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SÃO PAULO : Scène artistique – La foire SP-Arte et se…

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SÃO PAULO : Scène artistique – La foire SP-Arte et ses expositions satellites animent la ville

Du 8 au 12 avril, la 22ème édition de la foire SP-Arte transforme São Paulo en capitale de l’art avec de multiples expositions.

La capitale culturelle brésilienne s’apprête à vivre une semaine d’effervescence artistique. Du 8 au 12 avril 2026, le Pavilhão da Bienal accueillera la 22ème édition de la SP-Arte, la plus grande foire d’art d’Amérique Latine. L’événement agit comme un catalyseur, entraînant dans son sillage une multitude d’expositions individuelles et collectives qui essaiment à travers la ville, offrant un panorama exceptionnel de la création moderne et contemporaine.

La 22ème SP-Arte, épicentre de la scène artistique

Au cœur de la foire, la galerie Simões de Assis (stand E06) promet une sélection ambitieuse, mêlant figures établies et talents émergents. L’un des moments forts sera la présentation, pour la première fois au Brésil, d’une œuvre de l’artiste américaine Mary Weatherford (née en 1963), l’une des peintres les plus influentes de sa génération, connue pour intégrer des tubes de néon dans ses toiles abstraites et dont les œuvres figurent dans les collections du MoMA et de la Tate Modern.

Le stand mettra également en lumière Ayrson Heráclito, récemment annoncé dans la sélection officielle de la 61ème Biennale de Venise, ainsi qu’une sculpture inédite de Flávio Cerqueira. Le public pourra aussi admirer les créations du Français Jean-Michel Othoniel, célèbre pour ses sculptures en verre de Murano. La sélection s’étendra à une trentaine d’artistes, dont Carlos Cruz-Diez, Alexander Calder, Tomie Ohtake ou encore Zéh Palito, dont une œuvre a récemment rejoint la collection du El Museo del Barrio à New York. L’ensemble explorera une grande diversité de supports, de la peinture à la photographie en passant par la céramique et le textile.

Flavia Renault : 30 ans de création à la galerie Fonte

En marge de la foire, la galerie Fonte célèbre les 30 ans de carrière de l’artiste Flavia Renault avec l’exposition « Casa Corpo », visible jusqu’au 25 avril. Sous le commissariat de Paula Borghi, la montre rassemble une cinquantaine d’œuvres, dont plusieurs inédites, explorant les thèmes de la vie, de la mort et de la renaissance à travers des objets du quotidien et des souvenirs personnels. L’une des pièces maîtresses est l’installation « Sapatinho de Cristal » (1999), réinterprétée pour l’occasion avec près de 3 000 verres. Le verre, matériau central dans l’œuvre de l’artiste dont les aïeux ont fondé une verrerie à São Paulo au début du 20ème siècle, devient un fil conducteur.

« L’installation est un hommage à cette ascendance, présentant le verre comme un élément façonné par le souffle et le feu », explique la commissaire Paula Borghi.

Rogério Medeiros : la photographie déconstruite au Estúdio Reverso

Jusqu’au 25 avril également, la Galeria Estúdio Reverso présente « Cada hora faz sua sombra », une exposition personnelle de Rogério Medeiros. Loin d’être une rétrospective, la sélection d’une trentaine d’œuvres, orchestrée par la commissaire Catalina Bergues, met en dialogue des travaux réalisés sur plus de deux décennies avec des créations récentes. L’artiste y poursuit son investigation de la photographie non comme un simple enregistrement du réel, mais comme une matière plastique à part entière, capable de générer de nouvelles images et de nouveaux sens, allant jusqu’à déconstruire le langage photographique pour n’en retenir que la couleur pure.

Thalita Hamaoui : un « Corpo de Vento » chez Simões de Assis

Parallèlement à sa présence à la foire, la galerie Simões de Assis propose dans son espace des Jardins l’exposition « Corpo de Vento » de l’artiste Thalita Hamaoui, jusqu’au 9 mai. Onze peintures inédites y déploient des paysages fantastiques où les formes organiques, végétales et florales s’entremêlent dans des compositions oniriques aux couleurs saturées. Issue de l’impression textile, Thalita Hamaoui, qui se consacre à la peinture depuis 2013, expérimente ici des formats monumentaux, à l’image de l’œuvre éponyme qui s’étend sur plus de cinq mètres, et des supports articulés qui renouvellent l’expérience picturale.