TOULON : Renforcer la sécurité des femmes dans les TER
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TOULON : Renforcer la sécurité des femmes dans les TER
Objectifs :
Permettre à chacune de voyager librement, sereinement, et sans avoir à changer ses habitudes par crainte d’une agression.
Prendre le train le soir. Attendre sur un quai peu fréquenté. Monter dans une rame presque vide… Pour beaucoup de femmes, ces situations du quotidien s’accompagnent encore trop souvent d’une vigilance permanente.
En France, les femmes représentent près des deux tiers des usagers des transports publics, mais elles sont aussi les premières concernées par le sentiment d’insécurité :
80 % d’entre elles déclarent ne pas se sentir rassurées dans les transports en commun.
Face à cette réalité, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur franchit une nouvelle étape dans sa sécurisation des transports régionaux. Depuis 2016, elle mène une stratégie régionale de sûreté dans les transports pour renforcer la présence humaine, prévenir les incivilités et améliorer les conditions de déplacement sur le réseau Zou!. Aujourd’hui, cette ambition s’élargit avec un plan spécifiquement dédié à la prévention des violences sexistes et sexuelles dans les transports régionaux, et plus particulièrement dans les TER.
L’enjeu est clair :
Faire des trains et des gares des espaces plus sûrs et plus protecteurs pour toutes et tous.
Un engagement pour des transports plus sûrs
La Région Sud n’avance pas en terrain inconnu. Depuis plusieurs années, elle renforce les moyens dédiés à la sûreté dans les transports.
Le volume d’heures consacrées à la sûreté a également fortement progressé :
De 164 405 heures en 2024 à 211 910 heures en 2025, soit une hausse de près de 29 %. À cela s’ajoute le Pass Sûreté, qui permet à des agents des forces de sécurité et de défense (policiers, gendarmes, militaires, douaniers ou agents pénitentiaires) de voyager gratuitement afin d’assurer une présence dissuasive à bord.
La Région déploie également des systèmes de vidéosurveillance en gare.
Quand la sécurité devient aussi une question de liberté
Les violences sexistes et sexuelles dans les transports ne se résument pas à des faits isolés.
Elles ont un impact direct sur la façon dont les femmes se déplacent :
Horaires modifiés, itinéraires évités, vigilance constante, renoncement à certains trajets ou recours contraint à la voiture individuelle.
Autrement dit, l’insécurité limite la liberté de mouvement !
C’est pourquoi la Région inscrit ce nouveau plan dans une double priorité :
Sécuriser les transports régionaux et renforcer la protection des femmes face aux violences. Une continuité logique pour une collectivité déjà engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes, et le soutien aux Maisons régionales des femmes, pensées comme des lieux d’accueil, d’écoute et d’accompagnement.
SOURCE : Région Sud.
