TOULON : Et maintenant, qu’allons-nous faire, que sera la v…
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TOULON : Et maintenant, qu’allons-nous faire, que sera la vie économique ?
Au lendemain d’une non-censure temporaire (rien n’est garanti pour l’avenir), quelles sont les réactions des syndicats patronaux, corroborant les inquiétudes de la base, des chefs d’entreprises ?
Dans un climat marqué par cette instabilité politique sans précédent, des tensions sociales et une situation économique dégradée, les organisations MEDEF et CPME tirent la sonnette d’alarme. Elles expriment une inquiétude croissante face à l’absence de réformes structurelles, à l’augmentation de la pression fiscale, ainsi qu’au manque de lisibilité de l’action publique.
Le MEDEF déplore un immobilisme politique qui freine les investissements, tant français qu’étrangers. Ses responsables rappellent que les entreprises ont besoin de visibilité à moyen et long terme pour planifier leur développement, alors que l’environnement actuel, caractérisé en particulier par les incertitudes budgétaires, l’endettement public croissant, l’instabilité gouvernementale, alimente une forme de paralysie économique.
De son côté, la CPME insiste sur les difficultés spécifiques aux TPE-PME : hausse des charges, complexification administrative, ralentissement de la consommation intérieure, mais aussi une réglementation perçue comme trop lourde, trop complexe. Elle alerte sur le manque de soutien à l’initiative privée, particulièrement dans les territoires, où les petites entreprises sont souvent les premières victimes de la conjoncture.
Les deux organisations convergent sur plusieurs points de vigilance :
· La hausse de la fiscalité (sur les entreprises, les dividendes, voire le capital), qui risque de nuire à la compétitivité.
· L’alourdissement du coût du travail, qui atteint déjà un niveau record.
· Le risque d’un repli sur soi politique et d’une forme de sacrifice des entreprises sur l’autel du compromis politique.
· L’urgence d’un réarmement productif et d’une simplification administrative pour libérer les énergies entrepreneuriales.
Les entrepreneurs, au-delà des grandes organisations, expriment également une lassitude et en corollaire une perte de confiance. Beaucoup redoutent un affaiblissement du tissu économique national, et certains reportent leurs projets de développement, d’embauches, ou envisagent de se tourner vers d’autres marchés.
MEDEF et CPME rappellent aussi que ce sont les entreprises qui créent la richesse, l’emploi, qui financent déjà en grande partie les politiques publiques via l’impôt et les cotisations, qui incarnent en définitive l’intérêt général.
En résumé, le message aux gouvernants est simple :
Laissez les entreprises travailler, entreprendre, se projeter !
SOURCE : UNION – La lettre patronale d’information(s).