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TANNERON : Thomas TRINTIGNAC, l’ancien coach sportif sur le…

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TANNERON : Thomas TRINTIGNAC, l’ancien coach sportif sur les traces du grand-père

Au cœur de l’hiver, la Côte d’Azur se pare d’un soleil nouveau.

Celui des mimosas en fleurs. Dès la fin décembre et jusqu’au début du mois de mars, les collines du Tanneron s’embrasent de jaune, les vallons s’illuminent d’un éclat tendre et l’air se parfume d’un souffle chaud et poudré.

Bienvenue sur la Route du Mimosa, le plus doux des itinéraires d’hiver de Bormes-les-Mimosas à Tanneron, 8 communes -du Var et des Alpes-Maritimes- célèbrent la plus lumineuse des fleurs d’hiver. L’occasion de troquer les doudounes contre les lunettes de soleil !

Sur la Côte d’Azur, l’hiver n’est pas une saison, c’est un état d’âme. On y roule les fenêtres ouvertes et l’air porte un parfum d’or. Pour les gourmands, le mimosa se décline en glaces, en sirops, en douceurs sucrées.. Dans les maisons, il s’invite sous forme de bougies et de parfums d’ambiance… On se perd dans les ruelles des villages, sur les sentiers, à la rencontre des mimosistes… Et quand on repart, on peut garder sur soi quelque chose de cette lumineuse Côte d’Azur, comme un éclat d’or coincé entre deux pages de carnet et une promesse de printemps.

LES VILLES DE LA ROUTE DU MIMOSA :

Bormes-Les Mimosas

Rayol-Canadel sur Mer

Sainte-Maxime

Saint Raphael

Tanneron (Pays de Fayence)

Mandelieu-La Napoule

Pégomas

Grasse (Pays de Grasse)

Avec le précieux soutien de COTE D’AZUR FRANCE TOURISME et VAR TOURISME.

Thomas Trintignac, l’ancien coach sportif sur les traces du grand-père

L’appel du grand air a gagné. Attiré par l’agriculture, il voulait travailler la terre. Être dans la nature et au milieu des arbres. C’est chose faite depuis 2022. Thomas Trintignac est un jeune producteur de mimosa « autodidacte » et fier de l’être. Pourtant, il n’en avait pas vraiment pris le chemin. « J’ai un master en préparation physique, explique-t-il. Petit à petit, j’ai quitté le coaching et commencé l’agricole pour ne plus jamais le quitter… » Aujourd’hui, le trentenaire et son épouse Clara Dufau exploitent environ six hectares sur des terres à Pégomas, dans les Alpes-Maritimes et plus récemment à Tanneron dans le Var. A eux deux, ils récoltent environ qutre tonnes par an. Le mimosiste a commencé l’écriture de son destin aux pompons jaunes avec des parcelles de son grand-père Julien Abello qui a « acheté sa première exploitation dans les années 50 où il travaillait le mimosa mais a aussi été l’un des premiers à planter de l’eucalyptus ». Thomas Trintignac a appris le métier sur le tas.

D’abord en regardant. Puis en écoutant. Avant d’expérimenter. «Tout ce qui est système d’irrigation, j’avais vu ça en 26 allant souvent sur l’exploitation lorsque j’étais jeune ado, confie-t-il. Pour la taille, c’est mon grand-père qui m’a montré quand j’ai repris les terres. Il avait 95 ans. Ma mère m’a aussi aidé.» La production du couple part essentiellement chez des grossistes pour l’ornementation. Mais la vente directe aux particuliers, grâce à l’apport des réseaux sociaux, croît tranquillement. Même si ce végétal peut parfois faire des siennes lorsque le climat s’en mêle (poussant le couple à se diversifier avec un projet de développement de plantes aromatiques), pas question de jeter le mimosa aux orties assure-t-il : « J’ai commencé dans l’agricole par amour pour lui, c’est l’histoire de ma famille, j’y tiens et je veux le développer. »

Pour l’avenir, il a même un plan d’actions. Jusqu’à présent, il ne cultivait pratiquement que du mirandole, à la floraison précoce. D’ici peu, il aura également du gaulois astier. « Les arbres ont 60-70 ans. Ils avaient été plantés par le grand-père car à l’époque il en vendait énormément à Noël avant que ce soit la mode du rouge et blanc pour cette fête. L’idée, c’est de changer notre fusil d’épaule avec des variétés plus tardives », argumente Thomas Trintignac. Plus que jamais, il en est convaincu, le mimosa représente « une plante d’avenir, une fleur d’hiver, de cœur, amenant en plus du tourisme dans la région. »