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PAU : Jean-Philippe SERBERA : « Le bitcoin s’affirme comme une nouvelle valeur refuge »

Alors que le conflit en Iran fait chuter les marchés, le bitcoin surperforme tous les actifs traditionnels, s’imposant comme une valeur refuge.

Dans un contexte de fortes tensions géopolitiques liées au conflit en Iran, les marchés financiers mondiaux traversent une zone de turbulences depuis la fin du mois de février. Les principales places boursières accusent un net recul, tandis que les valeurs refuges traditionnelles, comme l’or et l’argent, peinent à jouer leur rôle de rempart. À l’inverse, un actif numérique détonne et affiche une santé insolente : le bitcoin. Sa performance exceptionnelle interroge les analystes et pourrait marquer un tournant dans sa perception par les investisseurs.

Un contre-mouvement inédit sur les marchés

Le constat est sans appel : alors que l’incertitude domine, les comportements des actifs financiers dévient des schémas classiques. Le prix du pétrole s’est envolé, avec une hausse de plus de 40 % pour le baril de Brent, ravivant les craintes inflationnistes. Simultanément, les actifs habituellement prisés en temps de crise sont à la peine. C’est dans ce décor que le bitcoin a enregistré une progression de près de 25 %, surperformant l’ensemble des autres classes d’actifs. Cette dynamique, loin d’être anecdotique, semble confirmer une évolution de son statut, passant de simple outil de spéculation à une alternative crédible en période d’instabilité.

L’analyse d’un expert en économie

Pour Jean-Philippe Serbera, expert en marchés financiers à Eklore-ed, une école de management implantée à Pau, Grenoble et Saint-Denis, cette tendance s’explique par des facteurs macroéconomiques profonds. « La flambée du pétrole alimente la crainte d’une monétisation massive des dettes publiques liées à l’effort de guerre. Dans ce contexte, le Bitcoin apparaît comme une réserve de valeur attractive grâce à son offre limitée et prévisible », analyse Jean-Philippe Serbera. Autrement dit, face au risque que les États financent le conflit en créant de la monnaie, ce qui dévaluerait les devises traditionnelles, le bitcoin, par sa rareté intrinsèque programmée, offrirait une protection contre l’érosion monétaire.

Des usages concrets qui renforcent la confiance

Au-delà de cette analyse théorique, l’utilité pratique des cryptomonnaies dans les zones de conflit contribue à renforcer leur attractivité. Comme cela avait déjà été observé lors de la guerre en Ukraine, les populations directement exposées aux hostilités se tournent vers ces actifs numériques pour sécuriser et transférer leurs capitaux. Les cryptomonnaies permettent en effet de s’affranchir des circuits bancaires traditionnels, souvent paralysés ou contrôlés en temps de guerre, et d’effectuer des transactions rapides et transfrontalières. Cet usage concret et vital démontre la résilience et la pertinence de cette technologie en situation de crise extrême, renforçant la confiance des investisseurs à l’échelle mondiale.

Des facteurs structurels favorables à long terme

La performance actuelle du bitcoin est également soutenue par des évolutions structurelles prometteuses. D’une part, les avancées des régulateateurs américains vers une clarification du cadre juridique des crypto-actifs rassurent les investisseurs institutionnels (fonds de pension, sociétés d’investissement), dont l’arrivée massive est considérée comme un puissant levier de croissance. D’autre part, l’intégration progressive du bitcoin dans les protocoles de paiement liés aux agents d’intelligence artificielle ouvre des perspectives de demande entièrement nouvelles. Cette convergence entre la finance décentralisée et l’IA pourrait positionner durablement le bitcoin comme une infrastructure technologique et monétaire incontournable pour l’économie de demain. Eklore-ed (https://www.eklore-ed.fr/) forme les futurs managers à ces nouveaux paradigmes économiques et technologiques.