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TOULON : OTAN, quid du terrorisme en Russie ?

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Floriane Dumont
30 Avr 2024

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TOULON : OTAN, quid du terrorisme en Russie ?

De source bien informée, nous apprenons que le plus haut organisme d’investigation russe a lancé une enquête pénale contre de hauts responsables des États-Unis et des pays membres de l’OTAN soupçonnés de financer le terrorisme.

A voir où tout cela va aboutir ?

Dans le cas de la commission d’enquête russe, elle n’a pas précisé quelles attaques terroristes étaient soupçonnées d’être financées par des organisations occidentales. Cette annonce intervient alors que de hauts responsables russes redoublent d’affirmations selon lesquelles l’Ukraine et l’Occident étaient impliqués dans l’attaque meurtrière de l’hôtel de ville de Crocus le mois dernier, qui a fait 137 morts. Ce que Kiev nie.

Les pays européens se sont abstenus de tout commentaire sur les implications de l’attentat. Certains craignent que cette attaque terroriste en Russie pousse Vladimir Poutine à adopter une attitude encore plus agressive en Ukraine.

Dans une vidéo, la commission d’enquête a déclaré que l’argent des organisations commerciales avait été utilisé en Russie pour « éliminer des personnalités politiques et publiques de premier plan ». La commission d’enquête a désigné la société énergétique ukrainienne Burisma Holdings comme étant l’une des organisations qui auraient financé le terrorisme.

Burisma Holdings est une société liée à Hunter Biden, le fils de Joe Biden. Cependant, rien de nouveau sous le soleil. Ce n’est pas la première fois que Burisma Holdings est accusée de financer le terrorisme. Des documents judiciaires ukrainiens d’avril 2022 révélaient que Burisma était liée à un paiement de 5 950 000$ envoyé au service de renseignement étranger ukrainien GUR. Le général Kirill Budanov, chef du GUR, a déjà revendiqué la responsabilité de l’assassinat de personnalités russes.

À voir maintenant les potentielles conclusions de cette enquête et surtout les conséquences sur l’élection américaine. Joe Biden subit fortement les affaires louches de son fils Hunter et de nouvelles révélations pourraient être faites.

Dans ce contexte tendu de suspicion et après l’adhésion de la Suède à l’OTAN, qui devient le 32ème membre de l’Alliance, certains pays européens ont déjà pris leurs distances avec les remarques de Macron, notamment la Pologne, la République tchèque.

En Russie, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que le fait de discuter de l’idée de l’envoi de troupes occidentales pour combattre en Ukraine représentait un « nouvel élément très important », ajoutant : « Dans ce cas, nous devrions parler non pas de la probabilité, mais de l’inévitabilité d’un conflit direct ».

L’OTAN est-elle prête au combat ?

L’un des problèmes majeurs de l’OTAN n’est pas le déploiement des troupes dont elle dispose, mais leur approvisionnement. Comme l’ont montré les efforts déployés pour fournir des équipements et des munitions à l’Ukraine. L’OTAN ne dispose ni des stocks ni de la capacité de production nécessaires pour faire face à une guerre moderne de longue durée.

L’OTAN n’a la capacité de se battre que le temps que durent l’équipement et les fournitures. C’est pourquoi sa stratégie a toujours été, en cas de conflit, de le conclure le plus rapidement possible. Les raisons du terrorisme ?

Robert de la DIGUE.