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SAINT TROPEZ : « Et si nous parlions de la symbolique des l…

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SAINT TROPEZ : « Et si nous parlions de la symbolique des lumières de Noël », par Sylvie Bourgeois Harel

Sylvie Bourgeois Harel est émerveillée par les lumières qui illuminent Saint-Tropez durant les fêtes de Noël.

« J’adore ! C’est ravissant. Presque féérique. Je retrouve mon âme d’enfant qu’à vrai dire je n’ai jamais vraiment quittée. Ces lumières sont installées, ainsi que le veut la tradition chrétienne, quatre semaines avant Noël. Dès 18 heures, c’est parti, les illuminations inondent partout les rues et les ruelles du village, mais aussi les mâts des pointus, les bateaux des pêcheurs, amarrés le long du môle Jean Réveille. Vraiment, c’est charmant.

Dans l’Évangile selon Saint-Jean, Jésus dit : Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Ces lumières de Noël illustrent donc la Vie et l’Espoir. J’ajouterai la Paix et l’Amour.

Chaque soir, lors de mes promenades dans le village, ces lumières m’ouvrent encore davantage le coeur. Elles me parlent d’encouragement, de guide, de confiance, de spiritualité, voire d’élévation spirituelle, en effet, la lumière éclaire le monde, elle nous permet de comprendre les choses physiques, mais elle est également un pont entre la matière et l’esprit. Elle devient alors la lumière de l’intuition, de la conscience, mais elle est aussi l’accès à la connaissance, à la vérité, comme une entrée, un chemin vers la vie véritable, comme si un rayon de lumière divin nous montrait le chemin pour remonter à la source, pour marcher vers Dieu, pour devenir ou redevenir un enfant de Dieu, pour fusionner avec cette lumière primitive. La lumière qui nous relie au monde nous libère aussi, ce qui concorde avec l’étymologie du mot religion qui vient du verbe relier.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que les photons de la lumière sont plus fortes que l’obscurité. En effet, la flamme d’une minuscule bougie est visible dans le noir, mais pas le contraire, l’obscurité ne peut en aucun cas dissiper la lumière. C’est pareil dans notre vie, notre lumière ne peut pas être dissipée par les ténèbres !

Faire briller la lumière dans notre âme, être cette source d’énergie ultime, choisir ce qui est bon pour l’humanité, la nature, les animaux, les océans, faire le bien autour de nous (quand je parle de faire le bien, je parle d’un bien de proximité, pas des grands discours qui ne servent qu’à déculpabiliser ceux qui les prononcent sans rien faire pour aider leur voisin), répandre la joie, cette grâce venue du ciel que L’Esprit a déposé en nous comme un fruit, tout de suite après celui de l’amour, oui, à l’instar de Dieu, répandre la lumière, la  joie, l’amour, apporte la sérénité, la béatitude, la paix. Un Royaume de lumière s’ouvre alors à nous, d’immortalité aussi peut-être. En tous cas, ainsi que le disait Jésus : un espace qui est au-dedans de nous ! D’ailleurs l’origine grecque du mot Dieu est la lumière, le soleil, ce qui brille.

En tant qu’écrivain, je lis énormément et beaucoup de textes religieux. J’écoute également de la musique sacrée et religieuse lorsque j’écris. Comme pour les lumières de Noël, ces textes et ces musique m’ouvrent le coeur. Je suis fière d’ailleurs d’avoir été élevée dans la religion chrétienne qui est la seule, il me semble, je ne crois pas me tromper, qui parle de pardon dans ses textes et ses prières. Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, dit la prière de Notre Père.

Je vous souhaite à tous de belles fêtes de Noël et que la lumière de l’amour éclaire et inonde votre cœur » !

Sylvie Bourgeois Harel.