Passer au contenu principal

TOULON : Christophe LUCAS fixe le cap de l’action de…

Partager :

TOULON : Christophe LUCAS fixe le cap de l’action de l’État en mer pour 2026

Le préfet maritime a fixé la feuille de route 2026 de l’État en mer, alliant lutte contre le narcotrafic et gestion des nouveaux usages maritimes.

La Conférence maritime régionale (CMR) de la zone Méditerranée s’est tenue à Toulon le mercredi 27 mai dernier, sous la présidence du vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée. Cet événement annuel, ouvert par Xavier Ducept, secrétaire général de la mer, a rassemblé les principaux services de l’État impliqués dans l’action de l’État en mer (AEM) afin de définir les grandes orientations pour l’année à venir.

De nombreux hauts responsables étaient présents, dont les préfets de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Var et du Gard, le procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, ainsi que les directrices des Parcs nationaux de Port-Cros et des Calanques. Cette mobilisation illustre la complexité et l’importance des enjeux maritimes en Méditerranée.

Des enjeux régaliens renforcés face aux nouvelles menaces

Les missions de souveraineté ont constitué le premier axe de discussion. Le Service garde-côte des douanes (SGCD) a présenté sa stratégie de lutte contre le trafic de stupéfiants, confronté à des modes opératoires de plus en plus sophistiqués de la part des narcotrafiquants.

Par ailleurs, l’émergence de nouvelles activités en mer a été longuement abordée. La mise en service récente de parcs pilotes d’éoliennes flottantes et la perspective de parcs commerciaux de grande envergure imposent une adaptation de la réglementation pour garantir la sécurité et la sûreté des usages. Les travaux en cours visant à intégrer les polices municipales en soutien des services de l’État pour l’ordre public en mer ont également été évoqués.

Gestion des risques et coopération internationale

Le second volet des échanges a porté sur la gestion des crises et le développement de l’espace maritime. Trois axes de travail majeurs ont été définis pour l’organisation de la réponse de sécurité civile (ORSEC) : l’intégration des nouveaux dangers en Méditerranée, l’identification de ports refuges en cas d’incident majeur et la clarification des doctrines d’intervention lors des journées d’aide médicale en mer.

L’importance de la coopération transfrontalière a été soulignée par l’intervention de José C. Maraver Romero, chef du centre de sauvetage maritime de Tarifa en Espagne. Sa présentation du projet « SmarAI » a illustré la volonté de renforcer les synergies opérationnelles entre les pays riverains pour une meilleure efficacité collective.

Une activité judiciaire et environnementale en plein essor

Le vice-procureur en charge de la juridiction du littoral spécialisée (JULIS) a dressé un bilan de l’activité du tribunal maritime de Marseille. Celle-ci a connu une croissance exponentielle, passant de 4 audiences mensuelles en 2020 à 12 aujourd’hui, avec déjà 100 affaires jugées en 2025.

Sur le plan environnemental, la protection des herbiers de posidonie demeure une priorité absolue, tandis que le secteur de la croisière durable connaît un développement continu, posant de nouveaux défis en matière de régulation et de surveillance.

L’interface terre-mer, clé de voûte de l’action de l’État

En conclusion, le préfet maritime Christophe Lucas a insisté sur la nécessité d’une approche pluridisciplinaire et d’une coopération fluide entre toutes les administrations. Il a rappelé que la qualité de l’interface terre-mer constitue le socle d’une gestion maritime intégrée et performante, nécessitant une coordination étroite et permanente entre tous les acteurs concernés pour répondre efficacement aux défis actuels et futurs en Méditerranée.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).