TOULON : Don d’organes – Une simple conversatio…
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TOULON : Don d’organes – Une simple conversation pour sauver des milliers de vies
À l’occasion de la journée du 22 juin, l’Agence de la biomédecine lance un appel national pour encourager le dialogue sur le don d’organes.
À l’approche de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, fixée au 22 juin, l’Agence de la biomédecine lance une campagne de sensibilisation cruciale. Le message est simple mais vital : « Rappelez à vos proches que vous êtes donneur ». Car si 8 Français sur 10 se disent favorables au don de leurs organes post-mortem, seul un sur deux en a effectivement parlé à son entourage. Une absence de dialogue qui a des conséquences dramatiques, bloquant plus d’un tiers des prélèvements potentiels.
Localement, le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon – La Seyne-sur-Mer (C.H.I.T.S.), devenu ambassadeur de cette cause, se mobilise. La Coordination Hospitalière des dons d’organes et de tissus tiendra un stand d’information dans le hall de l’hôpital Sainte Musse le 22 juin dès 9 heures, pour sensibiliser le public, les patients et les professionnels de santé.
Un enjeu vital face à un taux d’opposition record
Les chiffres de 2025 illustrent l’urgence de la situation. Malgré 6 148 greffes réalisées grâce à la générosité de 1 590 donneurs, 23 294 patients restaient en attente au 1er janvier 2026. Pire encore, 966 personnes sont décédées faute d’avoir pu recevoir un greffon à temps. La principale cause de ce manque est le taux d’opposition au don, qui a atteint 37 % en 2025, et jusqu’à 50 % dans certaines régions.
Ce refus est le plus souvent exprimé par les proches, qui, dans le doute et la douleur, préfèrent s’abstenir faute de connaître la volonté du défunt. Pourtant, selon la loi Cavaillet de 1976, tout citoyen est présumé donneur, sauf s’il a exprimé son refus de son vivant. L’Agence de la biomédecine rappelle qu’un recul de seulement 1 % du taux d’opposition permettrait de réaliser 100 greffes supplémentaires chaque année.
« Nous pouvons tous, quel que soit notre âge et quel que soit notre état de santé, donner un ou plusieurs organes, comme nous pouvons tous avoir besoin d’une greffe un jour », rappelle Marine Jeantet, directrice générale de l’Agence de la biomédecine.
Briser le tabou : une campagne nationale et des actions de terrain
Pour encourager cette conversation essentielle, l’Agence de la biomédecine déploie une campagne d’envergure. Des spots télévisés et radio diffuseront des témoignages poignants, tandis que les réseaux sociaux seront animés par l’opération « Les Zorganes » et la mobilisation de personnalités autour du ruban vert, symbole de la cause. Une action marquante est prévue à Paris le 22 juin, avec la formation d’un ruban vert humain géant sur le Pont d’Iéna.
Au sein du C.H.I.T.S., les équipes de la Coordination Hospitalière, qui organisent près de 300 prélèvements par an, jouent un rôle clé dans la sensibilisation et l’accompagnement des familles. Leur mission est de recenser les donneurs potentiels, d’organiser les prélèvements dans le respect du défunt et d’accompagner les proches dans leur deuil.
« Le don d’organes et la greffe, c’est un véritable enjeu de santé publique, une priorité nationale et une priorité pour l’hôpital – mais c’est aussi un sujet où chacun peut, à son niveau, changer la donne », souligne Stéphanie Rist, ministre de la Santé.
Six informations essentielles à connaître
Face aux nombreuses idées reçues, l’Agence de la biomédecine clarifie plusieurs points fondamentaux :
1. La parole prime : En l’absence d’inscription au registre national des refus, les proches sont systématiquement consultés. La carte de donneur n’a aucune valeur légale, seule la parole transmise compte.
2. Pas de limite d’âge : On peut donner ses organes même après 80 ans. C’est l’état des organes qui est déterminant, pas l’âge civil.
3. Équité et urgence : L’attribution des greffons se fait selon des critères médicaux stricts et transparents, en priorisant les patients dont l’état est le plus critique.
4. Respect du corps : Le prélèvement est un acte chirurgical réalisé avec le plus grand soin. Le corps est ensuite restauré et rendu à la famille pour les rites funéraires.
5. Compatibilité religieuse : Les trois grandes religions monothéistes autorisent le don d’organes, le considérant comme un acte de générosité.
Pour toute information, un seul site officiel de référence est à consulter et à partager : dondorganes.fr.
À propos de l’Agence de la biomédecine
L’Agence de la biomédecine est une agence nationale créée par la loi de bioéthique de 2004. Elle encadre et promeut les activités liées au prélèvement et à la greffe d’organes, de tissus et de cellules.
L’agence exerce également ses missions dans les domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines. Elle met tout en œuvre pour que chaque malade reçoive les soins dont il a besoin, dans le respect absolu des règles de sécurité sanitaire, d’éthique et d’équité.
Plus d’informations sont disponibles sur son site : www.agence-biomedecine.fr.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


