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SEATTLE : Anand ESWARAN : « L’IA creuse l’écart…

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SEATTLE : Anand ESWARAN : « L’IA creuse l’écart entre la confiance et la réalité de la restauration des données »

Une étude Veeam expose le paradoxe de la cyber-résilience : 90% des entreprises se disent confiantes mais seulement 28% restaurent tout.

Veeam® Software, spécialiste des données, publie ce 14 avril son étude « Data Trust and Resilience 2026 ». Basée sur les réponses de plus de 900 responsables informatiques et de la sécurité à travers le monde, elle révèle un décalage croissant et préoccupant entre la confiance affichée par les entreprises dans leur capacité à surmonter une cyberattaque et les résultats réels en matière de restauration de données.

Un décalage alarmant entre perception et réalité

Le constat est sans appel : alors que 90 % des entreprises se déclarent confiantes dans leur capacité à se remettre rapidement d’un incident, la réalité sur le terrain est bien plus sombre. L’étude montre que moins d’une victime de ransomware sur trois (28 %) a réussi à récupérer l’intégralité de ses données compromises. En moyenne, les organisations ne parviennent à restaurer que 72 % des données affectées après une telle attaque. Cet écart entre la confiance et la performance réelle a des conséquences directes et graves : 42 % des victimes signalent des perturbations pour leurs clients, 41 % des pertes financières ou un impact sur leur chiffre d’affaires, et 38 % une interruption prolongée de leurs systèmes critiques. « Les organisations sont très confiantes dans leur capacité à se remettre d’une attaque par ransomware, mais leurs données racontent une tout autre histoire – et l’IA ne fait que creuser cet écart », explique Anand Eswaran, Chief Executive Officer (CEO) de Veeam. « Même les organisations les plus avancées découvrent qu’il existe une différence fondamentale entre la confiance dans leur restauration et la preuve de leur restauration ».

L’IA, un accélérateur de risques non maîtrisé

L’intelligence artificielle, en passant du stade expérimental à une adoption massive, amplifie ce défi. Selon le rapport, de nombreuses organisations peinent à maintenir le contrôle sur les flux de données générés par l’IA. Ainsi, 43 % des responsables interrogés affirment que le rythme d’adoption de l’IA dépasse leur capacité à sécuriser les données et les modèles associés. Le manque de visibilité est également criant, 42 % signalant une méconnaissance des outils et modèles d’IA utilisés au sein de leur structure. De plus, 40 % reconnaissent ne pas avoir encore adapté leurs politiques de sécurité aux risques spécifiques posés par ces nouvelles technologies. Le phénomène du « Shadow IT », c’est-à-dire l’usage non autorisé d’outils d’IA par les employés, est cité comme une préoccupation majeure par un quart des répondants. « L’infrastructure nécessaire au déploiement de l’IA a très vite dépassé la capacité à la sécuriser », poursuit Anand Eswaran.

Les quatre piliers d’une résilience éprouvée

Face à ces menaces, l’étude « Data Trust and Resilience 2026 » identifie quatre bonnes pratiques qui améliorent significativement les résultats de restauration, quel que soit le secteur d’activité ou le niveau de maturité de l’entreprise. La première est d’établir une visibilité claire sur les données de l’entreprise et les risques liés à l’IA, tant en production que dans les sauvegardes. La deuxième consiste à appliquer des contrôles de sécurité stricts, et pas uniquement des politiques théoriques. La troisième est la validation systématique de la capacité de restauration par des tests réalistes. Enfin, la quatrième pratique clé est l’alignement des équipes dirigeantes sur la gestion des risques et la définition précise d’une restauration réussie. Le rapport note que les entreprises dotées de contrôles applicables, comme la prévention des pertes de données (DLP), bénéficient d’une bien meilleure maîtrise de leur environnement.

Budget et gouvernance, les clés du succès

L’étude met en lumière une corrélation directe entre les moyens financiers alloués et l’efficacité de la résilience. Près de la moitié des organisations (49 %) augmentent chaque année leur budget de cybersécurité. Ces entreprises sont plus enclines à investir dans des fondamentaux comme le stockage immuable ou la sauvegarde automatisée, et obtiennent de bien meilleurs résultats face aux ransomwares. Le chiffre est parlant : le taux de récupération totale des données atteint 40 % chez les entreprises qui augmentent leurs budgets, contre seulement 16 % pour les autres. La gouvernance et l’implication de la direction sont également déterminantes. Lorsque la préparation est mesurable et que les dirigeants appréhendent le risque en termes métiers, la résilience globale de l’organisation s’en trouve renforcée.

Le rapport conclut sur une réalité incontournable pour les dirigeants : la confiance dans la résilience des données ne peut plus être une simple affirmation. Elle doit être prouvée par des contrôles rigoureux, une transparence totale et une capacité de restauration validée. L’étude complète est disponible en téléchargement sur le site de Veeam (https://go.veeam.com/data-trust-resilience-report).

Veeam® Software (https://www.veeam.com/fr), dont le siège est à Seattle, se positionne comme un leader mondial de la résilience des données. L’entreprise, qui a récemment renforcé ses capacités avec l’acquisition de Securiti AI, propose une plateforme de données unifiée visant à garantir la protection et la disponibilité des applications et des données dans tous les environnements (cloud, virtuels, physiques, SaaS et Kubernetes). Veeam protège plus de 550 000 clients dans le monde.