Après la mort d’un para au Liban, Chrétienté-Solidarité accuse le président de la République d’inaction et d’abandonner le pays du cèdre.
Suite à la mort d’un soldat français ce samedi 18 avril 2026 au Sud-Liban, l’organisation Chrétienté-Solidarité a vivement réagi par la voix de son président, Yann Baly, mettant directement en cause la politique du chef de l’État dans la région.
Dans un communiqué au ton particulièrement offensif, l’association accuse Emmanuel Macron de porter « une lourde responsabilité » dans ce drame.
Un soldat français tué dans une embuscade
Les faits se sont déroulés ce samedi lorsqu’une patrouille de casques bleus de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) est tombée dans une embuscade. L’attaque, attribuée au Hezbollah par le communiqué, a coûté la vie au sergent-chef Florian Montorio, un sous-officier du 17ème Régiment du génie parachutiste (17ème RGP) de Montauban. Trois autres militaires français ont également été blessés, dont deux se trouveraient dans un état grave.
L’organisation a tenu à adresser « ses plus sincères condoléances à la famille du sergent-chef Florian Montorio ainsi qu’à ses camarades du 17ème RGP ».
« Emmanuel Macron gesticule mais ne fait rien »
Passé ce message de soutien, le ton se durcit considérablement à l’encontre de l’exécutif. Yann Baly fustige la réaction du président de la République, jugée insuffisante et purement déclaratoire.
« Comme à son habitude, Emmanuel Macron gesticule, multiplie les déclarations médiatiques mais, au final, il ne fait rien », affirme le président de Chrétienté-Solidarité.
Il établit un parallèle avec la visite du chef de l’État à Beyrouth après l’explosion dévastatrice du 4 août 2020, qualifiant cette dernière de « mascarade » dont les « paroles ne sont suivies d’aucun effet ».
Le communiqué accuse ainsi le président d’abandonner « le Liban et les Libanais comme il le fait pour la France et les Français ».
Un appel à agir hors du cadre de l’ONU
Chrétienté-Solidarité rappelle avoir alerté sur « le danger qui pesait sur les militaires français présents au Moyen-Orient » avant le déclenchement du conflit actuel, déplorant qu’« aucune mesure n’avait été prise pour renforcer leurs moyens et leur protection ».
Pour l’organisation, la France apparaît « désespérément inefficace et absente » dans son soutien à l’État libanais et à son armée.
Face à ce constat, Yann Baly relaie ce qu’il présente comme des demandes pressantes, émanant de cercles « civils et militaires, français comme libanaises ».
Celles-ci appelleraient la France à agir directement aux côtés de l’armée libanaise, mais « hors du cadre de la FINUL et selon nos propres règles d’engagement ».
Le communiqué se conclut par un appel solennel à l’action.
« Emmanuel Macron reste sourd à ces appels. Pendant ce temps, le Liban résiste avec ses faibles moyens, nos soldats se font attaquer et tuer sous les couleurs ternies de l’ONU », déplore Yann Baly, avant de conclure : « Notre histoire et notre honneur commandent de nous tenir au côté du Liban. Le sang de nos soldats tués au pays du cèdre nous oblige. Emmanuel Macron doit maintenant prendre ses responsabilités ».
Le communiqué intégral est disponible sur le site de l’organisation : https://chretientesolidarite.fr/la-sang-francais-coule-a-nouveau-au-liban/
La sang français coule à nouveau au Liban
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité
Un sous-officier français du 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban a été tué et trois autres soldats français blessés (dont deux grièvement) ce samedi, dans le Sud du Liban, lors d’une embuscade contre des casques bleus de la FINUL attribuée au Hezbollah.
Chrétienté-Solidarité adresse ses plus sincères condoléances à la famille du sergent-chef Florian Montorio ainsi qu’à ses camarades du 17e RGP.
Le Président de la République a communiqué à ce sujet, il a condamné, il a enjoint l’État libanais à agir et à retrouver les coupables.
Comme à son habitude, Emmanuel Macron gesticule, multiplie les déclarations médiatiques mais, au final, il ne fait rien. Comme lors de sa mascarade de Beyrouth, quelques jours après l’explosion du 4 août 2020, ses paroles ne sont suivies d’aucun effet. Il abandonne le Liban et les Libanais comme il le fait pour la France et les Français.
Avant le déclenchement de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, nous avions alerté concernant le danger qui pesait sur les militaires français présents au Moyen-Orient et plus particulièrement au Liban.
Aucune mesure n’avait été prise pour renforcer leurs moyens et leur protection en cas de conflit. Nous en sommes au deuxième tué.
Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité dans cette situation. Nos soldats se font tuer alors que la France est désespérément inefficace et absente, notamment pour soutenir le Liban, son État et son armée, désormais engagés dans un processus de recouvrement de leur souveraineté.
Nombreuses sont les voix, civiles et militaires, françaises comme libanaises, qui demandent à la France et à son armée d’agir aux côtés de l’armée libanaise, hors du cadre de la FINUL et selon nos propres règles d’engagement.
Emmanuel Macron reste sourd à ces appels. Pendant ce temps, le Liban résiste avec ses faibles moyens, nos soldats se font attaquer et tuer sous les couleurs ternies de l’ONU.
Notre histoire et notre honneur commandent de nous tenir au côté du Liban. Le sang de nos soldats tués au pays du cèdre nous oblige.
Emmanuel Macron doit maintenant prendre ses responsabilités.
via Press Agence.