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TOULON : Plongée profonde, un entraînement exigeant pour ma…

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TOULON : Plongée profonde, un entraînement exigeant pour maîtriser les défis de l’hélium

Un programme d’entraînement rigoureux, incluant des plongées profondes jusqu’à 265 mètres, mettra à l’épreuve l’endurance et l’adaptabilité des plongeurs face aux défis physiologiques de l’hélium.

Un calendrier de plongée intensif.

La première plongée démarrera mardi 27 janvier 2026 à 10h00, avec une descente qui devrait s’achever mardi soir vers 20h30, les plongeurs atteignant alors une profondeur de 250 mètres. Le processus de compression jusqu’à 250 mètres durera environ 10h30. La compression s’effectuera de manière linéaire et progressive : à 0,5 mètre par minute dans les premières profondeurs jusqu’à 200 mètres, puis à 0,25 mètre par minute pour les 50 derniers mètres. Les plongeurs arriveront à 250 mètres mardi soir à 20h30.

Les défis de l’hélium en profondeur.

Comme l’a souligné l’intervenant, les gaz neutres, en l’occurrence l’hélium, peuvent avoir des « effets nocifs à partir de 150 mètres de profondeur ». Ce gaz, respiré par les plongeurs, entraîne un refroidissement corporel 7 à 8 fois plus rapide que l’air. Bien que les plongeurs soient équipés de systèmes chauffants et de combinaisons étanches, le problème de froid demeure central. « C’est pourquoi on limite ces plongées à 45 minutes », a-t-il précisé.

Surveillance médicale continue.

Afin de prévenir ces risques, la surveillance médicale est constante. « À partir de 150 mètres de profondeur, les plongeurs seront suivis de manière médicale en continu », explique l’intervenant. Ils bénéficieront d’électroencéphalogrammes et de divers tests pour détecter d’éventuels signes précurseurs d’effets négatifs liés à l’hélium, car « ce ressenti-là d’effets nocifs de l’hélium est très dur pour le plongeur à ressentir ». Des thermomètres permettent de surveiller la température corporelle en permanence, avec un seuil hypothermique à ne pas dépasser.

Scénarios d’entraînement et objectifs.

Le programme comprend quatre plongées principales :

*   Première plongée (mercredi 28 janvier matin) : Après avoir passé 45 minutes à 250 mètres, les plongeurs effectueront des exercices de secours à un sous-marin, notamment le raccordement d’une « clé de manche » pour la ventilation, et le désélingage d’une torpille, qui implique de détacher une charge avec une corde.

*   Deuxième plongée (jeudi 29 janvier après-midi) : Également de 45 minutes à 250 mètres, elle reproduira les mêmes exercices que la première.

*   Troisième plongée (vendredi 30 janvier après-midi) : Une particularité notable : les plongeurs réaliseront une excursion à 265 mètres. La tourelle et les plongeurs seront comprimés à cette profondeur, impliquant des manipulations techniques plus complexes pour les équipes. Le scénario restera similaire, incluant les exercices de secours et d’action sur torpille.

*   Quatrième plongée (samedi 31 janvier après-midi) : D’une durée de deux heures, cette plongée finale aura un scénario tenu secret jusqu’à la veille au soir. L’objectif est de tester la capacité des plongeurs à se préparer et à réagir sous pression après trois plongées, évaluant leur état physiologique et psychologique. Cette durée de 120 minutes vise à « toucher du doigt la longue durée au recycleur » et à gérer un scénario nécessitant « deux heures d’intervention ».

Cet entraînement vise à préparer les plongeurs aux conditions extrêmes et aux défis spécifiques posés par la plongée en saturation, notamment la gestion des gaz techniques et des températures.