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TOULON : Épidémie d’infections à Parvovirus B19

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Gilles Carvoyeur
26 Avr 2024

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TOULON : Épidémie d’infections à Parvovirus B19

Une épidémie d’infections à Parvovirus B19 touchant toutes les catégories d’âge et en particulier l’enfant a démarré en mai 2023 et poursuit son ascension en 2024 avec un pic qui n’a pas encore été atteint au mois de mars.

Le Dr Magalie Barbier, gynécologue-obstétricienne qui participe aux consultations de dépistage prénatal à l’hôpital Sainte-Musse, fait le point sur ce virus.

Quoi

Cette année, dans plusieurs pays dont la France, une épidémie de Parvovirus B19 (appelé aussi « 5e maladie » ou « mégalérythème épidémique ») circule, notamment chez les jeunes enfants. Des précautions et une surveillance particulières sont à prendre en compte pendant la grossesse.

Pourquoi

Ce virus, souvent anodin chez les enfants et les adultes qui le contractent (joues rouges avec éruptions cutanées, syndrome grippal, douleurs articulaires), peut s’avérer dangereux pour les fœtus en provoquant une fausse couche précoce ou une anémie du fœtus (manque de globules rouges). La transmission se fait par contact et par gouttelette. Il n’est pas évident de s’en protéger mais des mesures simples de protection des femmes enceintes en contact avec des enfants porteurs de ces symptômes peuvent limiter sa transmission (lavage de main, précaution lors du mouchage des enfants, ne pas partager les cuillères ou brosses à dent, porter un masque pour les professionnels de la petite enfance)

Qui

Les femmes enceintes en contact avec des enfants présentant des signes de 5e maladie sont donc concernées.

Quand

Lorsqu’une femme enceinte, quel que soit son terme, est en contact avec un enfant ayant des symptômes de 5e maladie, elle est invitée à prendre contact avec un professionnel de santé (sage-femme, gynécologue, médecin traitant). Une prise de sang permettra d’analyser si la patiente est immunisée (aucun risque pour le fœtus) ou si elle n’a jamais rencontré le virus. Si tel est le cas, elle sera suivie avec un contrôle de prise de sang ainsi qu’une surveillance échographique rapprochée pendant les 3 mois qui suivent l’infection si une contamination a finalement eu lieu. Une consultation spécialisée pourra lui être proposée.