériens embarqués, ainsi que des drones et robots sous-marins devenus indispensables à la maîtrise des fonds marins » (…), a expliqué le ministre des Armées.
Photo Philippe OLIVIER

