STRASBOURG : Souveraineté Numérique – Le consortium Æ…
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STRASBOURG : Souveraineté Numérique – Le consortium ÆTHER lance un projet d’« AI Gigafactories »
Le consortium ÆTHER, réunissant des leaders industriels, se lance dans la construction de « AI Gigafactories » près de Strasbourg pour l’Europe.
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Un nouvel acteur majeur émerge sur la scène technologique européenne. Le consortium « ÆTHER », qui rassemble des leaders de l’énergie, de la construction, du cloud, des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle (IA), a officialisé ce mercredi 8 juillet sa candidature à l’appel d’offres de la Commission Européenne pour une « AI Gigafactory ». L’objectif est clair : affirmer la souveraineté numérique et industrielle du continent en démontrant sa capacité à maîtriser toute la chaîne de valeur des infrastructures d’IA.
Un double campus alsacien comme point de départ
Pour concrétiser cette ambition, la société AETHER Infrastructures, qui porte le projet, a annoncé être en négociations très avancées pour l’acquisition de deux sites industriels dans la région de Strasbourg. Ces sites sont destinés à accueillir les premières usines européennes de production de calcul d’intelligence artificielle.
Le premier centre, baptisé FR-SXB1, pourrait démarrer ses opérations courant 2027, sous réserve de la finalisation de l’acquisition du site avant fin octobre 2026. Le second, FR-SXB2, suivrait quelques mois plus tard, avec une acquisition attendue avant la fin de l’année 2026. Les deux campus démarreront avec une puissance électrique cumulée de 42 MW, qui devrait être portée à environ 82 MW dans les douze mois suivants. L’ambition à terme est d’atteindre une capacité supérieure à 400 MW, une montée en puissance conditionnée par les études de RTE attendues fin juillet 2026.
Situé au cœur de l’axe économique rhénan et à proximité des institutions européennes, ce projet vise à devenir une des infrastructures d’IA les plus avancées d’Europe.
Cinq engagements pour une IA souveraine et durable
Le projet ÆTHER repose sur un socle de cinq engagements structurants. Le premier est environnemental, avec une politique de « zéro artificialisation nette » garantie par la réhabilitation de friches industrielles existantes, un chantier confié à des experts comme Nhood, Demathieu Bard et Equans.
Le deuxième engagement porte sur la réindustrialisation de la chaîne de valeur du calcul haute performance. Des entreprises comme 2CRSi, Axelera AI et SiPearl fourniront des dizaines de milliers de processeurs et d’accélérateurs européens.
Le troisième pilier est énergétique. Le consortium vise une alimentation entièrement décarbonée grâce à des partenaires comme le groupe ÉS (Électricité de Strasbourg), Socomec, Projex et Haffner Energy, qui développeront des solutions de production et de gestion d’énergie bas-carbone.
Le quatrième engagement garantit une souveraineté complète des données, dont l’exploitation sera confiée à des opérateurs européens comme Viridien et Dassault Systèmes via sa marque OUTSCALE. Enfin, le cinquième engagement vise une intégration territoriale forte, avec le soutien déjà affirmé de la Région Grand Est et de l’Eurométropole de Strasbourg, qui voient dans ce projet un levier de développement économique et de création d’emplois.
Une alliance stratégique pour l’Europe
Les dirigeants des entreprises fondatrices partagent une vision commune de l’enjeu stratégique que représente l’IA pour le continent.
« L’intelligence artificielle représente une opportunité historique de réindustrialisation pour l’Europe. Avec ÆTHER, nous démontrons que notre continent dispose déjà de toutes les compétences nécessaires pour bâtir ses propres infrastructures stratégiques », déclare Alain Wilmouth, Président de 2CRSi et initiateur du consortium.
« En combinant les microprocesseurs haute performance de SiPearl aux accélérateurs d’Axelera AI dans les serveurs haute densité de 2CRSi, nous offrirons une solution matérielle complète pour traiter les charges de travail d’IA les plus exigeantes, la souveraineté en plus ! », explique Philippe Notton, CEO et fondateur de SiPearl.
« La souveraineté européenne en matière d’intelligence artificielle dépendra aussi de notre capacité à maîtriser l’énergie qui alimente ces infrastructures critiques. En rejoignant ÆTHER, SOCOMEC souhaite contribuer à bâtir un modèle d’AI Gigafactory souverain, résilient et durable », ajoute Michel Krumenacker, CEO de SOCOMEC.
Ce projet alsacien n’est que la première étape d’un réseau européen d’AI Gigafactories destiné à répondre aux besoins de tous les secteurs stratégiques du continent.
À propos de SiPearl
SiPearl (https://sipearl.com/) est le concepteur européen “fabless” (sans usine) de CPU haute performance et basse consommation dédiés au supercalcul, à l’IA et aux centres de données souverains. L’entreprise ambitionne de relever les défis stratégiques dans des domaines comme la sécurité, la recherche médicale ou l’énergie, tout en réduisant l’empreinte environnementale du calcul. Le processeur de première génération, Rhea1, doté de 80 cœurs et 61 milliards de transistors, arrivera sur le marché fin 2026. Il équipera notamment le supercalculateur européen JUPITER en Allemagne, tandis que sa succession, Rhea2, est prévue pour la machine Alice Recoque en France.
Soutenue par l’Union Européenne et la France, SiPearl emploie 200 personnes en France, en Espagne et en Italie et a récemment lancé son tour de table de série B après une levée de fonds de 130 millions d’euros en série A.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


