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TOULON : Point de vue – Quelle France après le 7 ju…

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TOULON : Point de vue – Quelle France après le 7 juillet ?

Dernièrement, nous nous interrogions sur la nouvelle composition du Parlement européen. Nous avions oublié le Parlement de la France.

En votant lors de l’élection européenne, les Français ont sanctionné les gouvernements Macron qui ont bradé la souveraineté de notre pays.

Ils ont dit non aux mensonges politiques, à la perte de pouvoir d’achat, aux hausses du prix de l’énergie, à l’insécurité, à l’Europe passoire, à l’émigration incontrôlée, au désordre, aux OQTF pas respectés, etc.

Résultat : Un raz-de-marée Rassemblement National pour ce scrutin européen, avec 31,4 % des suffrages exprimés pour la liste de Jordan Bardella, qui a devancé de 17% la liste de la majorité présidentielle, conduite par Valérie Hayer, deuxième avec 14,6 %.

Un camouflet qui a poussé Emmanuel Macron à dissoudre l’Assemblée nationale. Une situation encore jamais vue ! La 5ème République n’a jamais connu de dissolution de l’Assemblée nationale après le résultat d’une élection, il est vrai fortement défavorable pour la majorité, tandis que la droite a progressé aux élections européennes.

Ce qui a amené la presse à dire « Macron prend des risques » et pour nos voisins transalpins, La Repubblica : « La France rentre dans une phase institutionnelle pleine d’inconnues où tout semble possible »

Enfin, n’oublions pas que le premier parti de France, c’est l’abstention. Les Français ne supportent plus la politique, de ces dernières décennies, marquée par trop de mensonges, d’arrogance et d’échecs répétés. La France décline. C’est un fait. Malheureusement, il est temps de reconnecter les élus au peuple comme il est nécessaire de reconnecter des élus aux militants, du moins pour ce qui en reste.

Tandis que nous célébrons les 84 ans de l’appel du 18-Juin 1940, par le général Charles de Gaulle, n’oublions pas la pertinence des principes du gaullisme symbolisé par une approche politique globale, l’indépendance de la France, le refus de sa soumission à des organismes supranationaux ou des puissances étrangères. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et rétablir la confiance des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les partis politiques ou écoles de pensée. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.

Nous sommes à l’heure des choix. Les ténors des Républicains ont condamné le choix d’Eric Ciotti de bâtir une coalition de droite pour la France. Ces hiérarques s’en tiennent au « ni-ni », c’est à dire, ni RN, ni Macron.

Pour les élections législatives, il y a trois coalitions politiques. Il faut choisir ses adversaires, car le 7 juillet, dans la majorité des 577 circonscriptions, nous aurons une confrontation de deux visions de l’avenir de la France.

Par Bernard BERTUCCO VAN DAMME (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR).