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STRASBOURG : Internationaux de Strasbourg, l’écologie mon…

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STRASBOURG : Internationaux de Strasbourg, l’écologie monte au filet

Organisés juste avant Roland-Garros, les Internationaux de Strasbourg (IS) sont un rendez-vous incontournable du tennis féminin.

Depuis 2010, ils sont aussi la preuve qu’un événement sportif peut faire de l’écoresponsabilité un axe majeur et gagner en prestige.

Alors qu’il accueille cinq fois plus de spectateurs qu’en 2010, le tournoi émet 30 % de CO2 en moins ! Un bon résultat qui tient notamment de l’engagement pris en 2009 par son directeur, Denis Naegelen, de rendre les IS plus écoresponsables. « Je voulais agir, mais je n’y connaissais pas grand-chose en environnement, confie-t-il. J’ai donc demandé l’aide de l’ADEME. »

Le transport : premier poste d’émissions

Un premier bilan carbone est réalisé. « Les transports y pesant pour 65 %, nous avons commencé par là. Désormais, mes collaborateurs prennent le train. Nous remboursons une partie des billets aux spectateurs qui viennent en train et/ou en tram. Le parking est gratuit pour ceux qui optent pour le covoiturage. Les joueuses, elles, sont transportées en véhicules électriques ou hybrides. »

15 millions de balles de tennis usagées ont été collectées en France depuis 2009 dans le cadre de l’opération Balle jaune, qui les recycle en revêtements de sols pour aires de jeux.

Le relais a ensuite été pris par Éco-Manifestations Alsace, une association initialement soutenue par l’ADEME, pour développer une charte de labellisation des événements sportifs, culturels, populaires et professionnels. Celle-ci a accompagné le tournoi sur de nombreuses autres actions : obligation pour les traiteurs de se fournir en produits 100 % locaux et au moins à 70 % biologiques, don des repas non distribués à des associations, mise en place du tri des biodéchets, installation de panneaux photovoltaïques, etc. La qualité de la démarche est reconnue par plusieurs labels, dont le label « Développement durable, le sport s’engage » du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

Cette démarche est intéressante car structurée : les organisateurs ont travaillé un thème environnemental par an, de manière à le traiter pleinement.

Un point gagnant-gagnant

Les efforts ont aussi porté sur l’incitation des joueuses à voyager en train plutôt qu’en avion, à trier leurs déchets, y compris sur le terrain, etc. Et cela ne les a pas fait fuir ! Neuf joueuses du top 25 ont participé aux Internationaux de Strasbourg cette année. Il faut dire que la qualité du tournoi a conduit, en 2024, à le faire passer de la catégorie WTA 250 à WTA 500 : les participantes y gagnent plus de points qu’avant dans le classement de la Women’s Tennis Association (WTA).

SOURCE : ADEME INFOS.