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TOULON : Découverte d’une épave du XVIe siècle au large de…

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TOULON : Découverte d’une épave du XVIe siècle au large de Ramatuelle

Une découverte archéologique majeure au large de Ramatuelle révèle une épave du XVIe siècle.

Le mardi 4 mars 2025, une équipe du Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (CEPHISMER) de la Marine nationale a découvert une épave non cartographiée à plus de 2500 mètres de profondeur au large de Ramatuelle. Cette découverte fortuite, réalisée lors d’une opération militaire de maîtrise des fonds marins, a révélé un navire de commerce datant du XVIe siècle, riche en céramiques et autres artefacts.

Une mission régalienne de la Marine nationale

L’épave a été découverte grâce à un engin autonome sous-marin (AUV) de la société Exail, déployé depuis le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) Loire. Les images recueillies ont permis d’identifier une épave non répertoriée, qui a ensuite été inspectée visuellement à l’aide de la caméra de l’AUV. Les données ont été transmises au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) pour expertise.

Quelques semaines plus tard, une seconde plongée a été réalisée avec un véhicule téléopéré sous-marin (ROV) de la société Louis-Dreyfus Travocean, permettant de recueillir des images et des vidéos en couleurs d’excellente qualité. Ces opérations ont été menées sans contact avec l’épave pour préserver son intégrité.

Camarat 4 : une épave d’époque moderne

Nommée Camarat 4, cette épave s’étire sur 30 mètres de long et 7 mètres de large. Elle est vraisemblablement un navire de commerce du XVIe siècle, caractérisé par une cargaison de céramiques. Parmi les artefacts découverts, on trouve des pichets polychromes en faïence, ornés de motifs variés, et une centaine d’assiettes. D’autres objets, tels que des ancres et des canons, ont également été identifiés.

Une perspective d’études inédite

Camarat 4 représente une opportunité unique de recherche. Jamais un bien culturel maritime n’avait été inventorié à une telle profondeur dans les eaux sous juridiction française. Les premières perspectives d’études incluent l’exploration des abords du site, la photogrammétrie complète de l’épave et des prélèvements ciblés de mobiliers. Ces études seront réalisées avec le concours d’un collège d’experts, incluant archéologues, céramologues et spécialistes de l’architecture navale.

Des actions de valorisation, telles que la modélisation 3D et des expositions, sont également envisagées. Cette découverte offre une nouvelle étape dans l’exploration des abysses et le développement de l’expertise des unités spécialisées de la Marine nationale et du Drassm.

Le Drassm : un acteur clé de la recherche archéologique sous-marine

Le Drassm, service à compétence nationale du ministère de la Culture, a pour mission de mettre en œuvre la politique de l’État en matière de gestion du patrimoine et de recherche archéologique. Il explore, étudie, valorise et protège le patrimoine archéologique littoral et maritime de l’ensemble des eaux marines sous juridiction française. Doté d’équipements à la pointe de la technologie, il est une référence dans le milieu de la recherche archéologique sous-marine.

Pour plus d’informations, consultez le site de la Préfecture Maritime de la Méditerranée : Préfecture Maritime de la Méditerranée.