RENNES : Gestion de l’eau – La prévention rappo…
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RENNES : Gestion de l’eau – La prévention rapporte plus du double de l’investissement initial
Une étude dévoilée ce jeudi à Rennes prouve que la rénovation préventive des réseaux d’eau génère deux fois plus de valeur socio-économique que la gestion curative traditionnelle.
Alors que le Carrefour des Gestions Locales de l’Eau se tient actuellement à Rennes (Ille-et-Vilaine), la question du vieillissement des infrastructures hydrauliques est sur toutes les lèvres. Face aux défis du changement climatique et des fuites massives, une nouvelle analyse chiffrée vient bousculer les idées reçues sur le coût des travaux publics : investir tôt ne coûte pas plus cher, cela rapporte.
Un effet multiplicateur sur les fonds publics
C’est le constat dressé par le cabinet indépendant Citizing, spécialisé dans l’évaluation socio-économique. Mandaté pour comparer deux scénarios — une gestion « au fil de l’eau » basée sur la réparation d’urgence contre une stratégie d’investissements préventifs — le cabinet livre des conclusions sans appel. Sur une période de 25 ans, l’approche préventive permet de créer plus de 8 millions d’euros de valeur nette supplémentaire pour une collectivité type.
Le ratio calculé par les experts est précis : pour un euro d’argent public investi dans la prévention, la collectivité récupère 2,4 euros de bénéfices économiques, environnementaux et sociaux. « Cette étude montre que l’approche de contrat à impact peut devenir un levier stratégique pour transformer la manière dont les collectivités investissent et gèrent leurs réseaux », analyse Julie de Brux, fondatrice du cabinet Citizing.
Trois leviers techniques pour la performance
Ces résultats s’appuient sur l’évaluation d’une nouvelle offre baptisée AquaEnergia, lancée officiellement lors du salon par le groupe SADE (https://www.sade-cgth.fr/), spécialiste centenaire des travaux hydrauliques, et sa maison-mère NGE (https://www.nge.fr/), 4ème groupe français de BTP.
L’étude met en lumière trois facteurs techniques qui expliquent cette rentabilité :
- Le renouvellement ciblé : Remplacer les canalisations avant la rupture réduit drastiquement les fuites et les coûts d’interventions d’urgence.
- La valorisation énergétique : Les eaux usées sont utilisées pour récupérer des calories et chauffer des équipements publics, transformant un déchet en ressource.
- La lutte contre l’H₂S : Le traitement préventif de l’hydrogène sulfuré, un gaz corrosif et toxique (reconnaissable à son odeur d’œuf pourri), prolonge la durée de vie des ouvrages et améliore la qualité de vie des riverains.
« L’objectif est de transformer les réseaux en véritables actifs durables, capables de générer de la valeur pour les collectivités et les habitants », résume Muriel Albert, Directrice des Opérations d’AquaEnergia.
Vers la fin de la logique du « moins-disant » ?
Au-delà des aspects techniques, c’est une évolution du modèle de la commande publique qui se dessine. L’offre présentée à Rennes propose de passer d’une logique de coûts à court terme à celle du « Contrat à Impact Hydrique ». Dans ce schéma, le remboursement de l’investissement par la collectivité serait en partie conditionné à la performance réelle mesurée sur le terrain (économies d’énergie, réduction des nuisances olfactives, baisse du CO₂).
Une approche qui pourrait séduire des élus locaux souvent contraints par des budgets serrés, en leur offrant une visibilité à long terme sur la rentabilité de leurs infrastructures souterraines.


