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PARIS : Yannick CHENEVARD : « Une étape essentielle pour garantir la souveraineté de la France »
L’Assemblée nationale a adopté en première lecture l’actualisation de la loi de programmation militaire, injectant 36 milliards d’euros supplémentaires.
L’Assemblée nationale a validé, ce mardi 19 mai 2026, en première lecture le projet de loi actualisant la programmation militaire (LPM) pour la période 2024-2030. Ce texte, jugé crucial pour la défense nationale, débloque une enveloppe additionnelle de 36 milliards d’euros visant à accélérer le réarmement du pays et à renforcer sa résilience face à un environnement géopolitique de plus en plus incertain.
Yannick Chenevard, député du Var et co-rapporteur du projet de loi aux côtés de son collègue Jean-Louis Thiériot, a souligné la qualité des travaux menés en commission et en séance, malgré des délais contraints.
Un réarmement face à un contexte stratégique dégradé
Le communiqué du député justifie cet effort budgétaire massif par un contexte international marqué par « le retour des empires, le blocage de détroits et canaux, la guerre sur le continent européen et l’intensification des stratégies hybrides ». L’objectif affiché est de porter l’effort de défense de la nation à 2,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) d’ici 2030, avec un budget des armées qui atteindra alors 76,3 milliards d’euros.
Cette actualisation s’inscrit dans une dynamique de forte croissance des investissements militaires. Le budget de la défense aura ainsi quasiment doublé en une décennie, passant de 32,2 milliards d’euros en 2017 à 63,3 milliards en 2027.
Des investissements ciblés sur les capacités critiques
L’enveloppe supplémentaire de 36 milliards d’euros sera fléchée vers des secteurs jugés prioritaires pour la souveraineté française. Les munitions bénéficieront d’un apport de 8,5 milliards d’euros, portant l’investissement total à 26,3 milliards sur la période. Les drones, devenus incontournables sur les théâtres d’opérations modernes, recevront 2 milliards d’euros supplémentaires (pour un total de 8,4 milliards).
Les autres domaines stratégiques ne sont pas en reste : les capacités spatiales sont renforcées à hauteur de 3,9 milliards d’euros (10,1 milliards au total), tandis que la défense surface-air et la lutte antidrone se voient attribuer 1,6 milliard additionnel (6,9 milliards au total). L’innovation, l’intelligence artificielle et le quantique bénéficient d’un surplus de 1,4 milliard d’euros, portant l’enveloppe globale à 11,9 milliards. Enfin, 1,2 milliard d’euros viendront consolider les capacités de frappe dans la profondeur.
Nouveau service national et état d’alerte
Au-delà de l’aspect purement matériel, le projet de loi introduit deux nouveautés majeures. Il prévoit d’une part la création d’un nouveau service national, fondé sur le volontariat, qui devrait voir le jour dès la rentrée 2026.
D’autre part, le texte instaure un « état d’alerte de sécurité nationale ». Ce nouveau dispositif juridique est conçu pour permettre aux pouvoirs publics de réagir avec une célérité accrue face à une « menace grave et actuelle pesant sur la sécurité nationale ».
La satisfaction du rapporteur
En sa qualité de co-rapporteur, Yannick Chenevard a tenu à saluer l’implication des acteurs du processus législatif. « Je tiens à saluer la qualité du travail mené par les députés, la ministre des Armées Catherine Vautrin ainsi que la ministre déléguée Alice Rufo. Malgré un calendrier resserré, les auditions et les débats se sont déroulés avec la rigueur et la dignité que ces enjeux exigent », a-t-il déclaré dans son communiqué.
Pour le député, cette loi est une étape fondamentale. « Cette actualisation constitue une étape essentielle pour garantir à la France les moyens de sa souveraineté et de son autonomie stratégique », a-t-il conclu.
Le site de l’Assemblée nationale peut être consulté à l’adresse suivante : https://www.assemblee-nationale.fr

