PARIS : Yann Jéhanno (Laforêt) : « Le marché immobilier est…
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PARIS : Yann Jéhanno (Laforêt) : « Le marché immobilier est entré dans une phase d’attentisme »
Yann Jéhanno, président de Laforêt, dresse le bilan d’un marché attentiste au premier semestre, marqué par le retour de la négociation.
À l’aube de la période estivale, le marché immobilier français présente un visage contrasté, oscillant entre des projets de vie toujours présents et une prudence accrue de la part des ménages. Selon l’analyse du réseau Laforêt pour le premier semestre 2026, la conjoncture économique actuelle, dominée par les incertitudes sur le pouvoir d’achat et le financement, a installé un climat d’attentisme durable. Les acquéreurs, même les plus déterminés, prennent désormais le temps de la réflexion avant de s’engager.
Un rapport de force qui s’inverse
Le principal changement observé sur le terrain est une inversion du rapport de force entre vendeurs et acheteurs. L’offre de biens à la vente s’est étoffée, offrant un choix plus large aux acquéreurs potentiels. Cette nouvelle dynamique a rendu la négociation non plus exceptionnelle, mais quasi systématique.
« Nous constatons que les marges de négociation se sont élargies, redéfinissant les équilibres que nous connaissions ces dernières années », analyse Yann Jéhanno, président de Laforêt.
Cette tendance reflète une prise de conscience des vendeurs de la nécessité d’ajuster leurs prétentions à une demande plus mesurée et sélective.
L’appartement redevient une valeur refuge
Un autre arbitrage notable concerne la typologie des biens recherchés. L’engouement pour les maisons individuelles, très marqué au sortir de la crise sanitaire, s’estompe au profit d’un intérêt plus marqué pour les appartements. Cette évolution s’explique en grande partie par des considérations économiques pragmatiques.
Les coûts d’usage, et plus particulièrement les dépenses énergétiques, sont devenus un critère de décision majeur. Mieux isolés en moyenne et moins coûteux à chauffer, les appartements apparaissent comme un choix plus rationnel pour de nombreux ménages soucieux de maîtriser leur budget à long terme.
Des projets reportés plutôt qu’abandonnés
Malgré ce contexte attentiste, l’analyse de Laforêt se veut nuancée : les projets immobiliers ne sont pas annulés en masse, mais plutôt différés. Les Français conservent l’envie de devenir propriétaires ou de déménager, mais préfèrent attendre un horizon économique plus clair et stabilisé avant de franchir le pas.
Yann Jéhanno souligne le facteur psychologique comme étant le principal catalyseur d’une future reprise.
« Le moteur essentiel de la reprise ne sera pas tant une nouvelle baisse des conditions de crédit qu’un retour durable de la confiance des ménages. C’est cette confiance qui transformera les projets en pause en transactions concrètes », conclut-il.
Le marché se trouve donc dans une phase de transition, suspendu à l’amélioration du climat économique général qui seule permettra de libérer la demande latente.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

