TANNERON : Jean-Baptiste Ristorto TRABAUD, les touristes au…
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TANNERON : Jean-Baptiste Ristorto TRABAUD, les touristes aux champs
Au cœur de l’hiver, la Côte d’Azur se pare d’un soleil nouveau.
Celui des mimosas en fleurs. Dès la fin décembre et jusqu’au début du mois de mars, les collines du Tanneron s’embrasent de jaune, les vallons s’illuminent d’un éclat tendre et l’air se parfume d’un souffle chaud et poudré.
Bienvenue sur la Route du Mimosa, le plus doux des itinéraires d’hiver de Bormes-les-Mimosas à Tanneron, 8 communes -du Var et des Alpes-Maritimes- célèbrent la plus lumineuse des fleurs d’hiver. L’occasion de troquer les doudounes contre les lunettes de soleil !
Sur la Côte d’Azur, l’hiver n’est pas une saison, c’est un état d’âme. On y roule les fenêtres ouvertes et l’air porte un parfum d’or. Pour les gourmands, le mimosa se décline en glaces, en sirops, en douceurs sucrées.. Dans les maisons, il s’invite sous forme de bougies et de parfums d’ambiance… On se perd dans les ruelles des villages, sur les sentiers, à la rencontre des mimosistes… Et quand on repart, on peut garder sur soi quelque chose de cette lumineuse Côte d’Azur, comme un éclat d’or coincé entre deux pages de carnet et une promesse de printemps.
LES VILLES DE LA ROUTE DU MIMOSA :
Bormes-Les Mimosas
Rayol-Canadel sur Mer
Sainte-Maxime
Saint Raphael
Tanneron (Pays de Fayence)
Mandelieu-La Napoule
Pégomas
Grasse (Pays de Grasse)
Avec le précieux soutien de COTE D’AZUR FRANCE TOURISME et VAR TOURISME.
Jean-Baptiste Ristorto Trabaud, les touristes aux champs
Y flâner se mérite. Après deux kilomètres de piste capricieuse et de virages gaillards à travers la splendide forêt du massif du Tanneron, bienvenue sur les terres de Jean-Baptiste Ristorto Trabaud. Laissez porter votre regard vers l’horizon et les Préalpes-d’Azur. Vous voilà fin prêt à découvrir le domaine du jeune homme de 24 ans qui cultive environ 5 hectares de mimosa avec sa compagne Alice Sortet. Cet exploitant a rejoint tout récemment les rangs de la nouvelle génération décidée à faire perdurer (et bousculer à sa manière) le métier de mimosiste. Son profil est atypique. Il a terminé son cursus bac+5 à l’école internationale de commerce Skema puis s‘est lancé, en 2021, à temps plein dans la profession, sur les terres de ses grands-parents. « J’ai commencé comme ça sans avoir un projet, pour me faire un peu d’argent.
Je venais tous les week-ends, les vacances, parfois le matin avant d’aller en cours. Je me disais pourquoi ne pas reprendre leur affaire, mais je préférais avoir un bagage à côté », confie JeanBaptiste Ristorto Trabaud. Tout n’est pas affaire de hasard, évidemment. Ces terres aux caractéristiques si favorables à la culture des pompons jaunes et de l’eucalyptus ont été acquises par sa grand-mère Lucienne Trabaud et son mari en 1990. Après avoir planté de nouveaux arbres, le couple a très 25 rapidement pu écouler sa production dans une coopérative à destination de la Hollande. Le début d’une belle histoire qui a sauté une génération en attendant que les nouvelles pousses récupèrent le sécateur et rouvrent l’exploitation. Au vu de son cursus et de son jeune âge, Jean-Baptiste Ristorto Trabaud est logiquement lancé dans une opération modernisation. « On a commencé avec des grossistes locaux puis les fleuristes en direct et la Hollande en livrant en camions réfrigérés, explique-t-il. Un peu de mimosa sauvage part également en parfumerie. »
Le jeune homme a un credo qui le passionne : l’ouverture au grand public. Il organise des visites sur place s’appuyant, notamment, avec une association de 4×4 afin d’accompagner le public jusqu’à l’exploitation. « C’est un complément, dit-il. On accueille les gens avec un petit-déjeuner, leur explique l’histoire de la famille. Ils voient notre travail, la forcerie, les champs durant une heure et demie. Ils peuvent participer, on leur donne des bouquets. » L’orientation touristique de cette PME n’en est qu’à ses balbutiements. « On veut appuyer sur ça, c’est un rêve. J’adore transmettre le métier même si je ne le fais pas depuis longtemps ». Une façon, avoue-t-il, « de sortir de la routine » et pour les visiteurs, venus parfois de loin, de prendre sereinement la clef des champs.