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TOULON : Quelle Europe après le 9 juin ?

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Gilles Carvoyeur
9 Mai 2024

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TOULON : Quelle Europe après le 9 juin ?

En 2019, 34 listes s’étaient présentées en France, avec pour obligation pour un eurodéputé de pas cumuler avec un mandat parlementaire ou d’exécutif local.

A l’heure de notre article, une trentaine de listes se présente, soit :

Jordan Bardella (Rassemblement National), Valérie Hayer (Renaissance), Raphaël Glucksmann (Parti socialiste), Manon Aubry (LFI), Marie Toussaint (Europe Ecologie), François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Marion Maréchal (Reconquête) et Léon Deffontaines (PCF).

Pour Jordan Bardella :« La France revient, l’Europe revit » ! C’est-à-dire, l’Europe qui protège, l’Europe qui produit et l’Europe qui respecte les nations. Les bases du RN sont la lutte contre le laxisme aux frontières. Le parti met l’immigration au cœur de son programme car « l’immigration massive, principal enjeu de ces élections européennes est une menace existentielle pour notre continent ».

Du côté de Raphaël Glucksmann : « l’Europe, c’est le combat de sa vie ». Il dénonce la « faillite stratégique de Macron ». Le candidat veut que l’Europe soit « à nouveau un continent de producteurs », en rapatriant les médicaments. Avec le projet « Buy European Act », il veut aussi que les commandes publiques aillent aux industriels européens.

LES NATIONS CONTRE LE FÉDÉRALISME

Valérie Hayer (liste Notre projet), choisie par Macron, peut compter sur l’appui et l’investissement du président, que l’on retrouve à côté d’elle sur les affiches ! Le président de tous les Français n’est plus le président que de 16% de Français qui le soutiennent contre vents et marées !

Pour Marion Maréchal : « L’Europe doit rester l’Europe, la France doit rester la France, pour qu’elles redeviennent le phare de la liberté. Elle dénonce fermement « l’infiltration wokiste et islamo-gauchiste dans nos universités. La fuite en avant militaire d’Emmanuel Macron, qui se dit prêt à envoyer nos soldats mourir en Ukraine. Une opposition catégorique à la candidature d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne dont le bilan du mandat à la tête de l’UE est catastrophique. Les agriculteurs français en savent quelque chose !

A l’issue du 9 juin, les résultats vont définir le rapport des forces au Parlement européen pour les années 2024-2029.

Un clivage prime. Certains souhaitent imposer une Europe fédérale qui prendrait la place de nos pays et les autres sont partisans de l’Europe des Nations et s’opposent fermement aux fédéralistes, s’inscrivant dans la droite ligne du général de Gaulle.

En son temps, le général De Gaulle, libérateur de la France, plaidait pour une Europe des États et refusait une organisation politique qui impliquait un quelconque abandon de la souveraineté française, s’opposant aux conceptions supra-nationalistes de ses adversaires.

Il militait pour une Europe unie de l’Atlantique à l’Oural (1950) et était favorable à l’adhésion de nouveaux membres. Il n’excluait donc pas, par principe, l’entrée de la Grande-Bretagne ou du bloc soviétique.

Mais, il avait mis son veto à la candidature anglaise au Marché commun (1963 et 1967), en partie parce qu’il y voyait le dangereux « Cheval de Troie » des États-Unis.

Bernard BERTUCCO VAN DAMME (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR).