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TOULON : « A l’hôpital Sainte-Musse, qui compte sur nous » ?
Le patient qui attend des soins de qualité, l’agent hospitalier, le médecin qui souhaite exercer son métier dans de bonnes conditions, la société qui attend une gestion efficace des ressources qu’elle confie selon Yann Le Bras, le directeur du CHITS.
Son constat traduit les 3 piliers et les 3 enjeux qui guident l’action de l’institution : la qualité des soins, la qualité de vie au travail et l’efficience, notamment économique.
Ainsi, cette action s’est illustrée par la mobilisation des équipes pour faire face à la conjugaison pendant les fêtes et, en ce début d’année, d’un besoin exceptionnel de soins non programmés pour des patients nécessitant parfois des prises en charges lourdes, une épidémie de grippe et de virus hivernaux très forte et une offre de soins insuffisante en dehors des établissements de santé et de certains acteurs de ville avec de nombreux centres de soins non programmées et cabinets de ville fermés.
PLAN BLANC
Pourtant, les hôpitaux et les établissements de santé, en lien avec l’ARS, se préparent pendant plusieurs semaines à ces périodes et sont capables de déclencher un plan blanc pour surmonter un épisode exceptionnel.
Toujours selon Yann Le Bras : « Il nous faut tirer des enseignements de ces périodes très éprouvantes pour les patients et pour les équipes et je salue leur implication sans faille.
Combien de temps encore, malgré cette préparation et cette mobilisation, laissera-t-on les hôpitaux et quelques cabinets ouverts et SOS médecins seuls pendant les fêtes ou au mois d’août face aux besoins des patients sans régulation de l’offre de ville et des congés et fermetures de cabinets ?
Combien de temps encore ne serons-nous pas capables d’améliorer drastiquement les taux de vaccination pour protéger les patients et nos structures là où nous avons réussi pour la bronchiolite ? Il est urgent de traiter ces enjeux de fond sans préjugé ni parti pris », s’interroge, encore, le directeur.
Évoquant le contexte dans lequel évolue l’hôpital, il ajoute : « Besoins et attentes des patients en constante évolution, démographie médicale qui restera durablement en tension, contraintes budgétaires et économiques majeures.
Ce contexte est difficile et pèse sur le quotidien comme sur la soutenabilité et les choix de nos institutions avec des marges de manœuvre limitées pour y remédier.
Mais cette période est aussi une source de défis passionnants, une opportunité de construire un système de santé nouveau, fondé davantage sur la pertinence des soins, sur les innovations médicales et organisationnelles, les nouveaux métiers, de nouvelles coopérations entre acteurs. Dans d’autres temps dans l’histoire contemporaine, les contraintes n’ont pas manqué, parfois encore plus lourdes et des communautés, des leaders ont pensé des systèmes nouveaux, ont su s’adapter. Avec lucidité, pragmatisme et également optimisme » !
NOMBREUX DEFIS
Ainsi en 2024, le CHITS a relevé de nombreux défis comme le rappelle encore le directeur : « Nous avons rouvert, il y a un an, nos lits d’hospitalisation fermés en gériatrie, retrouvé un plein capacitaire après les perturbations de l’après-crise sanitaire, relancé l’activité qui augmente de plus de 5%, marquant la mobilisation des équipes et la confiance de la population. Le bloc opératoire a progressivement retrouvé sa pleine ouverture grâce au travail du conseil de bloc et à la mobilisation des énergies autour des métiers en tension.
Le travail autour de la qualité s’est poursuivi avec les suites à donner à une certification haute qualité des soins par la HAS avec des actions poursuivies et une certification ISO dans de nombreux secteurs et bientôt l’évaluation externe de différents secteurs dont les activités portées à Clemenceau à La Garde ».
« La vitalité du développement médical de notre institution s’est confirmée avec 120 internes et docteurs juniors accueillis lors des derniers semestres et, de manière universitaire, consolidée pour la filière pôle psychiatrique avec un professeur associé de territoire depuis 2 ans qui porte tous ses fruits en termes d’enseignement et de recherche.
Les réalisations ont été très nombreuses, certaines dans le cadre du projet d’établissement commun CHITS-CHH à l’horizon 2027 qui est arrivé à mi étape », conclut Yann Le Bras.


