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PARIS : Wendy SOUVANNARATH : « L’investissement en pr…

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PARIS : Wendy SOUVANNARATH : « L’investissement en private equity souffre d’un déficit de pédagogie »

Un sondage de Carré Partners révèle que 25 millions de Français envisageraient le private equity s’ils en comprenaient mieux les enjeux.

À l’occasion de la Semaine de l’éducation financière, qui s’est tenue du 16 au 22 mars, une enquête nationale menée par la société Carré Partners met en lumière un paradoxe majeur sur le marché de l’épargne en France. Alors que le concept d’investissement dans des entreprises non cotées, ou « private equity », reste largement méconnu, près de la moitié des Français se déclarent prêts à y consacrer une partie de leur épargne, à condition de bénéficier d’explications claires et d’un cadre transparent. Le potentiel de ce marché est immense, mais il se heurte encore à des barrières culturelles et à un manque criant de vulgarisation.

« La pédagogie financière a encore de beaux jours devant elle. Car pour une très grande majorité des Français, l’investissement n’est pas un manque d’envie, c’est un manque de vulgarisation et de compréhension », analyse Wendy Souvannarath, fondatrice et CEO de Carré Partners.

« Notre mission chez Carré Partners, c’est précisément de rendre le non coté accessible, lisible et exigeant, pour que chacun puisse investir en connaissance de cause ».

Un concept obscur pour une majorité de Français

Selon le sondage, réalisé en mars 2026 auprès de plus de 2 300 personnes, le private equity demeure un univers opaque. 67 % des sondés admettent ne pas savoir du tout de quoi il s’agit, et 16 % en ont seulement vaguement entendu parler. Au total, plus de huit Français sur dix naviguent dans le flou.

Cette méconnaissance se traduit par une confusion totale lorsque le terme « entreprises non cotées » est évoqué. Si certains pensent aux PME (17 %) ou aux start-ups (11 %), près d’un tiers (31 %) l’associe spontanément à des « produits réservés aux très riches », renforçant l’idée d’un placement élitiste et inaccessible. Cette perception constitue un frein majeur à la démocratisation de cette classe d’actifs.

La pédagogie, un levier pour débloquer 25 millions d’investisseurs

L’enquête démontre cependant qu’une fois le concept expliqué simplement – l’acquisition de parts dans une entreprise non cotée en Bourse dans l’espoir d’une plus-value future –, l’intérêt des épargnants change radicalement. Près de 46 % des Français se disent alors prêts à envisager d’y investir une partie de leur épargne (15 % « certainement » et 31 % « peut-être »). Rapporté à la population en âge d’investir, ce chiffre représente un marché potentiel de 24 à 25 millions de personnes. Les montants que les particuliers seraient prêts à immobiliser sur plusieurs années restent prudents mais significatifs : si 22 % refusent de s’engager, 47 % envisageraient d’investir jusqu’à 5 000 €, et 20 % seraient prêts à allouer 5 000 € ou plus à ce type de placement.

La confiance, clé de voûte de la décision d’investissement

Les freins à l’investissement sont clairement identifiés. La peur de perdre son capital et la complexité du produit arrivent en tête pour 58 % des répondants. Viennent ensuite l’illiquidité (argent bloqué longtemps) et le manque de transparence (46 %), ainsi que la crainte de frais élevés ou d’arnaques (35 %). Pour surmonter ces obstacles, les Français réclament du concret. 57 % demandent des explications simples, des exemples concrets et un encadrement réglementaire lisible. La qualité de l’information (détails sur les risques, les frais, les scénarios) et la recommandation d’un conseiller sont cruciales pour 49 % d’entre eux. Enfin, des conditions d’accès facilitées, notamment via une plateforme simple et un ticket d’entrée bas (inférieur à 1 000 €), rassureraient 47 % des épargnants potentiels.

Le tabou de l’argent, un frein culturel persistant

L’enquête souligne une dernière difficulté, profondément ancrée dans la société française : le tabou de l’argent. Pour 63 % des sondés, il est difficile, voire très difficile, de parler ouvertement de salaire, d’épargne ou de placements dans leur entourage. Ce silence contribue au manque de culture financière et renforce la nécessité d’acteurs professionnels capables d’offrir un accompagnement pédagogique et transparent.

Fondée en 2025 par Wendy Souvannarath, Carré Partners (https://www.carre.partners/) est une société française indépendante qui se positionne sur ce créneau en visant à démocratiser l’accès au private equity dit « late stage », qui cible des licornes technologiques matures et déjà bien établies, avec un ticket d’entrée à partir de 5 000 €.