SOPHIA ANTIPOLIS : Accès aux soins – Près de 3 mois d…
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SOPHIA ANTIPOLIS : Accès aux soins – Près de 3 mois d’attente pour un ophtalmologiste, la téléexpertise en plein essor
Une étude de la Fédération hospitalière de France révèle un délai moyen de 2 mois et 3 semaines pour un RDV ophtalmo, une crise à laquelle la téléexpertise répond.
La crise de l’accès aux soins en France atteint un niveau inédit, comme le révèle la troisième édition du baromètre annuel de la Fédération hospitalière de France (FHF), mené avec Ipsos BVA. Publiée ce mercredi, l’étude souligne une dégradation continue qui pousse un nombre croissant de citoyens à renoncer à se soigner. Le secteur de l’ophtalmologie illustre parfaitement cette tendance, avec des délais d’attente qui s’allongent dramatiquement, confirmant les alertes lancées par des acteurs de la santé numérique.
Un accès aux soins en dégradation continue
Selon le baromètre FHF, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste s’élève désormais à 2 mois et 3 semaines. Cette attente interminable a des conséquences directes : près des trois quarts des Français (73 %) déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, une hausse de 10 points par rapport à 2024. Pour 59 % d’entre eux, ces délais excessifs sont la principale cause de renoncement. Cette situation traduit un sentiment général d’inquiétude et de colère, 89 % des sondés estimant que le système de santé court à la catastrophe sans un investissement financier rapide et conséquent. L’étude complète est disponible sur le site de la FHF (https://www.fhf.fr/sites/default/files/2026-03/Ipsos%20bva_FHF_Observatoire%20de%20l%27acc%C3%A8s%20aux%20soins_rapport%20_%20CP.pdf).
Des chiffres qui contredisent les données officielles
Les données du baromètre FHF viennent contredire frontalement les chiffres communiqués il y a quatre mois par le Syndicat National des Ophtalmologistes de France (SNOF), qui annonçait un délai d’attente moyen ramené à seulement 18 jours en 2025. Ce constat alarmant avait déjà été anticipé il y a un an par une étude de LYLEOO, une société spécialisée en téléophtalmologie. Cette dernière révélait que 55 des 96 départements français manquaient d’ophtalmologues, créant de véritables déserts médicaux. Des situations critiques sont observées en Haute-Saône (26 % de couverture des besoins) ou en Lozère (37 %), tandis que la Creuse ne compte que 1,5 ophtalmologiste pour tout le département, face à une trentaine d’opticiens. Les détails de cette analyse sont accessibles via la « Cartographie des inégalités d’accès à l’ophtalmologie en France » (https://lyleoo.com/etude-des-inegalites-acces-ophtalmologie-en-france).
La téléexpertise, une réponse de proximité
Face à cette fracture sanitaire, la téléexpertise émerge comme une solution concrète. Basée aux portes de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), LYLEOO (lyleoo.com) a développé un réseau de plus de 1 750 magasins d’optique partenaires, soit près d’un sur huit en France, y compris en Outre-mer. Cette initiative s’appuie sur le maillage territorial unique des opticiens pour offrir un accès rapide à un avis médical. Le réseau, composé à 45 % d’indépendants et 55 % de franchisés, permet de désengorger les cabinets d’ophtalmologistes tout en garantissant une prise en charge rapide pour des millions de Français éloignés des soins visuels.
Un modèle sécurisé et réglementé
La solution LYLEOO repose sur un protocole de téléexpertise strict, encadré par le décret du 3 juin 2021 et la loi RIST de 2023. Le processus se déroule en trois étapes claires : l’opticien, en tant qu’auxiliaire de santé, collecte les données du patient à l’aide d’équipements de pointe ; l’ophtalmologiste analyse ensuite le dossier à distance via une plateforme sécurisée ; enfin, le patient reçoit un avis médical et, si nécessaire, une prescription pour des lunettes ou des lentilles en moins de 48 heures. Ce modèle garantit une séparation rigoureuse des compétences, l’ophtalmologiste restant le seul décisionnaire médical. L’entreprise insiste sur son exigence éthique et son respect du cadre déontologique, socle de sa légitimité.
Des résultats concrets et des ambitions fortes
L’efficacité du dispositif est déjà mesurable avec plus de 150 000 dossiers analysés à ce jour. Pour les patients, le service, intégralement pris en charge par l’opticien, est gratuit et accessible. Pour le système de santé, l’acte de téléexpertise n’engendre aucun coût pour la Sécurité Sociale. En fluidifiant le parcours de soins, la solution permet aux ophtalmologistes de se concentrer sur les pathologies plus complexes. Forte de son succès, LYLEOO ambitionne d’étendre son réseau à 3 000 opticiens partenaires d’ici la fin de l’année 2026, afin de renforcer encore davantage l’accès à la santé visuelle pour tous.

