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TOULON : Municipales 2026 – Le végétal s’impose…

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TOULON : Municipales 2026 – Le végétal s’impose comme un enjeu politique majeur

À l’approche des municipales, VALHOR appelle les candidats de la région à faire du végétal une priorité absolue pour l’avenir des villes.

Alors que la campagne pour les élections municipales de mars 2026 bat son plein en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la question de l’aménagement urbain occupe une place centrale dans les débats. Loin d’être une simple thématique esthétique, la végétalisation des communes apparaît désormais comme une réponse structurelle aux défis climatiques. C’est le message porté par VALHOR (https://www.valhor.fr), l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, qui interpelle les futurs édiles à travers son manifeste « Territoires durables : place au végétal ! ».

Une infrastructure essentielle.

Pour les professionnels du secteur, le changement de paradigme est indispensable. Il ne s’agit plus de planter pour décorer, mais d’aménager pour protéger. « Le Végétal doit être reconnu comme une composante essentielle des politiques publiques, au même titre que l’eau, l’énergie ou la mobilité », a déclaré Florent Moreau, président de VALHOR.

Cette prise de position intervient alors que la région subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Les experts insistent sur la nécessité d’intégrer la nature dès la conception des projets d’urbanisme, et non comme une variable d’ajustement. « Un territoire qui fait le choix du végétal est un territoire qui prépare un avenir plus résilient, plus sain, plus attractif, plus humain », a ajouté le président.

Une attente citoyenne forte.

Les candidats aux mairies devront composer avec une opinion publique déjà conquise par cette nécessité. Selon une consultation citoyenne ICI – Odoxa publiée en septembre 2025, 67 % des Français réclament une végétalisation accrue des espaces urbains. Plus marquant encore, 93 % des sondés considèrent l’accès aux espaces verts comme un véritable droit civique.

Pourtant, un paradoxe subsiste sur le terrain. « On demande plus de végétal pour rafraîchir les villes, mais dans le même temps les conditions pour planter se durcissent », a alerté Florent Moreau.

Quatre atouts pour les territoires.

L’interprofession met en avant quatre leviers majeurs pour convaincre les décideurs publics de la région :

*   La résilience : face aux îlots de chaleur urbains, fréquents dans le Sud, le végétal régule les températures et la gestion de l’eau.

*   Le bien-être : parcs et jardins agissent directement sur la santé publique et le lien social.

*   L’attractivité : un cadre de vie vert attire habitants et entreprises, revitalisant ainsi les centres-villes.

*   L’excellence : la filière représente un savoir-faire français non délocalisable.

Une force économique de poids.

Au-delà de l’écologie, c’est aussi un secteur économique puissant qui cherche à peser dans la balance électorale. La filière représente 47 000 entreprises et plus de 205 000 professionnels pour un chiffre d’affaires de 16,1 milliards d’euros. Horticulteurs, pépiniéristes et paysagistes se disent prêts à accompagner les collectivités.

« Aucune transition écologique ne se fera sans arbres, plantes, fleurs et jardins. Nos professionnels sont prêts : ils connaissent les plantes, maîtrisent les sols et accompagnent les élus pour bâtir des espaces durables », a conclu Florent Moreau.