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PAU : Pouvoir d’achat – Les seniors continuent…

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PAU : Pouvoir d’achat – Les seniors continuent de plébisciter l’argent liquide et les petites pièces

Malgré la digitalisation des paiements, les seniors conservent un lien fort avec l’argent liquide, transformant les centimes en une micro-épargne.

Alors que les paiements par carte bancaire ou smartphone s’imposent comme la norme, l’argent liquide conserve une place de choix dans le portefeuille de nombreux Français, en particulier chez les seniors. Selon une étude de la Banque de France, si la carte bancaire est devenue majoritaire pour la première fois en 2024 avec 48 % des transactions, les espèces représentent encore 43 % des paiements en magasin. Une moyenne nationale qui masque une fracture générationnelle : l’usage du cash augmente significativement avec l’âge.

Un attachement générationnel à l’argent liquide

Pour de nombreux retraités, qui ont connu une économie où le liquide était roi, les pièces et les billets demeurent un repère familier et rassurant. Le fait de voir, toucher et compter son argent offre un sentiment de contrôle direct et concret sur le budget du quotidien, une matérialisation des dépenses que les transactions dématérialisées ne permettent pas.

Cette habitude a une conséquence directe : l’accumulation progressive de pièces dans les porte-monnaie, puis dans des contenants à la maison. Loin d’être oubliées, ces petites monnaies font l’objet d’une gestion particulière.

La petite monnaie, une épargne du quotidien

Contrairement aux idées reçues, les centimes ne sont pas simplement délaissés. Issues des achats de tous les jours à la boulangerie, à la pharmacie ou au supermarché, ces pièces sont souvent mises de côté volontairement dans des bocaux, des boîtes ou des tirelires. Elles constituent une forme de micro-épargne informelle mais bien réelle.

Ce réflexe est confirmé par les principaux intéressés, qui y voient une méthode simple pour se constituer une petite réserve. C’est le cas de Danièle, 65 ans, qui témoigne de cette pratique : « Quand je remplis un paquet de mouchoirs de pièces, je les dépose ici. Ça évite de prendre du temps à les compter à la caisse et ça fait toujours un peu d’argent en plus ».

Ce rapport concret à la monnaie se manifeste par des rituels bien établis. Beaucoup de seniors retirent un montant fixe chaque semaine pour couvrir leurs dépenses courantes. Une fois le porte-monnaie alourdi par la monnaie rendue, les pièces sont mises de côté. « Quand mon porte-monnaie devient trop lourd, je préfère venir déposer les pièces ici. Au moins, elles servent pour les courses », explique Jean-Pierre, retraité.

Éviter la gêne sociale, une motivation clé

Si ces pièces s’accumulent, c’est aussi parce que leur utilisation directe en magasin est souvent source d’hésitation. Le comptage laborieux des centimes peut ralentir le passage en caisse, créant une gêne vis-à-vis des autres clients et du personnel.

Cette pression sociale incite de nombreux consommateurs à conserver leur petite monnaie jusqu’à ce qu’elle représente une somme jugée suffisante pour être échangée ou déposée. Un couple de retraités, Marie et Alain, résume ce sentiment partagé : « C’est pratique : on vide les pièces d’un coup et on ne fait pas attendre les autres à la caisse ».

Une solution pour transformer les centimes en pouvoir d’achat

Pour répondre à ce besoin, des solutions se sont développées, comme les bornes automatiques installées dans les supermarchés. Le principe est simple : les consommateurs y déposent leurs pièces en vrac, sans tri préalable. En quelques secondes, la machine calcule le montant total et délivre un bon d’achat, immédiatement utilisable dans le magasin.

Ce service permet non seulement de remettre en circulation des millions de pièces « dormantes », mais aussi d’offrir une solution discrète et efficace aux usagers. « Chez Coinstar, nous observons que les pièces ne sont pas seulement une monnaie du quotidien : pour beaucoup de consommateurs, et notamment pour certains seniors, elles représentent une forme très concrète de gestion du budget », analyse Chloé Azibert, Directrice Marketing de Coinstar France. Elle ajoute : « La borne permet de recycler les pièces qui s’accumulent dans les foyers tout en préservant une forme de dignité en caisse : chacun peut transformer sa petite monnaie sans avoir à compter ses centimes devant les autres clients ».

L’entreprise Coinstar France (https://coinstar.fr/), qui commercialise les bornes Coinstar et Eurocycleur, compte plus de 1 350 points de vente et revendique 2,3 millions d’utilisateurs annuels. Chaque année, ses machines collectent et réinjectent dans l’économie près de 45 millions d’euros, soit 625 millions de pièces. Loin d’être anecdotique, la petite monnaie conserve ainsi un rôle économique et social bien réel dans les habitudes des Français.