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PARIS : Visite du ministre algérien – L’associa…

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PARIS : Visite du ministre algérien – L’association Peuple Pied-Noir alerte sur l’abandon des cimetières

En marge de la rencontre entre les ministres de l’Intérieur français et algérien, le mouvement Peuple Pied-Noir demande d’aborder la question des cimetières abandonnés.

Alors que la coopération sécuritaire entre la France et l’Algérie est au cœur des discussions, une question mémorielle et patrimoniale sensible refait surface. Ce lundi 1er juin 2026, le ministre de l’Intérieur et des Cultes, Laurent Nuñez, reçoit à Paris son homologue algérien, Saïd Sayoud. Si l’ordre du jour officiel se concentre sur des dossiers prioritaires tels que la lutte contre les trafics de stupéfiants et la réadmission des ressortissants algériens en situation irrégulière, l’association Peuple Pied-Noir entend bien profiter de cette rencontre diplomatique pour mettre en lumière un sujet douloureux : le sort des cimetières chrétiens et juifs en Algérie.

Une revendication mémorielle et diplomatique

Le mouvement Peuple Pied-Noir, qui milite pour la reconnaissance des droits et la réparation des préjudices subis par cette communauté, interpelle directement le gouvernement français. Il demande que la situation des six cents cimetières chrétiens et juifs, décrits comme « complètement abandonnés par la France et non protégés par l’Etat algérien », soit officiellement ajoutée aux thèmes de la discussion bilatérale. Pour l’association, l’état actuel de ces lieux de sépulture constitue un manquement grave aux engagements pris par les deux nations.

Une violation des Accords d’Evian

Le comité exécutif de l’association, composé d’Eric Wagner, Jean-Paul Gavino, Christian Schembré et Pierre Courbis, fonde sa démarche sur le droit international et l’histoire. Il rappelle que la protection de ces sites était une clause des Accords d’Evian, qui ont scellé l’indépendance de l’Algérie en 1962. Le comité dénonce un manquement flagrant à ces engagements historiques.

« Contrairement aux Accords d’Evian signés par les deux parties en 1962, la protection et la préservation de ces lieux sacrés ne sont pas assurées ».

Une demande d’inspection et un mémorandum

Face à ce constat, l’association ne se contente pas d’une simple dénonciation et formule une proposition concrète pour sortir de l’impasse. Elle exhorte les deux gouvernements à agir rapidement pour évaluer l’étendue des dégradations et mettre en place un plan de sauvegarde.

Le comité réclame ainsi « que soit diligentée dans les plus brefs délais une inspection, en présence des associations représentatives, afin d’établir un mémorandum sur l’état et la conservation des cimetières d’Algérie ».

Cette demande vise à objectiver la situation sur le terrain et à créer une base de travail commune pour garantir le respect dû à ces lieux de mémoire, patrimoine commun aux deux rives de la Méditerranée.

Bernard BERTUCCO VAN DAMME via Presse Agence.