SIX-FOURS-LES-PLAGES : Pascal CABRAS : « Depuis hier soir, nous sommes entrés en résistance »
Après la victoire du Rassemblement National à Six-Fours-les-Plages, Pascal Cabras dénonce la politique du maire sortant et annonce une opposition déterminée.
Au lendemain du second tour des élections municipales qui a vu la ville de Six-Fours-les-Plages basculer à l’extrême droite, la réaction de la gauche locale ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué transmis ce lundi, Pascal Cabras, tête de liste du rassemblement « SIX-FOURS A GAUCHE, ÉCOLOGISTE, RÉGIONALISTE & CITOYENNE », analyse ce changement politique majeur et annonce la posture de son groupe pour le mandat à venir : une opposition ferme et une entrée en « résistance ».
Une défaite du maire sortant jugée prévisible
Pour Pascal Cabras et ses colistiers, la défaite de Jean-Sébastien Vialatte, maire sortant, n’est pas une surprise mais la conséquence directe de ses mandats successifs. Le communiqué fustige une politique qui aurait préparé le terrain à l’extrême droite. « Le candidat-maire a créé lui-même les conditions de son échec », affirme le texte, pointant du doigt deux axes principaux. D’une part, « la banalisation, durant ses mandats, des idées d’Extrême-droite et le rapprochement avec celles-ci ». D’autre part, la mise en œuvre d’une « politique communale de l’entre-soi et de sélection par l’argent ».
Selon la liste de gauche, cette gestion a laissé pour compte des milliers d’habitants, se traduisant par une aggravation des difficultés d’accès au logement, des problèmes de mobilité non résolus et une dégradation des services publics. La protection de l’environnement est également citée comme l’un des échecs de la majorité sortante.
Un contexte national et métropolitain porteur pour le RN
Au-delà des responsabilités locales, le communiqué de Pascal Cabras inscrit cette élection dans une dynamique plus large. Il déplore un « contexte national plus que favorable pour le Rassemblement National », accusant certains médias de suivre « les injonctions de leurs patrons milliardaires qui ont fait clairement le choix de l’Extrême-droite pour maintenir leur ordre social et moral ».
Cette analyse s’étend au niveau métropolitain, où le résultat de Six-Fours-les-Plages s’ajoute à la bascule d’autres communes majeures comme La Seyne-sur-Mer et La Valette-du-Var. Cette situation fait craindre à la liste de gauche un risque majeur « d’une extrême-droitisation » de la politique menée à l’échelle de la métropole Toulon Provence Méditerranée.
Inquiétude et mobilisation pour le mandat à venir
Si la fin du mandat de Jean-Sébastien Vialatte est actée comme « une page qui se tourne », l’avenir de la commune sous la direction de Frédéric Boccaletti suscite de vives inquiétudes. Pascal Cabras anticipe la poursuite de la même politique « anti-sociale » et des mêmes « choix de droite libérale », citant pêle-mêle « le même entre-soi, la même sélection par l’argent, le même bétonnage ».
Pire encore, il redoute que s’y ajoute une orientation spécifique au Rassemblement National, qualifiée « d’autoritaire, brutale, haineuse et discriminatoire ». Face à ce constat, le ton se veut combatif et résolu. « Depuis hier soir, nous sommes entrés en résistance », conclut le communiqué. La liste s’engage à se mobiliser avec détermination durant les six prochaines années « pour s’opposer à Mr Boccaletti et pour démontrer à chacun que d’autres choix sont possibles pour une ville pour tous, pour une ville juste, solidaire et durable ».
via Press Agence.