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PARIS : Université Paris Cité – L’Institut Covid-19 Ad Memoriam poursuit son combat pour une mémoire collective
5 ans après la pandémie de Covid-19, l’Institut Covid-19 Ad Memoriam poursuit son combat pour une mémoire collective et durable de la crise.
« Ne pas commémorer la pandémie revient à la banaliser. » Fort de cette conviction, l’Institut Covid-19 Ad Memoriam, créé en mai 2020 à l’initiative de l’anthropologue Laëtitia Atlani-Duault, poursuit sa mission mémorielle au travers de trois initiatives majeures : un ouvrage, un colloque et un lieu, pour inscrire dans la durée le travail et le combat pour les mémoires de la pandémie.
Ainsi, l’objectif de Laëtitia Atlani-Duault est double ;
· Instaurer une journée nationale d’hommage aux victimes de la pandémie,
· Tirer les enseignements de cette crise sanitaire pour se préparer aux crises futures, et pas seulement sanitaires.
Avec ce double objectif, quatre annonces :
1) La parution d’un ouvrage mémoriel, un « album de famille collectif » à l’échelle du pays,
2) L’organisation d’un grand colloque pour construire les mémoires de la pandémie,
3) Le combat pour une journée d’hommage inscrite au calendrier national,
4) L’ouverture du premier lieu entièrement dédié à la mémoire de la pandémie en France, au sein de l’Université Paris Cité.
1) Un ouvrage mémoriel, pour raconter et ne pas oublier
Alors que ce lundi 17 mars 2025 marque les 5 ans du premier confinement en France, Laëtitia Atlani-Duault publie “Covid-19 Ad Memoriam. Fragments pour les mémoires” un ouvrage unique croisant de manière inédite trois corpus de témoignages : les témoignages des Français sur leur vécu pendant la pandémie, la collection d’objets du quotidien assemblée par le Mucem et photographiée par Olivier Foulon, et les dessins de Plantu qui ont orné les murs des hôpitaux publics en 2020 et 2021.
Au-delà de sa dimension mémorielle, ce livre répond à un enjeu politique et démocratique fondamental : donner la possibilité à chacun de lire les témoignages des autres, permettant ainsi de tirer un bilan collectif de ce qui est arrivé à la société tout entière. Comme le souligne Laetitia Atlani-Duault : « Se souvenir est une forme de contre-don, certes symbolique, mais qui est une manière de remercier et plus encore de reconnaître – au sens fort du terme – la valeur des efforts consentis par nous tous, qui sommes parvenus à faire tenir notre société. »
2) Un colloque, pour construire ensemble les mémoires de la pandémie
Ce lundi 17 mars, l’Institut Covid-19 Ad Memoriam de l’Université Paris Cité a réuni l’ensemble des acteurs de la société française – scientifiques, soignants, représentants de la société civile, associations de victimes, politiques – à l’occasion d’un colloque.
Ce rassemblement interdisciplinaire vise à définir collectivement comment « faire mémoire » de la pandémie de Covid-19 avec tous les acteurs concernés et à défendre l’établissement d’une journée d’hommage nationale le 17 mars, une initiative portée depuis 2020 par l’Institut Covid-19 Ad Memoriam, des associations de personnes victimes du Covid19, et la Fédération Hospitalière de France.
Intitulé « Covid-19, 5 ans après : Comment construire les mémoires de la pandémie ? », les discussions du 17 mars ont permis de mettre en lumière le difficile retour d’expérience et l’absence, cinq ans après le début de la crise, d’une journée officielle de commémoration pour les victimes et pour celles et ceux qui ont tout donné, parfois au prix de leur santé ou de leur vie, pour permettre à la société de continuer à fonctionner.
Les échanges et les propositions concrètes issues de ce colloque constituent désormais une base solide pour poursuivre ce travail mémoriel essentiel et faire reconnaître officiellement l’impact de cette crise sanitaire, rupture anthropologique sans précédent, sur notre société.
3) Le combat pour une journée d’hommage inscrite au calendrier national
Défendre l’établissement d’une journée d’hommage inscrite au calendrier national, tous les 17 mars, est une initiative portée depuis 2020 par Laëtitia Atlani-Duault et l’Institut Covid-19 Ad Memoriam, par des associations de personnes victimes du Covid19, et par la Fédération Hospitalière de France.
Le colloque du 17 mars 2025, organisé par l’Institut Covid19 Ad Memoriam, a permis de mettre en lumière le difficile retour d’expérience et l’absence, cinq ans après le début de la crise, de cette journée officielle de commémoration pour les victimes et pour celles et ceux qui ont tout donné, parfois au prix de leur santé ou de leur vie, pour permettre à la société de continuer à fonctionner. Il a surtout été l’occasion de rappeler fortement et, pour la première fois, collectivement, cette demande.
Le travail législatif :
Aux côtés de nombreux députés et députées, dont Mme Delphine Batho (députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, ancienne ministre de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires de France), Laëtitia Atlani-Duault a contribué au dépôt d‘une proposition de loi. Enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 11 mars 2025, cette proposition vise à établir une journée nationale d’hommage aux victimes du Covid-19 et à partager la mémoire de la pandémie pour renforcer la résilience nationale.
4) Un lieu mémoriel dédié à la pandémie Covid19, le premier en France, pour transformer le
Des épreuves en enseignements pérennes
L’Institut Covid-19 Ad Memoriam de l’Université Paris Cité est heureux d’annoncer la création, inédite, d’un lieu mémoriel de la pandémie du Covid-19. Situé au siège de l’Université Paris Cité (site Odéon), ce lieu a été pensé pour remplir plusieurs fonctions essentielles, toujours dans une démarche de réflexion collective :
· Célébrer la solidarité sociétale : un lieu pour célébrer les actes de solidarité et de coopération qui ont émergé pendant la crise sanitaire, témoignant de la résilience de notre communauté face à l’adversité.
· Reconnaître les contributions : un espace de reconnaissance, envers les travailleurs essentiels et les groupes communautaires dont l’engagement et le dévouement ont été cruciaux pendant la pandémie, permettant à notre société de continuer à fonctionner dans des circonstances exceptionnelles.
· Mettre en lumière l’impact social persistant : un lieu de sensibilisation aux inégalités et aux défis sociaux que la pandémie a non seulement révélés, mais également exacerbés.
· Partager les enseignements de la pandémie : une zone de partage des enseignements tirés de la gestion de cette crise sanitaire sans précédent, visant à améliorer notre préparation collective face aux défis futurs.
Ce nouvel espace, dirigé par Laëtitia Atlani-Duault et l’Institut Cocid19 Ad Memoriam et qui sera inauguré en septembre 2025, bénéficie d’un environnement unique, à quelques mètres de la prestigieuse bibliothèque universitaire de médecine et d’odontologie, et du musée de la Médecine, datant l’un et l’autre du XIXè siècle et abritant d’exceptionnelles collections. L’ensemble est localisé au 12, rue de l’école de Médecine, dans le 6e arrondissement de Paris, siège de l’Université Paris Cité. Edifié au XVIIIè siècle par Louis XV pour y accueillir l’Académie de chirurgie qu’il venait de créer, puis prolongé au siècle suivant, ce bâtiment, qui mêle néo-classicisme et style haussmannien, est aujourd’hui classé monument historique.
À propos de l’Institut Covid-19 Ad Memoriam :
Fondé en mars 2020, l’Institut Covid-19 Ad Memoriam s’est donné pour mission de réunir, d’archiver et d’analyser les traces et témoignages de la pandémie, qu’ils soient ordinaires ou exceptionnels, individuels ou collectifs, et cela durant la crise même. Cette démarche unique de collecte en temps réel s’appuie sur des enquêtes de terrain, des archives et des outils numériques, le financement de projets de recherche, et la promotion et la diffusion des savoirs, et contribue à la construction des mémoires de la pandémie. (https://www.institutcovid19admemoriam.com)
À propos de l’Université Paris Cité :
Ancrée au cœur de la capitale, l’université Paris Cité est une université omni-disciplinaire, de recherche intensive et de rang mondial, labélisée IdEx, avec une forte dimension professionnalisante. Elle se positionne au meilleur niveau international pour le rayonnement et l’originalité de sa recherche, la diversité et l’attractivité de ses parcours de formation, sa capacité d’innovation et sa participation active à la construction de l’espace européen de la recherche et de la formation. L’université Paris Cité comprend trois facultés (Santé, Sciences, Sociétés & Humanités), un établissement-composante, l’Institut de physique du globe de Paris, et un organisme de recherche partenaire, l’Institut Pasteur. Elle compte 63 000 étudiants, 7 540 enseignants-chercheurs et chercheurs, 21 écoles doctorales et 117 unités de recherche. Université à impact sociétal positif, elle s’engage pour « la santé planétaire : des humains en bonne santé, dans une société en bonne santé, sur une planète en bonne santé ». (https://u-paris.fr)


