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TANNERON : Florian PICHENY, graine de pépiniériste en mimosa

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TANNERON : Florian PICHENY, graine de pépiniériste en mimosa

Au cœur de l’hiver, la Côte d’Azur se pare d’un soleil nouveau.

Celui des mimosas en fleurs. Dès la fin décembre et jusqu’au début du mois de mars, les collines du Tanneron s’embrasent de jaune, les vallons s’illuminent d’un éclat tendre et l’air se parfume d’un souffle chaud et poudré.

Bienvenue sur la Route du Mimosa, le plus doux des itinéraires d’hiver de Bormes-les-Mimosas à Tanneron, 8 communes -du Var et des Alpes-Maritimes- célèbrent la plus lumineuse des fleurs d’hiver. L’occasion de troquer les doudounes contre les lunettes de soleil !

Sur la Côte d’Azur, l’hiver n’est pas une saison, c’est un état d’âme. On y roule les fenêtres ouvertes et l’air porte un parfum d’or. Pour les gourmands, le mimosa se décline en glaces, en sirops, en douceurs sucrées.. Dans les maisons, il s’invite sous forme de bougies et de parfums d’ambiance… On se perd dans les ruelles des villages, sur les sentiers, à la rencontre des mimosistes… Et quand on repart, on peut garder sur soi quelque chose de cette lumineuse Côte d’Azur, comme un éclat d’or coincé entre deux pages de carnet et une promesse de printemps.

LES VILLES DE LA ROUTE DU MIMOSA :

Bormes-Les Mimosas

Rayol-Canadel sur Mer

Sainte-Maxime

Saint Raphael

Tanneron (Pays de Fayence)

Mandelieu-La Napoule

Pégomas

Grasse (Pays de Grasse)

Avec le précieux soutien de COTE D’AZUR FRANCE TOURISME et VAR TOURISME.

Florian Picheny, graine de pépiniériste en mimosa

« Mon enfance, c’était la colline, le mimosa, nettoyer les terrains… ». En janvier 2024, à presque 40 ans, Florian Picheny a décidé de relancer l’exploitation lancée par le grand-père maternel, Jean Lanza. « Il est mort, j’avais neuf ans. Un jour m’a grand-mère m’a dit « c’est dommage, tu étais petit quand il est décédé, sinon on aurait continué tous les deux. Cette phrase est restée en moi », explique-t-il. Florian Picheny a pourtant pris un autre chemin, durant quinze ans de bâtiment, loin des champs. Mais il a bousculé les choses après son divorce « décidé à avoir une seconde vie et faire ce que (je) voulais faire ».

L’homme s’attèle, depuis, à nettoyer les terrain d’1,5 hectare à Mandelieu sur le massif du Tanneron. Et compte bien s’illustrer dans la filière en devenant pépiniériste en mimosa. « Mon grand-père cultivait du quatre saisons et il greffait du gaulois et du sainte-hélène. Il les vendait. Je veux faire comme lui car je n’ai pas assez de volume, à cette heure, pour vivre de la fleur. » Le projet en est à ses débuts. Il prépare donc ses semis de mimosa quatre saisons (retinodes) qui seront ensuite greffés sur un pied mère.

L’ambition est de produire des végétaux de plusieurs variétés tels du gaulois, du sainte-hélène et du covenyi à destination des particuliers et peut-être de professionnels. Le business plan « de ce pari risqué », reconnaît-il, s’étoffera au rythme des réussites et de ce que la nature voudra bien accorder. En attendant, il s’appuie sur un geste ancestral, peut-être inné qui sait, en se formant sur le tas comme souvent dans cette profession : « J’ai appris à greffer tout seul, avec le couteau de mon grand-père. Ce n’est pas encore joli mais ça marche et cela va devenir joli ! ».