Skip to main content

SAINT TROPEZ : Sylvie Bourgeois Harel nous raconte la fab…

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
20 Avr 2024

Partager :

SAINT TROPEZ : Sylvie Bourgeois Harel nous raconte la fable amérindienne « Les deux loups »

Merci à la sagesse améridienne !

Dans cette fable Les deux loups, un grand-père cherokee demande à son petit-fils lequel des deux loups qu’il a en lui, préfère-t-il nourrir : le gentil ou le méchant ?

Cette légende indienne pleine de sagesse et de philosophie explique la bataille intérieure, le combat, le conflit, la dualité, qui se livre en chacun de nous entre les forces du mal et du bien, entre la malveillance et la bienveillance, entre le côté obscur et les zones lumineuses qui définissent notre personnalité.

Pour ma part, grâce à l’éducation merveilleuse de mes parents qui m’ont appris la liberté, la tolérance, l’humour, la curiosité, l’art de ne jamais m’ennuyer, de ne jamais envier, de pas juger, mais d’être heureuse, de savoir argumenter et d’aimer réfléchir, j’ai décidé, et depuis longtemps, peut-être même depuis mon enfance, de nourrir uniquement mon loup du bien, c’est à dire la joie, la positivité, l’amour, le partage, la gaieté, la solidarité, l’humilité, la vérité, la compassion, la foi, l’espoir, la générosité, l’empathie, la gentillesse, la paix, la sérénité.

Des valeurs nécessaires pour vaincre les personnes qui préfèrent nourrir leur loup du mal qui ne vit que de jalousie, de colère, d’agressivité, de cupidité, de tristesse, de regrets, de fierté, de honte, d’avidité, d’infériorité… La liste, hélas, pourrait être encore plus longue…

Je ne sais pas pourquoi, mais j’attire souvent la jalousie. La jalousie féminine, j’entends. Le vent de liberté qui souffle autour de moi doit les agacer. Elles ne savent pas comment me maîtriser. Très rapidement, elles doivent comprendre qu’elles n’existent pas pour moi car je n’aime que les femmes douces, gentilles, drôles,intelligentes et quand je dis intelligentes, je parle de l’intelligence du coeur bien sûr, l’intelligence de la vie, pas de celle des éventuels diplômes qui ne sont d’ailleurs pas le signe d’une intelligence, mais juste le signe que ces diplômés étaient parfaits pour être formatés.

À la petite école, déjà, j’avais 7 ans, deux filles de mon âge m’ont passé une corde autour du cou et l’ont serrée chacune d’un côté pour me faire mourir car j’étais meilleure qu’elle à la corde à sauter. J’ai dû mon salut grâce à la maîtresse qui m’a vue m’évanouir et m’a portée immédiatement, le cou en sang, chez mes parents qui vivaient juste en face. Plus tard, je ne compte pas le nombre de femmes, assistantes des patrons pour lesquels j’ai travaillé, directrices artistiques, éditrices, attachées de presse, qui m’ont mis des bâtons dans les roues lors de ma carrière professionnelle. Par chance, j’ai toujours été sauvée par des femmes intelligentes, c’est drôle, mais celles-là m’adorent. C’est d’ailleurs un bon texte : tu m’aimes, je sais que tu es une femme bien, équilibrée, heureuse, intéressante, tu ne m’aimes pas, je sais que ça ne va pas fort pour toi. Je suis comme un révélateur psychique !

Dans le Sud également, lorsque j’ai travaillé pour un homme qui a un peu de pouvoir financier dans la région, je me suis faite agresser par deux femmes de son entourage, aigries, méchantes, jalouses, à des dates et des lieux différents, mais toujours de la même façon : griffures, coups, tirages de cheveux (comme dans les cours des maternelles), vol de mon téléphone, de mes clefs de voiture et aussi de ma petite Marcelline qu’elles m’ont arrachée des mains pour la balancer au loin, et tout ça devant des témoins qui n’ont rien dit pour ne pas risquer d’avoir le moindre problème avec mon ancien employeur qui a trois sous.

De mon côté, je suis restée admirablement calme et stoïque. Je me suis laissée taper dessus, griffée. Je me suis tue. Il est hors de question que je devienne violente ou idiote à cause de deux connes. Les témoins sont même venus me féliciter après, me demandant comment j’avais fait pour garder mon calme et ne pas répondre à leurs coups. Je leur ai répondu que j’étais comme Gandhi : La vieille philosophie de l’oeil pour l’oeil n’a jamais fait que des aveugles. Et Martin Luther king : La haine trouble la vie, l’amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie, l’amour la rend lumineuse. Oui, c’est exactement ça que m’ont appris mes merveilleux parents, de rester dans l’amour !  Et comme dit mon mari : il faut laisser glouglouter les égouts. En effet, jamais, mais jamais, je ne m’abaisserai à ressembler à ces vilaines personnes en agissant comme elles, ce qu’elles auraient sûrement aimé, que je réponde à leur provocation, que je me rabaisse à leur niveau. N’importe quoi ces pauvres filles !

Une amie psychologue m’a appris qu’on ne jalousait que les personnes que l’on enviait, à qui l’on  voulait ressembler, c’est donc plutôt flatteur pour moi. Ces deux connes veulent me ressembler, je les comprends, elles ont raison d’ailleurs de vouloir me ressembler, je ne peux pas leur en vouloir,  ! Mais quelle inutilité ces agressions ! Quelle perte de temps ! Alors quand on parle de sororité, je rigole !!!

Oui, chaque jour, je nourris mon loup gentil. Et j’écris. Des histoires pour créer de l’émotion, pour ouvrir le coeur de mes lecteurs, pour apporter de l’amour. À ce propos, mon prochain livre, un recueil de nouvelles, On oublie toujours quelque chose, sort d’ailleurs sort mi-mai.

Sylvie Bourgeois Harel

Voici le lien pour regarder la vidéo dans laquelle je raconte la fable amérindienne Les deux loups à ma petite Marcelline l’aubergine :

https://youtu.be/GIDsV5MoU5k?si=mFuB4hbT9Khtq2nK