SAINT CANNAT : SUEZ – Fin des travaux d’amélior…
Partager :

SAINT CANNAT : SUEZ – Fin des travaux d’amélioration du peuplement forestier
Projet forestier en forêt privée de Collavery à Saint-Cannat.
Un projet forestier s’inscrivant dans le Plan climat de la Région Sud et dans la démarche environnementale et d’innovation sociale de Suez Eau France.
Jeudi 4 avril, des représentants de la Région Sud, de SUEZ Eau France, de Fibois Sud (Interprofession de la filière Forêt-bois) et de la Coopérative Provence Forêt (CPF) ont visité une parcelle forestière sur laquelle a été menée une opération de développement d’une futaie de pin d’Alep pour obtenir une production de bois d’œuvre.
L’objectif de cette visite était d’observer les travaux d’amélioration du peuplement forestier réalisés dans le cadre du Fonds RESPIR, grâce aux financements conjoints de la Région Sud et de SUEZ Eau France.
Un projet emblématique
L’objectif de l’opération consiste à développer une futaie de Pin d’Alep pour obtenir, à l’âge d’exploitabilité, une production de bois d’œuvre. La volonté du propriétaire rejoint la politique de valorisation du Pin d’Alep en bois d’œuvre, ce qui induit une nécessité d’interventions sylvicoles précoces (dépressage et élagage).
Le dépressage consiste à réduire la densité des essences ciblées (essence-objectif) au profit des tiges bien conformées. Il favorise la croissance en diamètre du tronc et le développement du houppier (l’ensemble des branches d’un arbre). L’élagage permet de retirer du volume.
Cela permet de respecter la hiérarchie des usages (Bois d’œuvre prioritaire par rapport aux usages Bois d’industrie / Bois énergie) en stockant du carbone à long terme tandis que la valorisation en bois énergie permet uniquement un effet de substitution présentant un bilan carbone nul entre la quantité séquestrée en forêt et celle finalement rejeté.
Outre le Pin d’Alep, le peuplement est également constitué d’un sous-étage de taillis de chêne vert et pubescent que l’intervention sylvicole devrait favoriser par un apport de lumière.
Cette intervention est prévue dans le cadre du Plan Simple de Gestion de la propriété, renouvelé il y’a deux ans par la Coopérative PROVENCE FORET. Le propriétaire et Provence Forêt sont certifiés PEFC.
La gestion du projet et de sa maîtrise d’œuvre est assurée par la Coopérative Provence Forêt. Cette structure compte 3 050 adhérents répartis sur 125 303 hectares dans la région. Elle souhaite gérer de façon durable et multifonctionnelle les forêts locales de ses adhérents, les adapter et les rendre résilientes face aux changements climatiques à venir.
Le projet bénéficie d’un soutien de la Région Sud à travers le Fonds RESPIR créé dans le cadre de son Plan climat « Gardons une COP d’avance », et plus particulièrement son dispositif 5 millions d’arbres qui réunit propriétaires forestiers et financeurs privés soucieux de s’impliquer dans la transition écologique à travers une démarche RSE, en faveur de la gestion durable et la préservation des espaces forestiers régionaux.
L’animation du Fonds RESPIR est assurée par la Région et FIBOIS Sud (Interprofession de la filière Forêt-Bois), mais cette démarche associe d’autres partenaires de la filière : la DRAAF (Direction régionale de l’Agriculture, l’Agroalimentaire et de la Forêt), l’Office National des Forêts, le Centre National de la Propriété Forestière et l’Union régionale des Communes Forestières.
« Avec le Fonds RESPIR, la Région Sud est fière d’accompagner l’ensemble des propriétaires forestiers et toutes les entreprises soucieuses de s’impliquer dans des actions qui répondent à l’urgence environnementale de notre territoire. Il n’y a qu’en unissant nos forces que nous pourrons gagner ce combat, tout en pensant au bien-être des générations futures » a déclaré Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président délégué de Régions de France.
Bénéfices du projet
Les travaux réalisés ont permis de diminuer la densité des Pin d’Alep et ainsi réduire la compétition entre les individus afin de permettre leur meilleur développement. Les arbres maintenus ont d’avantage d’espace et une concurrence réduite pour accéder à l’eau disponible.
A terme, dans 50 ans, les arbres qui ont été sélectionnés lors de ces travaux, comme étant d’avenir, pourront être bien mieux valoriser (construction, ameublement…) et ainsi continuer à stocker le carbone séquestré lors de leur développement. L’étape d’élagage des arbres les plus prometteurs doit également favoriser un bois de qualité avec la réduction de présence de nœuds.
L’intervention globale dans cette forêt permet également un apport de lumière au sol qui doit favoriser le développement d’un sous étage arboré feuillu dans l’objectif d’avoir un peuplement mélangé (résineux/feuillus), plus résilient face aux aléas climatiques. Enfin, bien que ce ne soit pas la finalité de l’intervention, la réduction de la biomasse combustible sur pied confère à ce projet un aspect DFCI non négligeable, renforcé par la création de layons (par broyage mécanique) qui apporte une discontinuité horizontale au sein même du peuplement en place. Pour information, le peuplement a subi un incendie en 2002.
Les bénéfices apportés par ce projet sont donc nombreux et variés avec un intérêt pour la biodiversité grâce à la diversification du peuplement et sa résilience face aux changement climatique, un intérêt pour la valorisation future du bois et le stockage carbone et enfin un intérêt face aux enjeux de protection du massif contre les incendies.
SUEZ, une entreprise engagée dans la transition écologique du territoire
En tant qu’entreprise naturellement soucieuse de la protection de l’environnement et des forêts, SUEZ participe au financement de ce projet de repeuplement forestier, dans le cadre de sa politique stratégique de développement durable.
Aujourd’hui, les écosystèmes sont fragilisés. Or, la biodiversité joue un rôle clé dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Par ailleurs, les services écosystémiques rendus par la nature sont vitaux pour les individus et la société.
Acteur engagé pour l’humain et la planète afin de leur apporter les ressources d’un avenir commun, le groupe SUEZ contribue, à travers cette action environnementale, à la préservation et à la régénération de la nature sur le territoire.
« SUEZ est fier de soutenir ce projet forestier, en collaboration avec la Région Sud, le Fonds RESPIR et la Coopérative Provence Forêt, en tant qu’entreprise engagée et soucieuse de s’impliquer dans la transition écologique du territoire. Notre participation au peuplement de la forêt de Collavery, nous permet d’accompagner le programme environnemental de la Région Sud, à savoir « 5 millions d’arbres plantés à horizon 2028 », dans le cadre de son plan climat « Gardons une COP d’avance » Vincent BOREL, Directeur délégué du développement.
À propos de SUEZ
SUEZ, acteur majeur des services à l’environnement depuis plus de 160 ans, accompagne chaque jour les collectivités et les industriels dans la gestion des services essentiels que sont l’eau, les déchets et l’air. A ce titre, le Groupe produit de l’eau potable pour 66 millions de personnes dans le monde, créé 2 millions de tonnes de matières premières secondaires par an et 3,1 TWh d’énergie renouvelable à partir des déchets. Pour faire face aux défis de la transition écologique et du dérèglement climatique, SUEZ s’appuie sur l’expertise et l’engagement de ses 35 000 collaborateurs (notamment en France, en Italie, en Europe Centrale, en Afrique, en Asie et en Australie) afin de proposer des solutions environnementales à forte valeur ajoutée et sur-mesure à l’ensemble de ses clients. Son savoir-faire permet notamment d’éviter à ses clients l’émission de 4,2 millions de tonnes de CO2, améliorant ainsi leur empreinte carbone et leur impact sur le climat. Avec un chiffre d’affaires de plus de 7,5 milliards d’euros en 2021 et fort de son expertise et de sa capacité à innover, SUEZ présente de fortes perspectives de croissance et compte sur un solide Consortium d’investisseurs constitué de Meridiam et GIP – à hauteur de 40 % du capital chacun – et du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations à hauteur de 20 % du capital dont 8 % pour CNP Assurances, pour poursuivre son développement en France et à l’international.



