TOULON : Énergie – La nouvelle stratégie 2026-2035 vi…
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TOULON : Énergie – La nouvelle stratégie 2026-2035 vivement critiquée par France Nature Environnement
France Nature Environnement dénonce la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, jugée insuffisante sur les renouvelables et la sobriété.
Publiée avec près de trois ans de retard, la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour la période 2026-2035, qui doit servir de feuille de route à la France pour sa transition, suscite de vives critiques. Selon l’association France Nature Environnement (FNE), ce plan, loin de préparer l’avenir, incarne un « choix énergétique dépassé », privilégiant un modèle nucléaire « coûteux et risqué » au détriment des énergies renouvelables et de la sobriété.
Une ambition revue à la baisse pour la sobriété et les renouvelables
Le premier grief adressé à la PPE concerne ses objectifs, jugés très en deçà des enjeux. Alors que la France s’était engagée à respecter l’objectif européen de 44 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030, la nouvelle programmation n’en prend pas le chemin. FNE pointe un « quasi abandon de l’éolien terrestre », la nouvelle stratégie privilégiant le renouvellement de parcs existants plutôt que la création de nouvelles installations.
Concernant le photovoltaïque, la PPE favorise les grands projets au sol, négligeant les projets citoyens et locaux qui, selon une alliance de douze organisations pour l’énergie locale, génèrent « deux à trois fois plus de retombées économiques locales ».
Mais la critique la plus sévère porte sur la sobriété énergétique, qualifiée de « parent pauvre » de la stratégie gouvernementale. FNE dénonce un « recul historique » : l’objectif de réduction de la consommation d’énergie finale d’ici 2030 est ramené à 18 % (par rapport à 2012), alors que l’engagement européen était de 30 %. Pour l’association, il s’agit d’un « renoncement pur et simple à l’ambition initiale », mettant en péril la transition écologique dans son ensemble.
Le nucléaire, « colonne vertébrale » d’un modèle critiqué
En parallèle de ce désengagement sur les renouvelables, la PPE 2026-2035 acte une « relance hasardeuse et coûteuse du nucléaire ». Le document confirme la construction de six nouveaux réacteurs EPR2 et envisage la possibilité d’en bâtir huit de plus après 2035. Il officialise également la prolongation de la durée de vie des réacteurs existants jusqu’à 60 ans.
Présenté par le gouvernement comme la « colonne vertébrale » de la production électrique française, ce choix est fondé, selon FNE, sur une « hypothèse optimiste que rien ne justifie sur le fonctionnement optimal des réacteurs actuels vieillissants ». L’association s’inquiète des investissements colossaux, estimés à plusieurs centaines de milliards d’euros, dont les modalités de financement restent floues.
Un processus jugé anti-démocratique
Au-delà du fond, FNE dénonce un déni de démocratie dans la méthode. La PPE a été adoptée par un simple décret le 12 février 2026, contournant ainsi le débat parlementaire et le vote quinquennal prévus par la loi énergie-climat de 2019. Pour l’association, cette démarche viole le droit à l’information et à la participation des citoyens sur un enjeu aussi majeur.
Cette pratique s’inscrirait dans une tendance plus large où les grandes orientations, comme la relance des EPR2 annoncée dès février 2022 lors du discours de Belfort, sont « actées sans que les citoyens ou les parties prenantes disposent d’une information complète ». FNE Var conclut que cette feuille de route sacrifie l’avenir en enfermant la France dans un système énergétique obsolète, fragile et déconnecté des réalités écologiques et économiques.
L’analyse complète de France Nature Environnement est disponible en ligne (https://lnk.pmlto-etao-3.ovh/nS4uHNy2PzfsDbMC9xmHk7NDAzXGYbKBa/114101100097099116105111110064112114101115115101097103101110099101046102114/c85P71600675/document.html).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

