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SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BAUME : Concours – Quatre apprentis bouchers du Var à la conquête de Paris
Quatre jeunes talents varois s’apprêtent à défendre l’excellence locale lors du prestigieux Concours des Jeunes Bouchers au Salon de l’Agriculture.
C’est une consécration pour la filière de l’apprentissage dans le Var. Alors que le Salon International de l’Agriculture bat son plein à Paris, le département s’apprête à vivre deux journées intenses, les mercredi 25 et jeudi 26 février 2026. Quatre jeunes espoirs de la boucherie locale ont été sélectionnés pour participer au célèbre Concours des Jeunes Bouchers, organisé par l’Interprofession Élevage et Viande (Interbev) en collaboration avec l’École Nationale Supérieure des Métiers de la Viande (ENSMV).
Ces apprentis, qui incarnent l’avenir de la profession, tenteront de s’imposer face à une concurrence nationale relevée. Ils ne seront pas moins de seize candidats, venus de toute la France, à croiser les couteaux sur le stand d’Interbev (Hall 1) pour décrocher le titre tant convoité.
L’excellence varoise à l’honneur
Le Var se distingue particulièrement cette année avec une double représentation issue de deux établissements de formation réputés. Du côté de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, les espoirs reposent sur les épaules de Thiméo Becret et Guillaume Roubaud, tous deux en formation au CFA de la commune.
Ils seront rejoints par deux autres compétiteurs de talent formés au CMA Formation Le Beausset : Alex Zerafa et Jean-Charles Wahl. Ces quatre jeunes professionnels auront la lourde tâche de représenter le savoir-faire de leur région et de démontrer la qualité de leur apprentissage face à un public parisien toujours nombreux.
Jean-François Guihard, président d’Interbev, souligne l’importance de cet événement pour la profession : « Le Concours des Jeunes Bouchers illustre parfaitement ce qui fait la force de notre métier : la transmission d’un savoir-faire d’excellence et l’engagement d’une nouvelle génération talentueuse et passionnée. Ce rendez-vous est aussi un véritable moment de partage avec le public, qui vient toujours nombreux encourager ces jeunes qui porteront demain les valeurs et l’exigence de notre profession ».
Un marathon technique en trois actes
Pour départager les candidats, les organisateurs ont prévu un programme exigeant qui mettra à l’épreuve la technicité, la rapidité et la précision des apprentis. Chaque journée de compétition sera rythmée par trois épreuves éliminatoires, conçues pour tester la maîtrise de différentes espèces animales.
Le coup d’envoi sera donné en fin de matinée, de 11 heures à 11h45, avec une première épreuve consacrée à la préparation d’une épaule d’agneau. Une entrée en matière délicate qui demande finesse et dextérité. Les qualifiés enchaîneront ensuite, de 13h15 à 14 heures, avec la préparation d’un rôti de veau, un classique de la boucherie française exigeant un ficelage irréprochable.
Enfin, le point d’orgue de la compétition se tiendra de 15h30 à 16h15. Les finalistes s’affronteront lors d’une ultime épreuve autour d’une pièce maîtresse : la côte de bœuf. De la découpe à la présentation finale, en passant par le désossage et le parage, chaque geste sera scruté par le jury.
Des critères de jugement draconiens
Pour évaluer les performances, un jury d’experts composé de professionnels des métiers de la viande et d’un Meilleur Ouvrier de France (MOF) Boucher a été réuni. Leur verdict s’appuiera sur des critères précis et intransigeants. Au-delà de la simple découpe, ils jugeront la finesse et la tenue des pièces de viandes travaillées, ainsi que la qualité esthétique de la présentation finale des plateaux.
La rigueur professionnelle sera également notée : la propreté des postes de travail et l’hygiène des tabliers feront partie intégrante de la note finale. C’est cette exigence globale qui fait la singularité de la « découpe bouchère à la française », un art qui allie gestes méticuleux, respect du produit et valorisation intégrale de la carcasse, et qui est désormais inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel national.
Une vitrine pour une filière qui recrute
Au-delà de la compétition, cet événement est une formidable vitrine pour une filière dynamique. La filière française de l’élevage et des viandes représente aujourd’hui plus de 500 000 emplois sur le territoire, de l’élevage à la restauration collective. Ce concours permet aux visiteurs du Salon de découvrir les coulisses d’un métier de passion et d’observer en direct l’excellence de la formation française, incarnée cette semaine par ces quatre jeunes Varois.