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TOULON : Le Telegraphe – Faire cœur à corps !

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TOULON : Le Telegraphe – Faire cœur à corps !

À chaque temps, et raisons gardées, je capte l’écho d’une salle au centre d’un monde qui fait cœur à corps.

La mine débridée, je dévisage tout ce qui passe, en face, là devant moi.
Centre du monde, d’un monde, tout le monde, intriqué, centre de soi, du monde, bien sur autour c’est le monde, sans limites, et facéties de la bonne parole.
Celle de la pensée, qui tait l’opiniâtre, la vertu des pas de côtés, eux, s’en vont, se décalent, à l’autre bout du monde !
Alors, c’est tout le monde, qui bouge avec ce monde dans le monde des mondes, dont le monde n’est qu’une petite partie du monde.
Monde et peuple, universel et atmosphère, font les gros titres, une bonne prière !
Au-delà de celle, dont on ne peut retirer la nécessité à devenir pour et celle, qui l’admet.
Nous sommes faits de centres qui se pensent et vivent à l’infini d’un vaste boudoir de frime.

Dans un contexte social politique économique aux multiples repères décalés,
S’approprier une tendance et la rendre universelleLes dogmes vont bon train, les certitudes se chevauchent

Et pourtant nos villes, nos espaces, continuent de se confondre, nos usages interrompus, par des travaux d’embellissement factices, postulat et jugement un peu rapides, qu’il sera bon de détailler plus tard peut-être.
Le profit d’une fleur tropicale postée là au centre d’un giratoire retentissant !
Alors nos carrefours deviennent les lieux de culte d’une taule florissante.
Aux heures de pointe c’est le carambolage des frustrations qui n’ont que la clim pour ne pas crever.
Moteurs et radiateurs en bandoulière, avant de pédaler, il faudra prier.

Même si je dépeins une vague de chaleur fracassante, une caricature agaçante, aux grands raccourcis, je veux regarder ce qui nous amène à questionner nos habitudes, en imaginant ce que serait un flux délicat qui crée l’espace à un imaginaire débridé, sans assujettir nos mouvements à l’angoisse d’être fauché, ou brûler vif !

Regarder les tours se monter, notre ombre nous cramer, et passer d’un bar à une énième posture de comptoir, ou commerçante nous invitant à accumuler.

Avez-vous entendu parler de cet appel à projet ?
Oui il a bien eu lieu en décembre 2023, tu étais où ? Il fallait te renseigner !
Et quand bien même, il n’était fait que pour les grands, tu sais ceux qui ont déterminé depuis longtemps que le mouvement, c’est un amas de liquide factice glissant d’un TRI (Taux de Retour sur Investissement) à son taux de vie par intérêt.
Il n’est alors pas loin de diversifier la propriété, seuls les rendements locatifs, et les commerces bien notés pourront se révéler à nos quotidiens coloriés d’une mine, à une autre.

Passer d’un bloc à l’autre et ne jamais trébucher.

En bref, nous sommes dépendants d’un système qui implique d’être créatif pour nourrir un imaginaire ludique, vivant, possible et partagé.

Comment ?
Je n’aurai pas de réponses, mais quelques intuitions, un peu d’expérience, qui m’amènent d’abord à connaître les rouages qui sclérosent les appels à projeter !
Et pourtant je note depuis toujours des rencontres animales, subtiles, et merveilleuses, qui seraient prêtes à tout vouloir recréer.

Mais comment ? Encore une fois
Par le temps, oui l’étude, un dialogue, un échange, des conversations, et des applications formelles,
Institutionnaliser le principe d’évolution, de congruence
Considérer la créativité, en questionnant les dogmes imposés par un système économique en constante dévaluation.
Tous les indicateurs sont ouverts pour pouvoir se l’imaginer et aujourd’hui investir le domaine public comme système de transition mutualisé.
Opposition de style à un noyau narcissique,
Dont le reflet serait un TRI supérieur ou égal à 18%
Assujetti lui-même à une notation Banque de France, justifiant l’essor des franchises et autres monarchies de la consommation.

Facile de la dépeindre, plus délicat de la constituer.

Des initiatives existent, elles prennent le temps, sont relayées, suivies, ne verront peut-être pas le jour aujourd’hui, mais se tiennent prêtes à intervenir, une fois les curseurs opiniâtres et constitués.

En matière de Constitution, cette opposition reliée, nécessaire et congruente, est peu représentée et presque jamais constituée, donc inexistante aux yeux d’un appareil politique pauvre et dépassé.

Pourtant ils existent, ils sont là et leur parole ne demande qu’à se préciser.
Pour ça il est important de se constituer, et déterminer un lieu de travail, recueillant les paroles, positions, pensées, alternatives. Le lien, lui, a toujours vu le jour une fois les espaces décolonisés, et une place centrale par laquelle tout le monde devrait passer, et se rencontrer.

Comme pour bien des registres, ce serait revenir au cœur de notre histoire démocratique, qui laisse les échanges se concentrer, et les nécessités exister.

J’inflige à ces quelques lignes, d’abord une pensée organisée et posée sur une expérience, la mienne, une vision, la mienne, qui n’engagera que celui qui la porte, alors ce jugement ne peut que m’appartenir. Si pour l’heure je ne parviens pas à représenter un monde confiant, je me fais le complice d’un désir, devenu une nécessité. Quant je lis chaque jour les aberrations établies sur ce territoire, sans pour autant pouvoir intervenir, autrement qu’en offrant un espace de dialogue et l’encourager…

C’est pourquoi au travers d’une résidence qui sera nommée Maloca, à la rentrée, je souhaite encourager un travail qui fera MAISON DU PEUPLE.
Au sens premier, un espace d’échanges, de dialogues, qui s’organise autour de temps forts
De rencontres, de projets visant à définir des étapes, et construire un espace commun, fait de nos réussites volontaires, couvrant les échéances en cours et à venir, et respectant la courbe d’évolution de nos désirs.
Alors il nous faudrait les déterminer, parler de nos envies, et sans cesse les dévoiler au giron d’une Constitution, pour les voir exister, par étape… De petites victoires, de simples réussites, portées par un mouvement métissé et conscient.
Conscient que nous ne pouvons prétendre sans comprendre le système établi. Comprendre que ce système, s’il est défendu, représente des intérêts et des désirs, bien qu’ils soient contestables. C’est là qu’il est important d’agir et recréer un dialogue n’invalidant aucune issue, pour construire une alternative puissante.

HAUT LES CŒURS, ET BEL ÉTÉ À TOUS,
François Veillon.