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TOULON : Assemblée de la Terre – France, une dynamiqu…

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TOULON : Assemblée de la Terre – France, une dynamique nationale pour refonder les Objectifs de Développement Durable (ODD)

L’Assemblée de la Terre – France : une dynamique nationale pour refonder les Objectifs de Développement Durable (ODD) – APPEL A MOBILISATION DE TOUS LES ACTEURS.

Dans le prolongement des résolutions et des rapports de l’Organisation des Nations Unies sur l’harmonie avec la Nature, des Assemblées de la Terre sont appelées à se constituer à travers le monde. Portée par deux enseignants-chercheurs de l’Université de Toulon, l’Assemblée de la Terre – France a pour but de repenser de manière écocentrée les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.

Adoptés par les Nations Unies en 2015, les ODD dépassent le seul cadre des enjeux purement environnementaux pour couvrir les notions de biodiversité, d’énergie, d’eau, de pauvreté, d’égalité des sexes, de prospérité économique ou encore de paix, d’agriculture, d’éducation, etc.

Prenant en compte le multiculturalisme qui caractérise notre monde, les Assemblées de la Terre sont l’occasion de participer à l’élaboration des prochaines lignes directrices pour inscrire notre planète dans un modèle de fonctionnement plus ambitieux et respectueux de l’ensemble du vivant.

Une démarche scientifique, ouverte et territorialisée.

En raison de leurs travaux à vocation internationale et de leur expertise sur le sujet, Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’Université de Toulon, ont été spécifiquement désignés par Maria Mercedes Sanchez, la fondatrice du programme Harmony with Nature de l’ONU, pour coordonner l’élaboration et le déroulement de l’Assemblée de la Terre – France.

La démarche repose sur une méthodologie rigoureuse, associant rigueur académique et conscience citoyenne, avec actuellement l’audition d’acteurs de terrain et de la recherche.

L’Assemblée de la Terre-France, qui s’inscrit dans une dynamique nationale, a été lancée le 2 juillet 2025 au sein de l’Université de Toulon. Elle marque le point de départ des Assemblées de la Terre qui tendent à la réécriture écocentrée des ODD. Des lettres d’intention relatives à la mise en œuvre de telles Assemblées ont déjà été communiquées en provenance de l’Allemagne, du Brésil, de l’Espagne, de l’Équateur, des États-Unis, du Mexique…

En France, des échanges approfondis ont été engagés avec des nombreuses personnalités qui agissent au sein de structures publiques ou privées, parmi lesquelles : la ville de Paris, (dont les observatoires en santé environnementale et de la biodiversité, mais aussi la mission « animal en ville »), le Parc national des Calanques (Marseille), l’Office français de la biodiversité (Brest), la Métropole de Lyon ou encore le Conseil départemental des Côtes-d’Armor (Saint-Brieuc).

Des auditions sont également prévues ou en cours avec la directrice de la WWF France, le président du Parc national de la Guadeloupe, des membres de l’Office national des forêts et des directeurs d’établissements de l’EPF (école d’ingénieurs généraliste et polytechnique, ex-École Polytechnique Féminine, sites de Montpellier, Saint Nazaire, Cachan) ou encore avec la présidente de l’Eurométropole de Strasbourg et son équipe.

Ces acteurs ont notamment partagé les actions et mesures concrètes mises en œuvre par leurs institutions pour faire face aux changements climatiques, tout en identifiant les freins rencontrés, ainsi que les leviers envisagés pour les dépasser. À l’issue de chaque audition, un compte rendu officiel et public est systématiquement établi. Cette transparence vise à faire circuler les idées, les initiatives et les bonnes pratiques, et à nourrir une réflexion collective à l’échelle nationale.

Une place centrale donnée à la jeunesse.

En parallèle, l’Assemblée de la Terre accorde une attention particulière à la parole des jeunes générations. Des dispositifs de participation sont déployés (murs d’intentions, capsules vidéos, productions graphiques ou artistiques…), notamment dans le cadre éducatif. Le processus est déjà engagé dans les Vosges, avec près de 70 établissements scolaires impliqués.

Un rendez-vous est également prévu en janvier avec l’ensemble des chefs d’établissements du réseau éducatif de la Compagnie Marie Notre Dame, qui regroupe 213 écoles maternelles et élémentaires, 10 collèges et 8 lycées, dont deux agricoles, répartis sur l’ensemble du territoire national.

Appel à contributions et prochaines étapes.

L’Assemblée de la Terre – France demeure ouverte à toutes les expertises et initiatives, qu’elles soient portées par des citoyens, des associations, des collectivités ou d’autres institutions publiques et privées. Un formulaire de contact est disponible en ligne afin de recueillir et valoriser ces contributions dans la rubrique « Soyez relais » en haut à droite de la page. Les inscriptions restent par ailleurs ouvertes tout au long du processus.

Le prochain rendez-vous en présentiel, fixé au 2 juillet 2026, permettra de dresser un premier bilan de cette phase de concertation consacrée à la « Nature » avant l’ouverture de la deuxième phase, consacrée aux « objectifs sociétaux ».

Par cette démarche, l’Université de Toulon réaffirme son engagement en faveur d’une science au service du débat public, capable d’accompagner la transformation écologique, sociale et sanitaire des territoires, en France et au-delà.