TOULON : La Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats…
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TOULON : La Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats du 14ème Baromètre de la conduite responsable
A la veille du long week-end de l’Ascension, l’un des plus chargés de l’année sur les routes, la Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats de son 14ème Baromètre de la conduite responsable.
Réalisée par Ipsos auprès de 12 413 personnes dans 11 pays européens, cette vaste enquête annuelle dresse un état des lieux des comportements et représentations des Européens au volant.
Elle permet de suivre l’évolution des conduites à risque et des bonnes pratiques pour contribuer notamment à mieux orienter les messages de prévention, alors que le nombre de personnes tuées sur les routes en France est en nette augmentation depuis le début de l’année (+16 % au 1er trimestre 2024 par rapport à la même période de 2023). La Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats du 14e Baromètre de la conduite responsable Egocentrisme, sentiment de toute puissance, agressivité…
Les comportements au volant, miroir des défauts de la société
• 65 % des conducteurs français téléphonent au volant
• 43 % prennent le volant alors qu’ils se sentent très fatigués
• 32 % « collent » délibérément le véhicule d’un conducteur qui les énerve
• 67 % admettent injurier d’autres conducteurs
• 18 % descendent de leur véhicule pour s’expliquer avec un autre conducteur
A la veille du long week-end de l’Ascension, l’un des plus chargés de l’année sur les routes, la Fondation VINCI Autoroutes publie les résultats de son 14e Baromètre de la conduite responsable. Réalisée par Ipsos auprès de 12 413 personnes dans 11 pays européens, cette vaste enquête annuelle dresse un état des lieux des comportements et représentations des Européens au volant. Elle permet de suivre l’évolution des conduites à risque et des bonnes pratiques pour contribuer notamment à mieux orienter les messages de prévention, alors que le nombre de personnes tuées sur les routes en France est en nette augmentation depuis le début de l’année (+16 % au 1er trimestre 2024 par rapport à la même période de 20231).
1 Source : ONISR – Avril 2024
LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS EN SYNTHESE
Un climat de tension et d’anxiété qui demeure très élevé
• 88 % des conducteurs français déclarent avoir peur du comportement agressif des autres conducteurs (90 % des conducteurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) ;
• 67 % admettent injurier d’autres conducteurs (63 %) ;
• 55 % klaxonnent de façon intempestive les conducteurs qui les énervent (64 %) ;
• 32 % « collent » délibérément le véhicule d’un conducteur qui les énerve (31 %) ;
• 18 % descendent de leur véhicule pour s’expliquer avec un autre conducteur (15 %).
Des règles du code de la route très souvent transgressées, au mépris de la sécurité
• 91 % des conducteurs français déclarent dépasser de quelques kilomètres/heure la limitation de vitesse indiquée (90 % des conducteurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) ;
• 72 % déclarent ne pas respecter les distances de sécurité (70 %) ;
• 46 % roulent sur la voie du milieu de l’autoroute alors que la voie de droite est libre (49 %) ;
• 28 % doublent à droite sur l’autoroute (30 %).
La distraction, dangereuse pour la conduite, touche une large majorité de conducteurs
• 78 % des conducteurs français utilisent leur smartphone ou programment leur GPS au volant (79 %) ;
• 65 % téléphonent au volant (+11 par rapport à 2018 ; 69 %) et 44 % le font même régulièrement (46 %).
L’utilisation du Bluetooth se généralise : 59 % des conducteurs s’en servent pour téléphoner (+4 en 1 an et +15 par rapport à 2018 ; 61 %) ;
• Parmi ceux qui téléphonent, 14 % ont déjà eu ou failli avoir un accident en raison de l’utilisation du téléphone au volant ;
• 87 % des conducteurs déclarent qu’il leur arrive de détourner le regard de la route plus de 2 secondes lorsqu’ils sont au volant2 (+13 en 4 ans ; 85 %).
Somnolence : un risque sous-estimé, pourtant bien réel
43 % (+7, 37 %) des conducteurs français déclarent prendre le volant alors qu’ils se sentent très fatigués3.
Parmi eux :
o 42 % ont déjà eu l’impression de s’assoupir au volant vs. 30 % (27 %) des conducteurs en général ;
o 20 % ont déjà eu un accident ou un presqu’accident en raison d’un assoupissement au volant. vs. 14 % (14 %) des conducteurs en général ;
o 34 % ne s’arrêtent jamais pour faire une sieste vs. 33 % (33 %) des conducteurs en général.
2 A 130 km/h, 2 secondes sans regarder la route, c’est 72 mètres parcourus à l’aveugle.
3 La dette de sommeil des Français continue de s’accroitre : en 2024, le temps de sommeil des Français en semaine est de 6h42, soit 16 minutes de moins qu’en 2023. Source : Enquête sur le sommeil des Français, INSV/Fondation VINCI Autoroutes, mars 2024
Alcool, drogues : les jeunes hommes particulièrement concernés
26 % des hommes de 25 à 34 ans ont déjà pris le volant en état d’ébriété, c’est-à-dire en étant au-dessus de la limite du taux d’alcool autorisé et en ressentant les effets de l’alcool sur leur état physique ou leur perception, vs. 9 % (8 %) des conducteurs en général ;
16 % des hommes de 25 à 34 ans ont déjà conduit après avoir fumé du cannabis vs. 4% (4 %) des conducteurs en général ;
21 % de l’ensemble des conducteurs qui déclarent avoir déjà conduit en ressentant les effets de l’alcool, l’ont également déjà fait après avoir fumé du cannabis ;
30 % des conducteurs ayant pris le volant en état d’ébriété, ont déjà eu ou failli avoir un accident lié à cet excès.
L’impact spectaculaire d’un accident ou d’un presque accident sur le comportement au volant :
Pourquoi attendre un drame pour adopter une conduite responsable ?
92 % des conducteurs français qui ont personnellement eu ou failli avoir un accident, ou dont un proche a été tué ou blessé grièvement dans un accident de voiture, ont fait évoluer leur comportement au volant.
Parmi eux :
o 85 % déclarent être plus vigilants sur la route (83 %) ;
o 81 % déclarent respecter plus strictement le code de la route (77 %) ;
o 33 % sont davantage stressés quand ils prennent la voiture (36 %).
o 33 % sont davantage stressés quand ils prennent la voiture (30 %).
« Le portrait des Français au volant qui ressort de cette nouvelle édition du Baromètre de la conduite responsable reflète une société partagée entre la crainte de la montée de la violence, y compris sur la route, et la difficulté de chacun, quel que soit son âge, à agir en faveur de son apaisement. Respecter les règles du code de la route, avoir conscience des conséquences de ses actes pour soi-même et pour les autres, résister à l’impulsivité et à l’individualisme sont autant de moyens de lutter contre la violence routière et la violence en général ».
Bernadette Moreau,
Déléguée générale de la Fondation VINCI Autoroutes.
LES RESULTATS DETAILLES
Incivilités : un climat de tension et d’anxiété qui demeure très élevé
Signe d’une absence de remise en question personnelle quant aux comportements sur la route, l’autocomplaisance des Français vis-à-vis de leur propre conduite ainsi que leur sévérité vis-à-vis de celle des autres, conservent le niveau très élevé constaté dans les éditions précédentes. Pourtant, ils sont toujours aussi nombreux à avouer des comportements au volant qui relèvent de l’incivilité – et même de l’agressivité.
Les conducteurs français sont convaincus d’être exemplaires au volant : 96 % citent au moins un adjectif positif pour décrire leur propre attitude sur la route (-1 ; 96 % des conducteurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) : ils se considèrent, en grande majorité, comme vigilants (75 % ; 70 %), calmes (55 % ; +6 ; 52 %) ou encore courtois (27 %, -2 ; 33 %). Tout juste certains concèdent-ils être stressés (14 %, -1 ; 20 %). Mais ils ne se voient quasiment jamais agressifs (5 %, +2 ; 5 %), dangereux (2 %, +1 ; 2 %) ou irresponsables (1 % ; 0 %).
Pour eux, les mauvais conducteurs sont naturellement… les autres !
En effet, 85 % des conducteurs citent au moins un adjectif négatif pour décrire le comportement des autres (91 %), considérés comme dangereux (41 %, +2 ; 38 %), irresponsables (38 %, -3 ; 47 %), agressifs (37 %, +5 ; 43 %) ou encore stressés (31 % ; 30 %). Protégés par l’habitacle de la voiture, certains conducteurs admettent cependant agir de façon différente lorsqu’ils sont au volant. Ainsi, 17 % d’entre eux (-2 ; 16 %) ont le sentiment de ne plus être vraiment la même personne et s’estiment plus nerveux, impulsifs ou agressifs que dans la vie quotidienne. 17 % d’entre eux se sentent « comme dans une bulle » et font moins attention aux autres (+2 ; 16 %). Près d’1 conducteur sur 7 va même jusqu’à considérer que, sur la route, « c’est chacun pour soi » (14 %, +1 ; 16 %).
88% des conducteurs disent craindre l’agressivité des autres au volant, un niveau qui demeure très élevé au fil des ans (90 %).
Malgré leurs récriminations, la majorité des conducteurs participent eux-mêmes largement à entretenir un climat tendu sur les routes, avec des réactions souvent extrêmes :
67 % reconnaissent injurier les autres conducteurs (-1 ; 63 %) ;
55 % klaxonnent de façon intempestive des conducteurs qui les énervent (-4 ; 64 %) ;
32 % collent délibérément les véhicules des conducteurs qui les énervent (-3 ; 31 %) ;
28 % doublent par la droite sur l’autoroute (-1 ; 30 %) ;
18 % descendent de leur véhicule pour s’expliquer avec un autre conducteur (15 %).
Des règles du code de la route très souvent transgressées au mépris de la sécurité
Alors que les règles du code de la route sont faites pour protéger les conducteurs et l’ensemble des usagers de la route, une très large majorité des conducteurs s’en affranchissent au nom d’une « liberté » immédiate, sans prendre en compte les possibles conséquences sur leur sécurité et celles des autres.
Plus de 9 conducteurs français sur 10 (91 %) dépassent de quelques kilomètres/heure la limitation de vitesse (+2 ; 90 %) ;
14 % (14 %) ont déjà eu ou failli avoir un accident en raison d’une vitesse excessive ou inadaptée.
72 % ne respectent pas les distances de sécurité (+4, 70 %) ;
59 % oublient de mettre leur clignotant pour doubler ou changer de direction (+1 ; 60 %) ;
46 % roulent sur la voie du milieu sur autoroute alors que la voie de droite est libre (-3 ; 49 %) ;
10 % des conducteurs déclarent qu’il leur arrive de ne pas attacher leur ceinture (-3 ; 12 %) et 19 % des moins de 35 ans (27 %).
La distraction, dangereuse pour la conduite, touche une très large majorité de conducteurs
44 % des Français (+4 ; 49 % des habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) placent l’inattention parmi les principales causes d’accidents mortels sur les routes en général, en 2e position — à égalité avec la vitesse excessive — derrière la conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiant (les habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur placent l’inattention en 2ème position ).
Pour autant, 87 % des conducteurs admettent qu’il leur arrive de quitter la route du regard pendant plus de 2 secondes (+4 ; 85%), soit, à 130 km/h, l’équivalent d’au minimum 72 mètres parcourus « à l’aveugle ».
Ce manque d’attention est très largement lié à l’utilisation du smartphone au volant dans toutes ses fonctionnalités — conversations téléphoniques, messages, mails, applications, GPS, etc. — qui progresse inexorablement.
78 % des Français utilisent ainsi leur smartphone ou programment leur GPS au volant (+4 ; 79 %) ;
65 % déclarent téléphoner au volant (+3 en un an et +11 par rapport à 2018 ; 69 %) dont 44% régulièrement (46 %) ;
o toutes les tranches d’âge sont concernées : 79 % des moins de 35 ans (+1) et 54 % des plus de 55 ans (+4 ) téléphonent au volant ;
o l’utilisation du smartphone en voiture est très largement d’ordre privé : c’est le cas pour 88 % des conducteurs en général (+2 ; 88 %), et pour 76 % des cadres4 (+7).
Les conducteurs téléphonent avant tout :
o en bluetooth : 59 % des conducteurs (61 %) ;
o avec une oreillette, un casque ou des écouteurs : 16 % (16 %) ;
o en ayant leur smartphone dans la main, c’est-à-dire sans kit main libre : 20 % (16 %).
4 Cadres de direction, gérants, professions intellectuelles
10 % des conducteurs ont déjà eu, ou failli avoir, un accident à cause de l’utilisation du téléphone au volant (9 %) ; 14 % parmi ceux qui téléphonent en Bluetooth.
50 % paramètrent leur GPS en conduisant (+12 par rapport à 2018 ; 46 %) ;
30 % envoient et/ou lisent des SMS ou des mails (+4 par rapport à 2018 ; 28 %) ;
33 % signalent aux autres conducteurs des événements via une application (+12 par rapport à 2018 ; 29 %,) ;
13 % des actifs participent à des réunions téléphoniques pour le travail lorsqu’ils sont au volant (-2 par rapport à 2023 ; 9 %). C’est notamment le cas pour 24 % des cadres ;
7 % regardent même des films ou des vidéos sur smartphone ou tablette (-1 ; 4 %).
Somnolence : un risque sous-estimé, pourtant bien réel
38 % des conducteurs français identifient la somnolence comme l’une des principales causes d’accident mortel sur autoroute (+1). Bien que la somnolence soit moins souvent citée depuis 10 ans (-20 points par rapport à 2014), la conscience de ce risque demeure nettement supérieure à celle de leurs homologues européens (19 % des Européens).
Malgré cette spécificité française, 43 % des conducteurs français déclarent prendre le volant alors qu’ils se sentent très fatigués (+7 ; 37 %). Ils reconnaissent pourtant rencontrer un nombre d’incidents liés au déficit de sommeil nettement plus important au cours de leur trajet.
Ainsi parmi eux :
o 79 % reconnaissent des absences ou des épisodes de vagabondage de l’esprit (« mind wandering ») lorsqu’ils conduisent vs. 64 % (63 %) des conducteurs en général ;
o 42 % ont déjà eu l’impression de s’assoupir au volant vs. 30 % (27 %) des conducteurs en général ;
o 20 % ont déjà eu un accident ou un presqu’accident en raison d’un assoupissement au volant vs. 14 % (14 %) des conducteurs en général ;
o 34 % ne s’arrêtent jamais pour faire une sieste vs. 33 % (33 %) des conducteurs en général ;
o 36 % ont déjà empiété sur la bande d’arrêt d’urgence ou le bas-côté de la route à cause d’un moment d’inattention ou d’assoupissement vs. 26 % (28 %) des conducteurs en général.
Pour les longs trajets, certaines pratiques à l’origine de la somnolence au volant restent encore très répandues :
84 % des conducteurs français se couchent plus tard ou se lèvent plus tôt que d’habitude avant un long trajet (+1 ; 83 % des habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) ;
69 % finissent leurs préparatifs tard dans la soirée avant le départ (+2 ; 66 %) ; 69 % partent de nuit (+2 ; 68 %).
5 La dette de sommeil des Français continue de s’accroitre : en 2024, le temps de sommeil des Français en semaine est de 6h42, soit 16 minutes de moins qu’en 2023. Source : Enquête sur le sommeil des Français, INSV/Fondation VINCI Autoroutes, mars 2024
La part des conducteurs qui, lors d’un long trajet, conduisent plus de 2 heures avant de réaliser une pause reste prépondérante : 55 %, soit plus d’1 conducteur sur 2 (57 %). Le temps moyen de conduite avant de s’arrêter lors d’un long trajet atteint ainsi 2h57 (+1 minute, 2h56), soit une durée bien au-delà des 2 heures recommandées.
Quelques réflexes pour prévenir la somnolence sont heureusement en augmentation :
86 % des conducteurs français programment leurs horaires de départ en fonction des heures pendant lesquelles ils se savent moins fatigués (89 %) ;
83 % décalent le moment de leur départ lorsqu’ils sont fatigués (+2 ; 86 %) ;
76 % changent de conducteur au cours du trajet quand cela est possible (+4 ; 82 %) ;
67 % s’arrêtent au cours du trajet pour faire une sieste (+1 ; 67 %) – pratique la plus efficace pour prévenir le risque d’endormissement au volant. A noter une particularité qui se confirme année après année : ce sont les conducteurs belges qui ont le mieux intégré le principe de la sieste dans la gestion de leurs longs trajets (81 % d’entre eux la pratiquent, soit 19 points de plus que la moyenne européenne !).
Alcool, drogues : les jeunes hommes particulièrement concernés
La conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants est identifiée parmi les principales causes d’accident mortel sur les routes en général par 69 % des Français (70 % des habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) et 40% sur les autoroutes (+2 ; 46 %).
9 % des conducteurs français (8 %) – et même 26 % des hommes de 25 à 34 ans – reconnaissent qu’il leur arrive de prendre le volant en état d’ébriété ;
Parmi eux : 30 % ont déjà eu ou failli avoir un accident à cause de la consommation excessive d’alcool vs. 10 % des conducteurs en général (+1 ; 7 %).
15 % (+3 ; 12 %) des conducteurs et 19 % des hommes de 25 à 34 ans, conduisent en ayant consommé des médicaments susceptibles d’altérer leur vigilance ;
4 % (4 %) des conducteurs français et 16 % des hommes de 25 ans à 34 ans, conduisent après avoir fumé du cannabis ;
Parmi les Français qui déclarent qu’il leur arrive de conduire en état d’ébriété, 21 % ont déjà aussi conduit après avoir fumé du cannabis.
L’impact spectaculaire d’un accident ou d’un presque accident sur le comportement au volant :
Pourquoi attendre un drame pour adopter une conduite responsable ?
92 % des conducteurs français qui ont eu – ou failli avoir – un accident, ou qui ont eu un proche qui a été tué ou blessé grièvement dans un accident de voiture, ont fait évoluer leurs comportements au volant.
Parmi ces conducteurs :
o 85 % déclarent être plus vigilants sur la route (83 %) ;
o 81 % déclarent respecter plus strictement le code de la route (77 %) ;
o 33 % sont davantage stressés lorsqu’ils prennent la voiture (36 %) ;
o 25 % des Français déclarent éviter le plus possible de conduire suite à cette expérience (24 %).
Sécurité des intervenants sur autoroute : la connaissance de la règle du corridor de sécurité toujours insuffisamment respecté
Alors qu’en 2023, plus de deux fourgons d’intervention ont été percutés en moyenne chaque semaine sur le réseau autoroutier concédé français, la prise de conscience de ce risque encouru par les patrouilleurs et l’ensemble des intervenants sur autoroute, ainsi que le respect des règles du code de la route contribuant à leur sécurité, sont essentielles.
Or, malgré les campagnes de sensibilisation régulièrement déployées :
67 % des conducteurs français n’appliquent toujours pas systématiquement la règle du corridor de sécurité (-6 depuis 2020 ;
65 %). Ils sont même 19 % à ne pas connaître cette règle pourtant en vigueur depuis 2018 (-8 depuis 2020 ; 16 %) ;
52 % oublient de ralentir à l’approche d’une zone de travaux (-2 ; 52 %).
Ces résultats restent insuffisants et une réelle prise de conscience de ce risque par l’ensemble des conducteurs est impérative. Depuis 2022, 7 agents ont perdu la vie en intervention, dont très récemment, un patrouilleur de VINCI Autoroutes sur l’A8 à proximité de Nice.
Méthodologie de l’enquête :
Pour réaliser le Baromètre de la conduite responsable, Ipsos a interrogé du 19 février au 19 mars 2024, par Internet, 12 413 personnes âgées de 16 ans et plus, dont 2 413 Français et 1 000 personnes minimum dans chacun des 10 autres pays sondés (Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède). La représentativité de chaque échantillon est assurée par la méthode des quotas.
A propos de la Fondation d’entreprise VINCI Autoroutes
Créée en février 2011, la Fondation VINCI Autoroutes est à la fois un laboratoire, un observatoire et un outil d’information dédié à l’évolution des comportements. Investie depuis l’origine dans la promotion de la responsabilité individuelle et collective sur la route, elle a progressivement élargi son territoire d’action à l’éducation, au respect de l’environnement et à l’ouverture aux autres
par la lecture. Autant de traductions, pour tout un chacun, de l’aspiration à bien (se) conduire sur la route. Depuis 2022, la Fondation soutien également des projets de préservation et de restauration du patrimoine naturel dans les territoires.
Ses champs d’action :
– Faire progresser la recherche en finançant des recherches scientifiques innovantes dans différents champs des conduites à risques, du respect de l’environnement et de la lecture comme vecteurs d’amélioration des comportements et, dans le domaine du génie écologique, en mesurant l’impact dans la durée des actions de restauration des milieux naturels soutenues ;
– Sensibiliser le grand public en menant des campagnes d’information et de sensibilisation aux risques routiers, à la conduite responsable et à la préservation de l’environnement ;
– Soutenir des initiatives associatives et citoyennes en promouvant des projets en faveur d’une mobilité sûre, respectueuse des autres et de l’environnement et en accompagnant des projets de restauration écologique.
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