PARIS : Vianney-Furon Kuntzmann : « Un pays tient par ce qu…
Partager :
PARIS : Vianney-Furon Kuntzmann : « Un pays tient par ce qu’il accepte encore de transmettre »
À l’issue du Salon du Livre de Paris en avril, l’auteur Vianney-Furon Kuntzmann dresse un bilan optimiste sur la vitalité de la transmission.
L’effervescence du Salon du Livre de Paris, qui s’est tenu en avril dernier, continue de résonner. Pour l’auteur et « sculpteur de récit » Vianney-Furon Kuntzmann, l’événement a été l’occasion de confirmer une conviction profonde, qu’il partage dans un récent bilan. Venu présenter son livre « Toujours Prêts », publié aux Presses d’Île-de-France, il en est reparti avec une certitude : « la transmission chrétienne est encore bien vivante ».
Cette visite au cœur du monde littéraire a été marquée par une série d’échanges et de rencontres significatives, dressant le portrait d’un secteur éditorial animé par une quête de sens partagée.
Un salon sous le signe de la rencontre et du sens
Au fil des allées, Vianney-Furon Kuntzmann a multiplié les rencontres qui, selon lui, témoignent de la vitalité de la transmission culturelle et spirituelle. Il évoque notamment sa discussion avec Sœur Costermans, directrice éditoriale des éditions des Béatitudes, sur la manière de « porter la parole chrétienne sans la rendre tiède, brutale ou prisonnière des codes du moment ». Un autre échange avec Margaux Von Der Marck, des éditions Mame, a porté sur les moyens d’aider les familles à « transmettre la foi dans la vie ordinaire ».
Des moments plus inattendus ont également marqué sa visite, comme une brève rencontre avec le président Emmanuel Macron. L’auteur a confié avoir été « touché de voir ces maisons [d’édition religieuses] regardées, visitées, considérées ». La présence d’Ali Akbar, dernier vendeur de journaux à la criée de Paris, a aussi eu une résonance particulière pour lui : « Dans un salon du livre, sa présence disait quelque chose de magnifique : avant les algorithmes, avant les écrans, il y avait une voix, une rue, un journal tendu à la main ».
Pour l’écrivain, tous ces éléments convergent vers une même idée. « Un livre ne vit jamais seul. Il commence sur une table, puis il continue dans une main, une rencontre, une conversation, une mémoire », analyse-t-il. Cette conviction que la valeur d’une société repose sur sa capacité à passer le flambeau est au cœur de sa démarche.
Mémoires Vives, l’art de transformer la vie en roman
Au-delà de ses propres publications, Vianney-Furon Kuntzmann a récemment lancé, en mars dernier, un nouveau service baptisé « Mémoires Vives ». Cette initiative se présente comme un atelier littéraire destiné à donner corps aux souvenirs des particuliers pour en faire des récits transmissibles, notamment sous la forme de biographies romancées. « Ma mission est de donner corps à vos souvenirs pour les transmettre à ceux qui restent en éveil », explique-t-il.
En tant que fondateur, il se consacre à la création, la structuration et la diffusion de ces contenus narratifs, avec une approche qui allie « créativité, engagement et humanité ». Le projet a déjà séduit ses premiers clients, d’Odile à Saint-Denis de la Réunion, à Geneviève à Strasbourg, en passant par Marie-Josèphe à Paris, témoignant d’un besoin de narration et de transmission qui dépasse les frontières géographiques. L’aventure éditoriale de Mémoires Vives est à suivre sur le compte Instagram dédié (https://www.instagram.com/memoiresvives_editions/).
La transmission comme enjeu de société
En conclusion de son analyse, Vianney-Furon Kuntzmann remercie l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre — Scouts et Guides de France, éditeurs, libraires et lecteurs — qui « travaillent souvent dans le silence ». Il réaffirme sa vision d’une culture vivante, incarnée et partagée, loin d’être menacée par le seul prisme de sa place marchande.
« Et peut-être que la vraie question n’est pas de savoir si les livres ont encore une place. Mais ce qu’il restera de nous si nous cessons de transmettre », conclut-il, posant ainsi la transmission non plus comme une simple question culturelle, mais comme un véritable enjeu de civilisation. L’auteur recommande par ailleurs la lecture du livre pour enfants « Calixte et ses drôles de petites maisons », disponible sur Amazon (https://www.amazon.fr/gp/aw/d/B0GHF9BFJD). Son article de fond sur son expérience au Salon du Livre peut être consulté sur son profil LinkedIn (https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7454473567032778753/).